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peu une Je ses meilleures pratiques. Toutes lespratiques de ce Procureur sont de Province. Ilvient fous les jours de nouvelles pratiques à ceProcureur, à ce Marchand, à ce Médecin , etc.
On dit, qu 'Un homme est une bonne pra-tique, pour dire, qu’il y a à gagner avec lui,qu'il paye bien; et qtie C’est une méchantepratique, pour dire, qu II paye mal.
Pratique, se dit encore De tous les papiersJe l’étude d’un Procureur, de l’étude d’un No-iairc. Ce Procureur, ce Notaire vendra bien sapratique, quand il se défera de sa Charge. Sapratique vaut mieux que sa Charge.
Pratique, se dit aussi De la procédure etdu style des actes qui se font dans la poursuited’un procès. Ce n’est pas assez qu'un Avocat«onnotsse les Lois, les Coutumes et les Ordon-nances y il faut encore qu'il entende bien lapratique. Ce Procureur entend fort bien la pra-tique. Cela est contre toutes les règles de la pra-tique. Forclusion, contredits, salvations, etc.sont des termes de pratique.
On appelle encore Pratique , Un instrumentd’acier ou de cuivre, que les Joueurs de ma-rionnettes placent à l’entrée de leur gosier pourchanger le son de leur voix.
On dit proverbialement et populairem. d’Unhomme qui a la voix très-enronée, qu7Z aavalé la pratique de Polichinelle.
PRATIQUA, adj. des 2 genres. Qui ne s’arrête pas à la simple spéculation, qui tend, quiconduit à faction, à l’execution, qui agit, quifait agir. I nsrruction pï'atiqwe. Morale pratique.Vertu pratique ,
On s’en sert aussi dans le didactique. Ceîtrscience se divise en spéculative et en pratiqueGéomèti'ie spéculative. Géométrie pratique.
PRATIQUEMENT, adv. Dans la pratique.Vous avez raison t éoriqucnienf, mais pra-tiquement nous auriez tort.
PRATIQUER, v. act. Mettre en pratiquePratiquer la va’tu, les bonnes œuvres. Il n'y apoint d’austérité* que ce Religieux ne pratique.Pratiquer les Commandemens de Dieu . Les ha -biles gens le pratiquent ainsi.
Pratiquer, signifie, Exercer, faire les fonc-tions de certaines professions. Pratiquer la Mé-decine. Pratiquer la Chirurgie .
Ou dit d’Un bomme de Loi, qu’/I a long-temps pratiqué dans différentes juridictions ;et dans cette phrase, Pratiquer se prend abso-lument.
Il se dit aussi absolument, La théorie nesuffit pas, il faut pratiquer.
Il signifie aussi, Fréquenter, hauter. J’aiassez pratiqué cet homme-là , pour savoir dequoi il est capable. Il r.e pratique que des gensde bien.
Il signifie encore, Solliciter, tâcher d’attireret.de gagner à son parti, suborner. Il avoitpratique les principaux habitans d'une ville,les principaux Officiers de l'armée. Les domes-tiques qu'il avoit pratiqués, lui donnèrent en-trée dans la maison. Il se dit principalementau Palais. Il a pratiqué des témoins dans cetteaffaire.
PRE
On dit, Pratiqua' des intelligences , pourdire, Se les # ménager. Il avoit pratiqué danscelte place des intelligences quiluiont donné lemoyen de la surprendre.
Pratiquer , en termes d’Architecture, sedit pour, Ménager le terrain, la place, avoirl’adresse de trouver de petites commodités dansuni bâtiment. On a pratiqué un petit escalierdans Vépaisseur du mur. Il n'y avoit point degarde-robes dans cet appartement, on a trouvéle moyen d'y en pratiquer.
Pratiqué, ée. participe. Cet hemme étoitpratiqué d'avance, c’est-à-dirc, U étoit aposté,instruit, stylé par quelqu’un.
PRE
PRÉ. s. m. Terre où l’on recueille du foin,ou qui sert au pâturage. Bas pré. Haut pré. L ngrand, un bon pré. Pré vert. Pré fleuri. Laverdure, les fleurs clés près. Ce pré porte de fortbon foin. Faucher un pré. Les chevaux , lesbœufs paissent dans les prés . Une pièce de prede vingt arpens. Tous ses près ont ete noyés,remplis de sable par le débordement de la ri-vière.
On disoit autrefois, Se trouver , se portersur le pré, pour dire, Se trouver au lieu assignépour un combat singulier.
PRE. Syllabe empruntée du mot latin Prœ ,laquelle se joint à plusieurs mots de notrelangue, et leur donne un sens de supérioritéou d’antériorité. Prédominer, prééminence,préexistant.
