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Tome second. L - Z.
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le Nouveau Testament, dit aux femmes de Jé-rusalem , Ne -pleurez pas sur moi, mais pleuressur vous et sur vos enfans.

On dit populairement, Pi'enrer comme unevache , comme un veau , pour dire. Pleurer ex-cessivement. Et cela se dit pouT ï ordinaireLorsqu’on reproche à quelquun de pleurerpour une chose qui n’en vaut pas Ja peine.

On dit proverbialement et populairementd'Un homme qui aura, par exemple, un cha-peau, une cravate d’une grandeur excessive,qu’il a pleuré pour avoir un grand chapeau,une grande cravate. Et dans un sens opposé,l’on dit d’Un homme qui a, par exemple, unhabit mesquinement galonné, qu’il a pleuj'épour avoir du galon. '

On dit d'Un homme qui a quelque sérosité'qui lui distille des yeux de temps en temps,que Les yeux lui pleurent , que ses yeux pleu-rent.

Quand la vigne est fraîchement taillée, etqu’il en dégoutte de Vtau, on dit, qu 'Ellepleure.

Pleurer , est aussi actif. Pleurer la perte deses amis. Pleurer son malheur, ses malheurs.Pleurer la mort de sou père, de sa mère.-Qndit aussi, Pleurer so?i père, pleurer sa mère,pour dire, En pleurer la perte; et, Pleurer sespêches , pour dire, Avoir un grand regret, unegrande douleur des péchés qu’on a commis.

On dit d’Un grand malheur, d’un accidentfuneste, qu 'Il devroit être pleuré avec des lar-mes de sang, pour dire, qu’On ne le sauroittrop pleur.er, ni en avoir une trop vive douleur.

On dit familièrement d’Un eniânt qui rît etpleure tout à la fois, et ne sait auquel se déter-miner, qu’il pleure d’un œil et rit de l’autre.

On dit de même d’Un homme qui n’a étéregretté qu’en apparence et pour la forme,qu’Ou ne l’a pleuré gîte d’un œil.

On dit proverbialement, Ce que maîtreveut, et valet pleure , sont toutes larmes per-dues, poqr dire, que Lorsque les supérieursveulent absolument quelque chose, c’est inuti-lement que les inférieurs s’y opposent, et qu’ils£n témoignent du regret.

On dit d’Un avare, quTÎ pleure le pain quilmange , pour dire, qu’il a regret à ce qui]mange, qu’il se plaint sa nourriture.

Pleuré , ée. participe.

PLEURÉSIE, s. f. Douleur de côté vive etpiquante, causée par l’inflammation de la plè-vre, et souvent de la partie extrême du pou-mon. Il s’est tellement échauffé , qu’il en a ga-gne une pleurésie. Il est îjiort d’une pleurésie.

On appelle Fausse pleurésie, Une douleurde coté, causée par une lymphe ou sérositéâcre, engagée dans la plèvre ou dans les mus-elés intercostaux.

PLEUREUR, EUSE. subst.Celui, celle quipleure. C’est un grand pleureur , uïie grandepleureuse.

Dans les funérailles des anciens Créés et desanciens Romains, on louoit des PleureusesP°ur assister aux funérailles du mort, et pourpleurer sa perte. Les Mahométans et les Indiens

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Idolâtres pratiquent encore la même chose dansleurs obsèques.

PLEUREUSES, s. f. plur. On appelle ainsiDe larges b;\hdes de batiste, qu’on met sur lerevers delà manche d’un justaucorps, dans lespremiers temps d’un grand deuil. Porter despleureuses.

PLEUREU5, EUSE. adj. Qui pleure faci-lement de peu de chose. 11 n’est guère d’usageque dansles phrases suivantes : Avoir Y air pieu-reux , lamine pleureuse , pour dire, Avoir l’airet la mine d’une personne triste et affligée. Ondit dans le meme sens, Un ton pleureux.

On dit, Avoir les yeux encore tout pleureux,pour dire, Avoir les yeux encore tout moites,tout rouges d’avoir pleuré.

PLEURNICHER, v. n. Répandre des larmesfeintes, faire semblant de pleurer, comme lesemfans’qui veulênt qu’on s’attendrisse et qu’onleur cède. Vous aurez beau pleurnicher. Il estfamilier et ironique.

PLEUROPNEUMONIE, s. f. Terme de Mé-decine. Pleurésie dans laquelle la plèvre et lespoumons sont enflammes.

PLEURS , subst. m. pl. Larmes. Verser despleurs. Répandre des pleurs. Fondre en pleurs.Avoir le visage tout baigné , tout mouillé, touttrempé de pleurs. Les yeux tout baignés depleurs. Ne pouvoir retenir ses pleurs. Donnerdes pleurs à la disgrâce , à la perte , à la mé-moire de' son ami. S'abandonner aux pleurs.Elle est toute en pleurs. Des pleurs touchans. j

Noyée de pleins, noyée dans les pleurs , se ,dit d’Une personne très-affligée qui pleure beau-coup. Voyez Noyé.

