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On donne differentes épithètes à la poésie,selon les différentes manières dont les Poètestraitent les sujets sur lesquels ils travaillent.On appelle Poésie lyrique, Celle des Odes etdes Poèmes faits pour être mis en chant; Poésiedramatique, Celle des Tragédies, Comédies etautres pièces que l’on représente sur le théâtre;Poésie épique , Celle qui regarde le Poème«pique; et Poésie didactique , Celle qui a pourobjet" tjReique enseignement mis en vers. Onappelle Poésie burlesque, Celle qui traite sonsujet d’une manière burlesque.
Ou donne aussi différentes épithètes, à lapoésie, selon les différentes matières qu’elletraite. Ainsi on appelle Poésie morale, Cellequi traite des mœurs; çt Poésie sainte t chré-tienne ou sacrée , Celle qui traite des choses dt*la Religion.
Poésie , se prend quelquefois seulement pourl’Art de faire des vers, pour la simple versifi-cation. Poésie douce .et aisée. Sa poésie est fortnaturelle. Il a choisi un genre de poésie cçn- .vcnahle à son sujet. Poésie nombreuse, harmo-nieuse.
On dit, que La poésie de style est foibledans un ouvrage /pour- dire, que La versifica-tion eu est dénuée d’images, de force, de cha-leur, etc.
On dit Haute 'poésie, pour désigner Celledont les pensées et les expressions sont d’ungenre élevé, par opposition à la Poésie fami-lière. On dit d’Un ouvrage en prose qui tientdu caractère et de l’élévation poétiques, gu’/ly a de la poésie dans ses idées T dans ion style.Platon , Isaïe ', sont pleins de la plus hautepoésie*
Poésies, an pluriel, signifie, Ouvrages envers; mais-il ne se dit guère que des ouvragesdes Modernes. Les poésies de Malherbe , deRacan .
PORTE, si m. Celui qui s’adonne à la poé-sie, qui fait des vers. Les anciens Poètes. LesPortes modei'nes. Les Poètes Grecs. Poète. La -.tin. Poète François. Poète Italien , Poète Espa-gnol. Homère et Virgile sont appelés les Princesdes Poètes. Poète lyrique. Pcëie dramatique .*Poète tragique. Poète comique. Poète élégiaque.Poêle satirique. Pcëte burlesque. Grand Poète.Bon Poète. Excellent Poète. , Être né Poète.Mauvais Pcëte. Méchant Poète. On app: Ile fa-milièrement Poète crotté, Un mauvais. Poètequi est pauvre.
En parlant d’Une femme, ou dit, quElle«st Poète.
On dit, qu’ï/u homme, est Poète , pour dire,qu’lia du talent pour la poésie. Et dans un senscontraire, op dit, qilln’est pas Poète.
Lorsqu’on dit, qu Un homme a lu les Poètes,qu il entend les Pcëles, etc., on entend pourI. ordinaire parler Des anciens Poëleâ Grecs etLatins .
POÉTEREAU, s. m. Terme de mépris, quise dit d’Un fort mauvais Poète. Ce n’est qu'unpoétereau. Il est familier..
POÉTESSE, s. f. Femme Poète ; Il est peuufiitâ. On dit de Sagho», de Deslioulièros,
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qu’elles étoient Poètes ; mais on ne dit pas LaPoète Sapho : ce seroit le cas de dire, La poé-tesse... On l’évite.
POÉTIQUE, adj. des 2 genres. Qui concernela poésie, qui appartient à la poésie, qui estpropre et particulier à la poésie. Ouvrage poé-tique. Style poétique. Phrase , mot, expressionpoétique. Terme poétique. Figure poétique. Artpoétique. Caractère poétique. Tour poétique.Fiction poétique. Invention poétique. Fureurpoétique. Imagination poétique. Enthousiasmepoétique.
On appelle Licence poéVqne, Certaine» li-bertés que les Poètes se donnent dans leursvers contre les règles ordinaires de la Langueou de la versification, et qui ne seroieut pas re-,çues dans la prose.
On dit figurément et familièrement, Licencepoétique, pour, Fiction , liberté d’expressionspeu conforme aux règles, Il y a dans ce récitdes licences poétiques.
POÉTIQUE, s. f. Traité de l’Art de la Poé-sie. La Poétique d'Aristote .
POÉTIQUEMENT, adverb. D’une manièrepoétique. Cela est dit poétiquement. S’énoncerpoétiquement.
POÉTISER, v. neut. Versifier. En poésie, iln’est d’usage que dans le style marotique. Enprose, il n’est qiw du style familier, et il em-porte toujours» quelque dénigrement. Au lieudesonga\ ù ses afjdiies, il s'amuse à poétiser.
