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dont les dêux membres ont quelque relationentre eux. D'autant plus qu’on est élevé en
dignité, d'autant plus doit-on. D'autant
plus que vous lui en direz , d’autant moins ilen fera . Il est vieux. Et l’usage le plus ordi-naire dans ces façons de parler, est de se servirdu mot Plus tout seul. Plus on est clevé endtqnité, plus on doit,,.*.... Plus vous lui endirez, moins il en fera. Plus on lu: en parleplus il Maigrit.
D’autast plus, s’emploie quelquefois sansrépétition, et pour marquer une raison pimforte, il est d’autant plus à craindre , qu’il abeaucoup de crédit.
Il est toujours suivi de que, si ce n’est lors-qu'il est précédé de l’adverbe en, comme dans«. Ite phrase, Il en est d'autant plus à craindre.
Plus, derient quelquefois substantif. Ainsion dit, Le plus que je puis faire , le plus que jtpuisse faire, pour dire, Ce que je puis faire deplus; Le plus que vous en pouvez prétendre,pour dire, Le plus grand prix, la plus granderécompense que vous en puissiez prétendre. Leplus et le moins ne changent point Vespèce.Cela dépend du plus ou du moins de travail.
Quand on emploie plus et moins substanti-vement dans la même phrase, on doit répéterl’article.
Lorsqu’un homme raconte quelque chosequi ne paroit pas vraisemblable dans ses cir-constances, on dit, qu'il faut qu’il y ait du'plus ou du moins à cela, pour dire, qu’il n’y a'pas d’apparence que la chose se soit passée pré-cisément comme il dit.
Lorsque deux personnes sont d’accord en-semble d’un marché, d’un traité, et qu’il n’estplus question que d’une différence légère dansle prix, dans les conditipns, on dit, qu’il nes’aqit entre elles que du plus ou du moins, quela difjl't'ence ne va que du plus an moins.
Plus , précédé de l’article, cl suivi d unautre mot, devient un même substantif aveclui, et alors l’article prend le genre du mot enquestion. Le plus-payé , la plus-value, la plus-pétition. Ce dernier est un terme de Pratiquequi signifie, Demande trop forte.
La pluspArt. (On écrit communément Plu-part) Façon de parler, qui signifie, La plusgiande partie. La plupart des hommes. La plu-part du temps, il est de mauvaise humeur. Ilssont pour la plupart .
U faut remarquer que lorsque La plupartest nominatif et régit un verbe, alors s’il serapporte à un singulier, on construit le verbeau singulier; mais s’i! se rapporte à un pluriel,alors le verbe se construit aussi au pluriel. Laplupart du monde prétend. La plupart du peu-ple vouloir. La plupart des gens ne font ré-flexion sur rien. La plupart de ses amis Vaban-donnèrent. La plupart des troupes se déban-dèrent. Lorsque La plupart se dit absolument,'alors il régit toujours le pluriel du verbe, soitque le substantif auquel il se rapporte soit plu-riel ou non. Le Sénat fut partaqé, la plupartvouloient que . La plupart furent d’avis.
Pou fi la plupart. Façon de parler, pour
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dire ? Quant à la plus grande partie. Les gensde ce Pays -là sont pour la plupart fort pares-seux.
On dit quelquefois absolument dans le mêmesens, La plupart , en supprimant le pour. Leshommes sont la plupart intéressés.
Plus tôt, plus tard, plus loin, plus près.Phrases adv. de temps et de lieu, qui se cons-truisent tantôt sans l’article, et tantôt avec.l’ar-ticle. Arriver plus tôt, plus tard, un peu plustard. Arriver plus tôt que plus tard. Aller plusloin. Approcher plus près..Il viendra dans deuxjours au plus tard. Il arrivera au plus tard dansun mois. Ce qu'il vous a dît est au plus loin desa pensée. Il faut regarder cela de plus loin.Retirez-vous le plus loin que vous pourrez. Ap-prochez-vous plus près. Il faut voir, ces choses-là de plus près. Il est arrivé plus tôt que moi.
Plus tôt ou Plutôt , sert aussi à marquerLe choix qu’on fait d’une chose, par préférenceà une autre. Ainsi on dit,Plutôt mourir' que dtfaire une lâcheté. Je mourrai plutôt que de lesouff'ir. Je choisirai plutôt celui-ci que celui-là.Plutôt la mort que l'esclavage.
Il se met aussi absolument Je ne Je souffri-rai point, je mourrois plutôt.
Quelquefois aussi il se prend substantive-ment. Le plus tôt sera le mieux.
PLUSIEURS, adj. pL des 2 genres, signifie,pour l’ordinaire, Un nombre indéfini*, sansrapport à un autre nombre. Il est arrivé plu-sieurs vaisseaux. I\l s'est donné plusieurs com-bats. Je crois cela par plusieurs raisons. Avoirplusieurs affaires. En plusieurs occasions.
