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Tome second. L - Z.
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qent à la caisse ; le Trésorier a payé de sapoche. Il signifie aussi, Payer de l’argent (Ju’ondestine à ses menues dépenses personnelles ; etdans ce dernier sens on dit, L’argent de lapoche. Cette femme a paye une dette de sonmari avec Vargent de sa poche. C est une dé-pensé gue j’ai payée de ma poche. L argent dela poche va plus vite qu’on ne croit.

On dit proverbialement et populairement,Jouer de la poche , pour dire, Débourser del'argent, donner de l’argent. .

On dit proverbialement, Manger son paindons sa poche , pour dire, Manger seul. Et celase dit De ceux qui par avarice ne donuent ja-mais à manger à personne.

Poche, se dit aussi d’Un grand sac de toile,dont on se sert pour mettre du blé, de l’avoine.Acheter , louer des poches. Une poche de blé.Une poche de froment. Le Meunier fournirades poches.

Poche, se dit encore d'Une sorte de filetdont on se sert pour prendre des lapins au fu-jet. Tendre une poche.

On dit aussi proverbialement et figurément,Acheter chat en poche , pour dire, Acheter unechose sans l’avoir vue.

Poche , signifie aussi Jabot, et se dit Decette membrane, pellicule, ou enveloppe quiest dans la gorge des oiseaux, et ou se reçoitîî’abojrd tout, ce qu’ils mangent. Des pigeonsqui ont la pôshc pleine. Tira. .h. po che d’un e•volaille.

Il se dit encore d'Un sac, d'un sinus qui sefait à un abcès, dans une plaie. En sondant laplaie, on a trouvé qu’il s’étoit fait une pocheau fond.

On appelle aussi Poches , Les faux plis quefont les habits mal taillés, et principalementlorsque les faux plis sont gros. Cet habit est malcoupé, mal taillé, il fait des poches en plusieursendroits.

Poche, se dit aussi d’Un petit violon queles Maîtres à danser portent sur eux quand ilsvont donner leçon à leurs écoliers, et que l’onappelle ainsi parce qu’il se porte dans la poche.Les chevilles, la table, les cordes d’une poche.Jouer de la poche.

Poche, se dit aussi Des arrondissemens queles Maîtres h écrire font au bout de certaineslettres. Faire une grosse poche au bout d’unelettre. Arrondir une poche. Les Maîtres Écri-vains ne font plus guère de poche au bout deleurs lettres.

POCHER, v. a. Faire une meurtrissure avecenflure. En ce sens, il ne se dit guère que dansces phrases, Pocher l’œil, pocher les yeux àquelqu’un, pour dire, Les faire devenir enfléset livides par un coup de poing, ou quelque*Utre coup,

H signifie aussi, Faire un arrondissement*vec la plume au bout d'une lettre. Pocher la3 u eue d’une lettre.

Poché , ée. participe. Avoir les yeux pochés.

On appelle Une écriture toute pochée, Uneécriture où les lettres sont mal formées et pleinesfi® taches d’esere.

POE

On appelle Œufs pochés, Des œufs qu'on afait cuire dans l’eau chaude ou autrement,sansles mêler, sans les battre ensemble. Des œufspoches à la poêle, au beurre noir , au jus. Desœufs pochés à l’eau. Un plat de chicorée avecdes œufs pochés dessus.

On dit, Pocher des œufs , pour' dire, Fairedes œufs pochés.

On dit proverbialement et populairement,Avoir les yeux pochés au beuire noir , pourdire, Avoir les yeux gonflés, meurtris et noirs.

POCHETER. v. a. Serrer, porter pour quel-que temps dans sa poche. Il ne se dit propre-ment que De certaines choses bonnes à manger,qu’on croit qui deviennent meilleures en lesportant quelque temps dans la poche. Poch^erdes olives, des'truffes, des pommes, des rharrons.On dit aussi, Laisser pocheter des iruffes, desolives, etc. et.alors il est employé au neutre :mais son plus grand usage est ordinairementau participe.

Pocheté , ée. participe. Des truffes poche-fées. Des olives pochetêes. Des pommes d’apipochetées.

POCHETTE, s. f. dim'. Il signifie la mêmechose que Poche f dans le premier sens. Avoir lesttiains dans ses pochettes. Ses pochettes étoienttîôuèes. Il vieillit.

Pochette , est aussi un diminutif de Poche ,dans le sens.de Filet, Tendre une pochette,

* - PO O ,

PODAGRE, adj. Qui a la goutte aux pieds.fl sc dit en général d’Un homme goutteux, enquelque partie du corps qu’il ait la goutte; etil n’est guère d’usage que dans le style familier.Le pauvre homme est tout podagre.