PRÉALABLE, adj. des 2 genres. Qui dontre dit, être fait, être examiné avant que deasser outre. Son plus grand usage est dans lesdiscussions d’affaires. Dans les jiégociations et■es traités , la communication des pouvoirs es!'.ne chose préalable. Une file majeure ne peut;• as sû marier sans le consentement de son père,ou sans une sommation préalable . Il n’a pasremplîtes conditions préalables. C'est un point ,c'est une question préalable. Pour juger dudroit de cet enfant à l’hérédité de son père,il est préalable de savoir son état, et s’il es fléqitime.
Il se prend aussi quelquefois substantive-ment. Avant que de procéder au jugement decette affaire, avant que de décider cette ques-tion, avant que de conclure ce traité , avantque de faire telle chose, c'est un préalable que
de . C'est un préalable nécessaire. Il y a un
préalable.
La question préalable , dans le langage desdélibérations publiques, est une formule exclu-sive de la délibération. Invoquer, réclamer hquestion préalable. On l'a exclu par la questionpréalable.
Au préalable. Façon de parler adverbiale.Auparavant, avant toutes choses. Il faut aupréalable voir si .
PRÉALABLEMENT, adv. ïl signifie lamême chose que Au préalable. Avant que dejuger le fond, il faut préalablement .
PRÉAMBULE, s. masc. Espèce d’exorde,d’avant - propos. Préambule ingénieux, bien
PRE
tourne. Long, ennuyeux préambule. Faire unpréambule . Sans préambule. Point de prèanu, bule, venons au fait.Préambuh inutile. Préarm
bule nécessaire.
PRÉAU, s. ni. Petit pre. il ne se dit plusqu’en parlant De cet espace découvert qui estau milieu du cloître des Maisons Religieuses;ou en parlant de la cour de la prison, particu-lièrement dans la Conciergerie du Palais àParis; et dans cette dernière acception, Ion dit, Ce prisonnier se pi'omène au préau , sur lepréau. Comme il n’est pas accusé d’un crimecapital , il a la liberté du préau, d’être sur lepréau.
PRÉBENDE, s. f. Revenu ecclésiastique,attaché, annexé ordinairement à une Chanoi-nie. Il a obtenu un Canonicat en Çour deRome, mais il n'a point de prébende.
On Je prend quelquefois pour Le Canonicatmême. La prébende qui lui a été résignée, n’estpas des meilleures.
On appelle aussi Prébendes, en certainsPays, en certaines Églises, Les Bénéfices dubas Chœur. Les pvébendes valent ordinaire-ment la moitié du revenu des Canonicats.
PRÉBENDÉ, ÉE. adj. Qui jouit d’une pré-bende. Chanoine prébende .
PRÉBENDIEIL s. m. Ecclésiastique qui, enrertaines fonctions, sert au Chœur au-dessousdes Chanoines . Ce Chapitre _ est composé devingt-quatre Chanoines et d’autant de Prében -diers.
PRÉCAIRE, adj. des 2 g. Qui ne s’exerceque par tolérance, par permission, par em-prunt , avec dépendance, avec incertitude. Au-torité précaire. Pouvoir précaire. Possessionprécaire. Son état est précaire. Existence pré-caire. Vie précaire.
Il est aussi substantif; et alors c’est linterme de Pratique, qui se dit Des choses donton ne jouit, dont on n’a l’usage que par uneconcession toujours révocable au gré de celui àqui la propriété de ces mêmes choses appar-tient. Il ne jouit de ceite terre que par précaire,qu'à titre de précaire.
PRECAIREMENT, adv. D T une manière pré-caire. Il en jouit précairement.
PRÉCAUTION, s. f. Ce qu’on fait par pré~>voyance, pour ne pas tomber en quelque in-convénient, et pour éviter quelque mal. Pré-caution nécessaire. Précaution inutile. Prendreses précautions. Apporter toutes les précautionsnécessaires à une chose. User de précaution. Sepurger, se faire saigner par précaution. Unemédecine, une saignée de précaution.
On dit proverbialement, Trop de précautionnuit, pour dire, qn’Une précaution excessivetourne souvent au désavantage de celui qui laprend.
Il se prend aussi en général pour, Circons-pection, ménagemtnt, prudence. On ne doitattaquer certains préjugés qu’avec précaution.Sc conduire avec précaution.
PRÉCAUTIONNER, se PRECAUTION-NER. v. qui s’emploie avec le pronom person*ncl. Prendre ccs précautions. Il est bon de se