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précautionner le plus que Von peut contre lesmaux qui nous menacent, contre la malice deshommes. Se précautionner contre le chaud,contre le froid.
Il s’emploie quelquefois activement ; et alorsil signifie, Donner à quelqu’un des conseils oudes moyens pour se garantir de quelque mal.Précautionner les fidèles contre l erreur.
Précautionsé , ée. participe.
11 est aussi adjectif, et signifie, Prudent,avisé. C'est un homme fort pt'êcauiionné.
PRÉCÉDEMMENT, adv. Auparavant, ci-devant. Comme nous avons dit précédemment.
PRÉCÉDENT, ENTE. adj. Qui précède,qui est immédiatement avant. Il se dit ordinai-rement par rapport au temps. Le jour prece-dent. Je vous ai écrit par l'ordinaire précédent.Dans les règnes prècèdens. Dans Vassembléeprécédente. Cette clause étoit portée dans lebail précédent.
On dit aussi : J’ai traité cette matière dansle livre précèdent, dans le chapitre précédent.Vous le trouverez à la page précédente.
PRÉCÉDER, r. a. Aller devant, marcherdevant. Dans cette entrée , un grand nombrede gens de livrée précédaient le carrosse de VAm-bassadeur. Dans ce carrousel , la première qua-drille étoit précédée par quantité de trompettes.
Il se dit aussi par rapport au temps. Lamusique précéda h souper. Cet accès de fièvrefut précédé d’une grande lassitude. La nais-sance , lamort.de ce Prince fut précédée deplusieurs prodïges .
Précéder , signifie aussi , Tenir le premierrang, avoir le pa3 sur un autre. Précéder endignité, en honneur.
Précédé , ée. participe.
. PRÉCENTEITR, ou PRÉCHANTRE, s. m.Dignité établie dans plusieurs Cathédrales. C’estla même que celle de Grand-Chantre.
PRÉCEPTE, s. m. Règle, leçon, enseigne-ment. Les préceptes de la PUiélorique, de laMorale. I Donner de bons préceptes. Suivreexactement les préceptes qu’on a reçus. Cettepièce de théâtre est conforme aux préceptes dePart
Il se prend aussi pour Toutes sortes d’ensei-gnemens. Les préceptes qu’un Regent, qu unMaître donne à son ecoher. Les remarques deVaugelas contiennent d’excellenspréceplespoarla langue.
Précepte , se prend aussi pour Commande-ment; et en ce sens il ne se dit guère que DeCommaudemens de Dieu , des Commandemende l’Église, de ce qui nous est ordonné dansl’Évangile. Précepte affirmatif. Précepte négatif. Les préceptes de la loi se réduisent à aimerDieu de tout son cœur , et son prochain comme.soi-même. Jeûner le Carême estun despréceptesde l'Église. Cela est de précepte. Dans l'Ëvangile, il faut distinguer les préceptes d'avec leconseils. Ce que vous dites là n'est pas un pré-cepte, ce n'est qu’un conseil.
PRÉCEPTEUR , s. m. Celui qui est chargéde l’instruction et de l’éducation d’unenfaut,d’un jeune homme. Précepteur habile. Savant
PRE
Précepteur. Cet homme a pris un tel pour Pré-cepteur de son /ils. Il a donne un Précepteur c■ton fils. Cet Évêque a été Précepteur du RoPrécepteur de Monseigneur le Dauphin , etc.
PRÉCEPTORAL, ALE. adj. Qui appartientau Précepteur. Ton préceptorat Gravité préceptorale.
PRÉCEPTORAT, s. m. État, fonction dePrécepteur. Les devoirs du préceptorat. Pendantle temps de son préceptorat,
PRÉCEPTORIAL, ALE. adj. Il n’est guèred’usage qu’au féminin, en parlant d’Une pré-bende affectée à un Maître de Grammaire quidoit enseigner les jeunes Clercs. Prébende pré-ceptorialc.
Il est quelquefois substantif. Il y a une pre-ceptoriale dans cette Église,
PRECESSION, s. f. Terme d’Astronomic . Un’est d’usage que dans cette phrase, Précessiondes équinoxes, qui signifie, Le mouvement ré-trograde des points équinoxiaux.
PRÉCîIANTRE. subst. masc. Voyez Pré-cepteur.
PRÊCHE, s. m. On appeloit ainsi en vieuxlangage Toutes sortes de Sermons; mais ce motn’est plus en usage que pour signifier Les Ser-mons que les Ministres de la Religion Protes-tante font dans leurs Temples. Aller au prêche.
Prêche , se dit aussi Du lieu où les Protes-tans s'assemblent peur l’exercice de leur Reli-gion. Les Seigneurs Protestons Hauts-Justi-ciers avoient droit de prêche dans leurs Terres.On a abattu tous les prêches en France depuisla révocation de VÉdit de Nantes .