Il se prend aussi substantivement Un pau-vre podagre.

PODESTAT, s. m. Titre d'un Officier deJustice et de Police dans plusieurs villes d'Italie .

POE

POÊLE, s. m. Drap mortuaire qu’on met 5l’Église sur le cercueil. Un poêle de veloursnoir avec des bandes de toile d’argent, avecdes croix. Un poêle de brocart d’or, bordéd’hermine.

Poêle, se dit encore Du voile qu'on tientsur la tète des maries durant une partie de laMesse qui se dit pour la bénédiction nuptiale.Deux parens du marié et de la mariée tenoientles deux bouts du poêle. Faire passer sous lepoêle. Il a été mis sous le poêle, se dit Desenfans nés avant le mariage, qu’on a reconnuset légitimés en étendant sur eux le poêle à lacérémonie du mariage. Mettre sous le poêle lesen fans nés avant le mariage , pour les recon-naître en face de VÉglise.

POÊLE, s. m. Dais sous lequel on porte leSaint Sacrement aux malades et dans les pro-cessions. On ne dit plus guère aujourd'hui queDais. Les pentes d’un poêle. Les bdtons d'unpoêle. Porter le poêle.

On appelle aussi Poêle , Le dais qu’on pré-sente au Roi, aux Princes, aux Gouverneurs

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de Province, etc. lorsqu’ils font leur entréedans une 'Ville . Le poêle qu'on présenta au Roi

etoit porté par . On porta le poêle devant

lui. On le reçut sous le poêle. On dit aussi plusordinairement Dais.

POÊLE, s. f. Ustensile de cuisine, dont lecorps et le manche sont tout de fer, et dont onse sert pour frire, pour fricasser. Poêle à frire.Poêle à fricasser. Essuyer, écurer une poêle.La queue de la poêle. Le dedans <Je, la £ôete. Lecul de la poêle.

On dit proverbialement et figurément, qu’J/n y en a poir\* de plus empêché que celui quitient { u queue de la poêle, pour dire, qu’Uanomme qui est chargé du soin principal d’uneaffaire, est toujours celui qui à le plus de peineet d'embarras.

Poêle, est aussi Un ustensile à manchecourt, dont on se sert pour faire des confitures.

On dit proverbialement et figurément, Tojit-ber de la poêle dans lu braise, ou de la poêleau feu , pour dire, Tomber d’un méchant étatdans un pire.

POÊLE, ou POILE. s. m. Sorte Se fourneaude terre ou de fonte,par le moyen duquel avecun peu de bois qu’on y met, on échauffe enpeu de temps toute une chambre. Un poêle deterre, de faïence . Un poêle de fonte. Allumerle poêle. Le tuyau d’un poclc. Mettre le feu àuri poêle. Les poêles répandent une chaleur pluséaale. qilè celle d'une cheminée. L’usage despoêles nous est venu d'Allemagne .

Poêle’, se dit aussi, surtout en Allemagne ,d'Une chambre commune où est le poêle. En-trer dans le poêle. En Allemagne oïi est presquetoujours dans le poêle , toute la famille se tientdans le poêle.

POÈLIER. s. m. Artisan qui fait les poêles.

POÊLON, s. m Espèce de petite poêle, or-dinairement de cuivre jaune, et qui est plusprofonde que la poêle. Faire de la bouillie dansun poêlon. Faire une omelette dans un poêlon.n J a aussi des poêlons d’argent.

POÈLONNÉE. s. f. Autant qu'un poéloapeut tenir. Une poêlonnée de bouillie.

POËME. s. m. ( Dans ce root et ses dé.ivéa,O et E forment deux syllabes en vers et dansle discours soutenu.) Ouvrage en vers. Il ne sedit proprement que des ouvrages d’une cer-taine étendue. Poème héroïque, dramatique,lyrique, didactique, etc.

On appelle Poème épique , Poème héroïque,Un grand Poème, où l'on raconte quelque ac-tion d’un personnage illustre, en embellissantcette action de fictions ingénieuses et d’évéae-mens merveilleux.

POESIE, s. f. L art de faire des ouvrages ertvers. La Poésie est appelée lelanqagc desDicux.La grandeur , la beauté, la noblesse de la poé-sie. Les charmes de la poésie. Avoir du géniepour la poésie. Aimer ta poésie. Se connoifrcen poesie. Le feu de la poésie. L'enthousiasmede la poésie.

Poésie , se prend aussi pour les qualités quicaractérisent les bons vers. Ce sont là des ver»,mais il n’y a point de poésie .