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Tome second. L - Z.
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35, PRE

étourdi, qu'il, est étourdi comme le premiercoup de matines.

On dit, Prendre le premier venu, se servirdu premier venu , pour dire, Employer la pre-mière personne qu’on rencontre.

Premier , signifie quelquefois, Le plus ex-cellent, le plus considérable. C'est le premierhomme du monde pour la guerre,pour les né-gociations. Cicéron , Démosthène , étoient lespremiers Orateurs de leur temps. C'est un despremiers hommes de la robe. Ce Prédicateurest le premier entre ceux que nous avons.

On dit figurément, Le premier rang , ausens de Principal honneur, priucipalc estime.Voyez Rang.

On dit aussi, Premia' ctrdre. Un Ecrivain ,un Peintre du premier ordre. Voyez Ordre.

Premier, est aussi Un liirc d’honneur alla-:ché à de certaines charges, à de certaines pla-ces. Premier Electeur. Premier Ministre. Pre-mier Président. Premier Aumônier. PremierGentilhomme de laChambre. Premier Ecuyer .Premier Médecin. Premier Maître d’Hotel.Prcmiei' Êchcvin. Dans ce sens, on dit d’ordi-naire, Monsieur le Premia *, eu parlant Dupremier Ecuyer du Roi.

Premier , signifie encore, Qui avoit été au-paravant, qu’on avoit déjà eui Recouvrer sapremière santé , sa première splendeur , sa pre-mière puissance , son premier lustre. Les chosessont remises, rétablies dans leur premier état

Premier, se dit aussi Du commencement,de l’ébauche de certaines choses. Ce n'est làqu'une première idée. Il n’a pas la premièreteinture des lettres.

On appelle dans un jeu de Paume, Le pre-mier, La partie de la galerie qui est la plusproche de la corde de chaquecuté. Chasse aupremier. Au premier la bailu la gagne. En cesens, il est substantif.

On appelle en Arithmétique, Nombre pre- 'nuer, Un nombre qui ne peut être divisé justepar aucun nombre que V unité. Trois, cinq ,sept, sont des nombres premiers. On appellePremiers entre eu; r, Deux nombres qui ne peu-vent tous deux être divisés juste par un mêmenombre plus grand que l’unité. 21 et .z 5 sontpremiers entre eux, quoique chacun d'eux nesoit pas premier.

PREMIER-NÉ, Voyez NÉ , participe deNaître.

PREMIER-PRIS. Voyez Puis, participe dePrendre.

PREMIÈREMENT, adv. En premier lieu.

U n’est guère d’usage que suivi des termes Se-condement, ou en second lieu, ensuite, etc.Premièrement je traiterai de...... en second lien

je dirai... Tl faut premièrement sonqer à faireson devoir, ensuite on peut se délasser. Premiè-rement on m a dit telle chose. Premièrement etavant toutes choses. *

PRÉMISSES, s. f. plur. Terme He Logique,qui se dit Des deux premières propositions d'unsyllogisme. Quand Vargument est en forme, sivous accordez les prémisses sans distinction,vous rte pouvez plus nier la conséquence.

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TRÊKOTiOa'. s. f. Terne de Philosophie et de Théologie scolastique. Action de Dieu agissant avec la créature, et la déterminant àagir.

PRÉMUNIR* v. act. Munir par précaution,précautiouner. Il falloit le prémunir contre lesfaux rapports , contre la séduction.

Il sc met avec le pronom: personnel. Ainsil’on dit, Se prémunir contre les accidens de lafortune , pour dire, Se fortifier par précaution,ou se préparer des ressources contre les accidensde la fortune ; et, Se prémunir contre le froid ,pour dire, Se garnir par précaution contre lefroid. On dit encore, Il s’est prémuni contre lemauvais air. Se prémunir contre les erreurs ,contre les mauvaises doctrines.

Prémuni, ie. participe,

PRENABLE, adj, des 2 genres. Qui peutêtre pris, qui n’est pas si fort qu’il ne puisseêtre pris. Il se dit proprement Des Villes et desPlaces fortifiées. Cette Place est prenable. Il sedit mieux avec la négative. Cette Ville uetoitprenable que par cet endroit. Cette Place n estprenable que par la faim.

Il se dit aussi Des personnes, et signifie,Qui peut être gagné, séduit. Cet homme n'est' prenable ni par or ni par argent. Il signifieaussi, Quipcut être attaqué, censuré. Sa con-duite est parfaite’ il n'est prenable d’aucuncôté.

PRENANT, ÀNTE. adj. Qui prend. On ap-pelle en termes de Finance, Partie prenante,Celui qui en vertu de l’état du Roi où il estemployé, a droit de recevoir d’un Trésoriercomptable une certaine somme.