Plusieurs , sc dit souvent d’Un nombre plusou moins considérable, faisant partie d’un autrenombre plus grand. Parmi un si.grand nombrede gens , il y en eut plusieurs qui voulurent.De toutes ces choses , il y en a plusieurs à re-jeter. Il avoit acheté quantité de chevaux, maisil en mourut plusieurs en chemin. Plusieursd’entre eux prétendoient.
Lorsque Plusieurs est mis absolument sanssubstantif ni relatif, il veut toujours dire, Plusieurs personnes, et il tient lien de substantif.Il ne faut pas que plusieurs pâtissent pour unseul. Plusieurs tiennent. Plusieurs s'imaginent.Plusieurs ont cru autrefois.
PLUVIAL, s. m. On nommoit ainsi autre-fois Une espèce de manteau que les Évêques etles Prêtres portaient pour se garantir de lapluie, quand ils ail oient à la campagne admi-nistrer les Sacremens. Aujourd’hui c’est ainsiqu’on appelle en‘style de Rituel , La chapequ’ils portent à certaines fonctions de céré-monie, comme aux processions, etc.
Pluviale. , adjectif. U n’est d’usage qu’auféminin, et ne se dit guère que Des eaux depluie. Les citernxs sont remplies par les eauxpluviales.
PLUVIER, s. m. Oiseau qui est h peu prèsde la grosseur d’un pigeon, et qui est bon àmanger. Pluvier mâîe. Pluvier femelle. Les plu-viers ont quelquefois un goût de marécage. Plu-vier doré.
PLUVIEUX, EUSE. adj. Il se dit en par-
POC
lant Du temps et de la saison ; et alors il signi-fie, Abondant en pluie. Un jour pluvieux. Unesaison pluv!euse. Vous avons eu un hiver fortpluvieux. Un ete, un printemps fort pluvieux.
Il signifie aussi, qui amène la pluie ; et dansce sens on dit, Un vent pluvieux, une constel-lation pluvieuse, un signe pluvieux.
PNE
PNEUMATIQUE, adj. des 2 genres. Termede Physique, qui ne se dit guère que dans cettephrase, Machine pneumatique. C’est une ma-chine avec laquelle on pompe d’un récipient.Il y a plus d’un siècle que la machine pneuma-tique est inventée.
PNEUMATOCÈLE, s. fém. Fausse hernie, du scrotum, causée par un amas d’air qui legonfle. .
PNEUMATOIjOGIE. s. fém. Terme didac-tique. Traité des substances spirituelles.
PNEUMATOMPHALE. s. f. Fausse herniedu nombril, causée par un amas d'air qui gonflecette partie.
PNEUMATOSE. s. f. Enflure de l’estomac,
I causée par des vents ou flatuosités.
PNEUMONIQUE, adj. des 2 genres. U sedit en général Des remèdes propres aux mala-dies du poumon.
POC
POCHE, s. f. Sac de cuir, de toile, d'étoffeetc. attaché 5 une culotte, à un habit, à unejupe, à un tablier, etc. pour y mettre ce qn’onveut ordinairement porter sur soi. Attacher despoches. Coudre des poches. Mettre des poches àun habit. Les poches d’une culotte. Ces pochessont trop hautes , sont trop basses. Mettre ,serrer, fourrer quelque chose dans sa poche,dans ses poches. Emplir ses poches. Vider sespoches. Mouchoir de poche. Avoir les pochespleines d'argent. Avoir de l’argent en poche.Fouiller dans ses poches, dans la poche dequelqu’un. J,’ai surprit le voleur qui avoit lamain dans ma poche. Un pistolet de poche .Avoir les mains dans ses poches. Tenir lesmains dans ses poches.
On dit proverbialement et figurém., qu’t/nhomme n'a pas toujours eu les mains dans sespoches, pour'dire, qu’il n’a pas toujours été àne rien faire : on le dit aussi quelquefois enmauvaise part, pour dire, qu’il s’est enrichidu bien d’autrui.
On dit familièrement Mettre en poche , pourdire, Serrer quelque chose sans en faire part àpersonne, convertir à son usage particulier cequ’on a reçu pour l’usage d’autrui. Il met enpoche tout ce qu’il tire du Roi pour la dépensede sa table.
On dit aussi De certains émolumens qu ilest bon de ne pas perdre, Cela est bon à mettreen poche.
On dit, Cette terre produit, vaut dix millefrancs dans la poche , pour dire que Le produitnet est de di< mille francs.
On dit ‘ cr de sa poche, pour dire. Pay erde ses propres deniers. Il n’y avoit point d ar*