Aller au prêche , se rendre au prêche, quitterle prêche, se dit familièrement pour, Embrasserla Religion Protestante , ou la quitter.
PRÊCHER, v. act. Annoncer la parole deDieu , instruire le public par des Sermons. Prê-cher VÊvanqile. Prêcher la parole de Dieu .Prêcher les Mystères de InReligionChrétienne.Prêcher les vérités évangéliques.
On dit par extension : Prêcher une moralesévère. Prêcher des hérésies. Prêcher des maxi-mes dangereuses.
On dit aussi absolument : Prêcher bien.Prêcher mal.
Ou dit qu'Un homme prêche d’exemple ,pour dire, qu’il pratique le premier tout cequ’il conseille aux autres de faire.
On dit, Prêcher l’Avent , le Carême, prêcherune octave , pour dire, Prêcher dans une memeÉglise durant tout l’Avent , durant tout le Ca-rême, durant toute une octave.
Ce verbe Prêcher se dit aussi Des personnesauxquelles on annonce la parole de Dieu . Ainsil’on dit : Prêcher les Chrctiens.Prêcher les Fi-dèles. Prêcher les Gentils.
Prêcher, s’emp’oie daus le discours familier,pour signifier simplement, Remontrer. On leprêche inutilement là-dessus. On le prêche pourse marier. Après lavoir long-temps prêché , jen'y ai rien pu gaqner.
On dit prov. rbrdement, A beau prêcher quijJa cure de bien faire ( Quelques-uns disentcœur au lieu de cure), pour dire, que C’est
inutilement qu’on fait des remontrances à mjhomme qui n’a pas envie de se corriger.
On dit familièrement, Prêcher sur la ven-dange. , pour dire, S’amuser à causer à table leverre à la main, au lieu de boire. Il ne fait queprêcher sur la vendange.
On dit dans le style familier, qu’t/n hommene fuit que prêcher malheiw , que prêcher mi-•■■ère 7 pour dire, qu’il ne parle que pour an-noncer quelque chose de fâcheux. On dit, dansune acception pareille, Prêcher toujours/amine.
En parlant d’Un homme qui fait des remon-trances à tout propos, Ton dit, que C’est unhomme qui ne fait que prêcher.
Ou dit familièrem. Prêcher dans le désert ,pour dire, N’avoir point d’auditeurs, ou nettepoint écoulé.
On dit figurément et familièrement. Vousprêchez un converti, pour dire, Vous voulezpersuader un homme qui est déjà'convaincu.
Prêcher, se dit quelquefois dans le stylefamilier, pour dire, Louer, vanter quelqueaction, quelque chose. Il prêche toujours lugrandeur de ses anccti'cs. Il prêche ses exploitsà tout le monde.
On dit aussi familièrement, Prêcher toujoimsla même chose , pour dire, Répéter sans cesseles mômes propos.
Prêché, ée. participe,
PRECHEUR, s. m. Il ne se dit sérieusementqu’en parlant Des Dominicains , qu’on appelleautrement, Les Frères Prêcheurs .
Il se dit aussi par ironie, par dérision, enparlant d’Un mauvais Prédicateur. Voilà unpauvre Prêcheur , un mauvais Prêcheur.
Et en parlant d’Un homme qui se môle defaire toujours des réprimandes, des remon-trances sur les moindres choses, on dit familiè-rement, que C'est un Prêcheur éternel.
PRÉCIEUSE, s. f. Femme qui est affectésdans son air, dans ses manières, et principale-ment dans son langage. C’est une précieuse. Il.n'est rien de si incommode qu'une précieuse,La Comédie des Précieuses ridicules.
PRÉCIEUSEMENT adv. Avec grand soin.U s’emploie le plus souvent avec les verbesGarder , conserver ; et il se dit Des choses quel’on conserve comme on feroit une pierre pré-cieuse. Il y a huit cents ans que Von gardeprécieusement ce manusci'it dans cette Biblio-thèque. Je conserverai précieusement cette mar-que de votre amitié. Il a conservé précieusementla mémoire, le souvenir des bienfaits qu’il areçus.
On dit en termes de Peinturé, Un tahleaüprécieusement fait , pour dire, Un tableau dontla louche est très-soignée et très-recherchée ;Un bas-relief , une statue, précieusement exé-cuter, pour dire. Exécutés avec le plus grandsoin.
PRÉCIEUX, EUSE. adj. Qui est de grandprix, Pierre précieuse . Une étoffe précieuse. Desmeubles préc’eux. L’or est le plus précieux, detous les métaux.
d se dit aussi Du temps, pour marquer lebon usage qu’on en doit faire. Il n'y a rien de
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