Les Naturalistes disent, Queue prenante, enparlant De la qu< ue de certains animaux qttîs’en servent pour s’attacher, pour se suspendre.

PRENDRE, v. a. Je prends, tu prends , ilprend■ nous prenons, vous prenez, ils pren-nent. Je prenois. Je pris. Je prendrai. Prends.Prenez. Que je prenne. Que je prisse. Je pren-drais, etc. Ce verbe a plusieurs significationsdifférentes, qu’on essaiera d’éclaircir les unesaprès les autres. Saisir, mettre en sa main.Prendre une épée. Prendre un livre. Prendreun cheval par la bride. Prendre quelqu’un parla main, par le bras.

On dit d'Un malade dont tout le corps estdouloureux, qu’On ne sait par où 1e prendrepour ne pas le faire crier. Cela se dit aussi fi-gurément d’Uu homme dont l’humeur est tropaisée à choquer. On dit figurémenl encore, dansun sens opposé, d’Un homme qui ne paroîtsensible à rien, louché de rieai, qu.' 0 /i ne saitpar où le prendre.

On dit, Prendre les armes, pour dire, S’ar-mer, soit pour se défendis ou pour attaquer,soit pour faire honneur à quelqu’un, ou pourfaire l’exercice. Les soldats ont eu ordre deprendre les armes.

O11 dit figurément, Prendre en main le droitou les intérêts de quelqu'un, pour dire, Soute-nir les droits, les interets de quelqu’un. O11 ditaussi, Prendre quelqu’un sous sa protection ,pour dire, Le protéger, le défendre. On dit

PRE

dans le même sens, Prendre le parti de quel-qu’un , pour dire , £e mettre de son côté , em-hrassff offense. On doit toujours prendre leparti du foible et de l’innocent.

On dit en .termes de Palais, Prendre le faitet cause de quelqu’un 7 ou prendre .fait et causepour quelqu’un, pour dire, Intervenir en causepour lui. On le dit aussi figurement dans îediscours ordinaire, pour dire, Prendre la dé-fense de quelqu'un.

On dit aussi, Prendre parti avec quelqu’un,'pour dire, S’attacher au service de quelqu’un ;Prendre parti contre quelqu’un , pour dire , Sedéclarer contre quelqu’un. Et Von dit absolu-ment, Prendre parti, pour dire, S’enrôler dansles troupes. Ce jeune homme a pris parti dansun tel Régiment.

On dit, Prendre son partie pour dire, Serésoudre, se décider, choisir un moyen, naexpédient dans une afïàire difficile et douteuse.Il est quelquefois nécessaii'e de prendre sonparti sur-le-champ.

On dit aussi , Prendre son parti, pour dire.Se résigner à ce qui doit arriver. Voyant qu'ilne pouvoit pas guérir , il prit son parti , et sedisposa à la mort.

Prendre, se dit en parlant Des habits qu’onmet sur soi, soit qu'011 s'habille soi-même, soitqu’on se fisse habiller par un autre. Prendreson habit. Prendre son manteau. Prendre sachemise.

On dit, Prendre la perruque , et prendreperruque, pour dire, Commencer à porter laperruque.

On dit, Prendre le deuil, pour dire, S’ha-biller de noir à l’occasion de la mort de quel-que personne. Il a pi'is le deuil pour la mortde son père. On a pris le deuil à la Cour peurun tel Prince.

On dit, Prendre l’habit de Religieux , deReligieuse, ou simplement, Prendre l'habit,pour dire, Entrer au Noviciat dans un Mo-nastère. Et on dit Des Religieuses , dans lemême sens, Prendre le voile.

On dit aussi, Prendre le petit collet, pourdire, Entrer dans l’état Ecclésiastique ; et fa-milièrement, Prendre le froc, pour, Se faireMoine ; Prendre la cuirasse , pour, Se faireGuerrier ; Prendre la luire, pour, Embrasserune profession pénitente; Prendre femme fpour, Se marier.

On dit d’IJn homme qui a cte' reçu Doc-teur, qu'il a pris le bortnet.

Prendre, signifie, Dérober, emporter en 1cachette. Prendre finement, adroitement, sub-tilement. On a pris mes gants , mon manteau .Tout lui est bon, il prend tout. On lui a prisson chapeau. On m’a pris ma bourse. On apris à Monsieur un tel , un de ses livres.

U signifie aussi, Enlever, emporter de force,voler, oter h quelqu’un ce qu’il a. Les voleur*ont pris à mon voisin tout ce qu’il avoit â'ar~geht chez lui. On lui a pris jusqu'à sa chemise.

Ün dit, en parlant Des gens avides qui nelaissent échapper aucune occasion de s'enrichir»qu'ils prennent à toutes mains, de toutes mains .