Ou appelle Pleurs de terre , Les eaux depluie qui coulent, qui distillent èntre les terres.Ce sont les pleurs de terre qui ont fait fondrecette glacière.

On appelle Pleurs de la vigne, Une eau quis’échappe des jeunes bourgeons, et que l’on re-cueille pour guérir les yeux.

Les Poètes appellent La rosée, Les pleursde VAurore.

PLEUTRE, s. m. Terme de mépris, pourdésigner Un homme ‘dè nulle capacité, nullevaleur , etc. Cet homme n’est qu'un pleutre.On ne l’emploie que dans le style le plus fa-milier.

PLEUVOIR, v. n. Il pleut. Il pleuvait. 7.plut. Il a plu. Il pleuvra. Il plcuvroit. Qu’ilpleuve. Qu’il phît. Il se dit De l’eau qui tombedu ciel. Il pleut à verse. Il pleut à seaux. Ilpleut bien fort. Il ne pleut guère. Il commençaà pleuvoir. Il y a long-temps qu’il n’a plu. Ilne fait que pleuvoir depuis quelque temps. Ilpleuvra bieyiiôt.

U se dit aussi De plusieurs choses qui tom-bent ou semblent tomber, comme l’eau du cielLe bruit couroit qu'il avoit plu du sang en telendroit , qu’il y avoit plu des pierres. Le peu- \pie croit qu’il pleut quelquefois des grenouilleset d’autres insectes en de certains temps.

En pariant d’Une maison où la pluie perceles planchers, on dit, quTZ y pleut comme damla rue. Et lorsqu’on veut donner à entendre

qu’On n’a pas la moindre partie de la chosedont ou parle, on dit populairement qu’Onn’en a non plus qu’il en pleut, qu’il n’en pleut.

Pleuvoir, sc dit aussi figurément. De plu-sieurs choses qui tombent d’en haut en grandequantité. Ainsi on dit, quTZ pleut des meus-quetades en quelque endroit ; que tes mousque-tades, que les coups de mousquet y pleuvait ,pour dire qu’On y tire force coups de mous-quet, qu’on y est fort exposé aux mousque-tades. On dit de même, On fit pleuvoir sur luiune grêle de coups. Et quand il court beaucoupde chansons et de vaudevilles contre quel-quun, on dit, quTI pleut des chansons , desvaudevilles contre lui. Et à peu près dans lemême sens, on dit figurément d'Un homme àqui il arrive de grands biens . de grands avan-tages coup sur coup et en abondance, que Lesbiens pleuvait chez lui , que les dûjnùe's, 'eshoyineurs pleuvent chez lui.

Proverbialement et populairement, en par-lant d’Un homme à qui il est arrivé quelquesuccession ou quelque autre chose d’utile, on,dit, qu’il a plu dans son écuelle. Et en par-lant d’Un homme qui est déchu d'une vigou-reuse santé , ou d’une fortune éclatante , ondit, qull a bien plu sur sa friperie , sur .«amercerie.

On dit d’Une fête, d’un souper, de toutesociété où on s’est ennuyé beaucoup, Il ypleuvoit de l’ennui.

On dit proverbialement, Quand il pleuvr< îtdes hallebardes, pour dire, Quelque mauvaistemps qu’ii puisse faire. Et cela se dit ordinai-rement , pour marquer qu’On est dans une né-cessité indispensable de sortir, et qu’il n’y a.ucunc considération de mauvais temps qui eupuisse empêcher.

On dit proverbialement et figurément d’üneespérance très-incertaine, ‘d’un projet très-îiasardé, que C’est un écoute s’il pleut.

PLÈVRE, subst. f. Terme d’Anatomie. Ondonne ce nom à Une membrane qui garnit in-térieurement les cotes et les muscles intercos-taux. L’inflammation de la plèvre .

PLEXUS, s. m. (On prononce US final.)Terme d’Anatomie. Nom du lacis de plusieurs-filets de nerfs les uns avec les autres.

TLEYON. s. m. Petit brin d'osier qui sert àplier la vigne. Il faut des pleyons pour celtevignc-là.

PLI

PLI. s. m. Un ou plusieurs doubles que Tonfait à une même pièce d’étoffe, de linge, etc.Faire un pli à une étoffé. Faire plusieurs plis,plusieurs petits plis.

On appelle aussi Pli,La marque qui reste àune étoffe, pour avoir été pliée. .Un habit quifuit un fiiux pli , un mauvais pli.

On dit, qu 'Un habit a pris son pli, pourdire, que Les plis qui y sont, y demeureronttoujours ; et, qu’Un habit ne fait pas un pli ,pour dire, qu’il est juste à la taille.

En termes de Marine, on appelle Pli de ai-lle, La longueur de la roue du câble tel qu il