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POGE.. s. m. Terme de Marine, du Levant,qui signifie, Le coté droit, ce qu’on appelleStribord sur l’Océan. On appelle Orse, la gau-che, qu’on nomme Rabord sur l’Océan.
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POIDS, s. m. Pesanteur, qualité de Ce quiest pesant. Le poids d'un fardeau. Un fardeaud’un grand poids.
Cn dit figurément, Porter tout le poids dûjour et de la.chaleur, pour dire, Supporter,souffrir. ]es incommodités du travail pendanttout le jour ; et c.ettc façon de parler est tiréede la parabole des ouvriers de l’Évangile.
On dit aussi figurcment, Soutenir le poidsdes affaires , pour dire, Avoir la principale di-rection des affaires.
Poids, se dit aussi De certains mlorceaux decuivre, et de certaines masses de fer ou deplomb, dont on se sert pourconnoîtrecombienune chose pèse. Des poids et des bulances.Ven -dre à faux poids et à fausse mesure. Les poidsd’une forge. Le poids de dix livres. Des poidsqui ne sont pas justes. Le poids de la pistole. ,Le poids de Vécu d’or.
En ce sens, on appelle Poids de marc , Lemarc avec toutes les subdivisions d’onccs et degros qui y sont comprises. Le poids de marcest de huit onces.
On dit, qu’t/ne monrïoie est de poids , pourdire, qu’Elle a la pesanteur qu’elle doit avoir
selon les-Ordonnances..
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POI
Lorsque ce qu’il vend au poîds.emporte la ba-lance". H faut faire bon poids, Faites-moi" tonpoids. On dit dans un sens contraire, Le poidsn’y est pas.
On dit figurément, Acheter une chose aupoids de Vor , pour dire, L acheter excessive-ment cher.
On dit figurément, Faire toutes choses avecpoids et mesure, pour dire, Avec une extrêmecirconspection. Et l’Écriture , en parlant deDieu , dit, qu’il ci fait toutes choses avec poids,nombre et mesure .
On dit aussi figurément, Peser une chose aupoids du Sanc(ua : .re , pour dire, L’examineravec toute l’exactitude possible, dans toute larigueur de la justice, selon les règles de la plussévère conscience.
On appelle Poids de Roi,Le poids réglé parl’autorité publique ; Cela doit peser tant Poidsde Roi, au Poids de Roi ; et Poids le Roi , Ledroit qui se prélève sur les marchandises, etaussi le lieu ou ce droit se prélève. Je vais auPoids le Roi. J’ai payé le Poids Je Roi. Encertaines Villes, le marché où se vendent lesgrains, s’appelle Le Poids le Roi.
Poids , se dit encore Des morceaux de cui-vre, de plomb, de fer et de pierre, qu’on atta-che aux cordes d’une horloge, d’un touruebro-che, pour lui donner du mouvement. Les poidsd'une horloge, d’un tournebrochc.
Poids , se prend figurément pour Importantce,'considération, et pour force, solidité. Ainsion dit d’une affaire importante et considérable,que C r est une affaire de poids. Ce ne sont paslà des choses de poids. Cela est de si peu depoids, qu’on ne doit pas y faire attention. Cesraisons-là auront bien plus de poids dans votrebquche que dans la mienne. Une autorité d'ungrand poids. Un exemple d'un grand poids.
On dit d’Un homme, qu’/l est homme depoids,pour dire, qu’il est homme d’importance, deconsidération, de mérite, etc.
POIGNANT, ÀNTE, adj. Piquant. Il ne sedit guère que dans la conversation. Douleur ;poignante. Une douleur vive et poignante.
POIGNARD, s. masc. Dague, sorte d armepour frapper de la pointe, cl qui est beaucoupplus courte qu’une épée. Il lui a donné un coupde poignard. Se battre à Vépée et au poignard.Les Turcs portent d’ordinaire un poignard àleur ceinture. Il lui enfonça le poignard dansle sciit H lui donna un coup de poignard.
On dit figurément De la surprise et de ladouleur que.cause un événement extrêmementfâcheux, que C’est un coup de poignard. Ce futun coup de poignard pour lui, que la nouvellede la mort de sa femme. Il sc dit aussi en géné-ral De tout ce.qui peut blesser ou offenser vi-vement quelqu’un.
. On dit aussi figurément qu’l/n homme a lepoignard dans le cœur, dans le sein , pour dire,qu’il aune douleur, un déplaisir extrême dequelque chose qui- lui est arrivé ; et, qu On luia mis le poignard dans le sein, pour dire,qu’On lui a appris, qu’on lui a rappelé unechose à laquelle il est extrêmement sensible.