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J. À. i. À j
Prendre à pL’mes mains , se dit pour, Rem-plir ses mains, prendre à foison. On dit figuré-ment d’Une étoffe moelleuse, très - fournie,guElle se prend « pleine main, prree qu’ilsemble qu’on en a la main remplie, qu on prendbeaucoup à la fois, pour peu qu'on la marne.
On dit figurément d’Un homme qui prendhardiment tout ce qu’il peut, et partout ou ilpeut, qu'il en prendi'oit sur l Autel , jusque sur
l’Autel.
On dit proverbialement, Prendre d'un sacdeux moutures, pour dire, Tirer double profitd’une même affaire, se faire payer deux foisd une même chose.
On dit familièrement, Je n’y prends ni n’ymets, pour dire, que L’on ne prend aucun in-térêt à la chose dont il s’agit. On le dit aussid’Un récit que l’on vient de faire, pour faireentendre qu’On n’y ajoute et qu’on n’y sup-prime rien, mais qu’on n’en garantit pas lavérité.
Prendre , se dit pour, S?emparer d’unechose ou d’une personne par force. Il a pris lepistolet, lu hallebarde de son ennemi. Prendrequelqu'un au collet , à la gorge. On l'a pris parles cheveux , par les oreilles. Prcndi’C quelqu’unpar le coTps, ci fois de corps ; ce dernier n’estguère usité. ïl se dit aussi Des animaux. Cechien a pris un os, un morceau de pain sur latable, •
Prendre à force , de force , ou par force ,signifie, Attenter par violence à l’honneurd’une femme, d’une fille. Il a été puni pouravoir pris à force une telle femme.
On dit aussi, Prendre de force , pour dire,Enrôler par force.
On dit figurément, Prendre l’occasion auxcheveux , pour dire, Saisir l’occasion, en pro-filer.
On 3it proverbialement et ironiquement,d’Une chose qui paroît aisée et qui ne l’estpoint, qu’/I semble qu'il n’y ait qu'à se baisseret en prendre.
On dit proverbialement et figurément, Deschoses qu’on voit entreprendre à quelqu’un, etdont on juge l’exe'cution impossible, que C’estvouloir prendre la lune avec les dents.
Cn dit proverbialement, Prendre le tisonpar où il brûle, pour dire, Prendre une affaireautrement qu’il ne faut, par 1 endroit, par lecoté le plus dangereux ou le plus di2L"ile.
On dit proverbialement , Ce qui est bon àprendre est bon « rendre, pour dire, qu’il vautmieux se saisir d’une chose sur laquelle oncroit avoir quelque droit., que de la laisserprendre à un autre, parce qu’au pis aller on cnest quille pour la reudre.
Cn dit, (pi Un cheval p'end le. mers auxdents , pour dire, qu’il s’emporte cl qu’on nepeut le retenir. Et figurément on dit, Prendrele mors aux dents , pour dire, Prendre coura-geusement et subitement une bonne résolution,et l’effectuer ave ardeur. I! est familier.
Prendre possession. Ternie de Justice et deformule, qui s’emploie ordinairement cn par-lant cTU-i Bénéfice, d’une terre, d'un héritage.
Tutne II.
Fil E'
Prendre possession d'un Prieuré, d'une Cure.Prendre possession par provision , par procu-reur. Cn dit aussi, Prendre possession , pourdire, Entrer en exercice d’une charge, entreren jouissance de quelque bien, de quelquerevenu.
Prendre , se dit aussi en parlant De l étalque l’on choisit, de la profession que l’on em-brasse. De ces deux frères, labié a pris le partide la robe, et le cadet a pris celui de l'épée , desarmes.
Prendre, se dit absolument pour, Arrêterquelqu’un dans le dessein de le conduire cnprison. Le voleur qu’on cherchoit depuis silong-temps , a été pris par la Maréchaussée .Ce voleur s'est enfn laissé prendre.
Et en parlant d’Un homme fait prisonnier àla guerre, on dit, quTZ a été pris en telle oc-casion.
Prendre, se dit aussi en parlant Des placesdont on se rend maître par les armes. Prendreune ville, un chilteau. On a pris cette villed’assaut. Cette place a été prise de vive force-les autres ont été prises par composition. Lacitadelle a été prise d’emblée.
Il se dit aussi en parlant De pêche et dequelques espèces de chasses. Prendre un san-glier. Prendre des cailles. Nous avons chassetout le jour sans rien prend e. L’oiseau a prisune perdrix. Prendre des oiseaux à la pipée ,au trebuchet. Prendre des loups , des renardsau piège. Prendre un lièvre au gite. Cet oiseaus'est laissé prendre à la main. On a pris beau-coup de poisson. Nous avons pn is ta?}t de carpesd’un coup de filet Prendre du poisson à laligne , « Vhameçon.
On le dit fignrém. en parlent Des hommesqui se laissent tromper. Il s'est laissé prendreau piège , a f/iameçou. Cette femme Va prisdans ses filets. Et l’on dit, Prendre quelqu'unau trébuchet , pour dire, L’engager par adresse,par de belles apparences, à faire une chose quilui est désavantageuse, ou qui est contraire àce qu’il avoit résolu.
On dit aussi, Prendre pcntr dupe, pour dire,Tromper, duper. Il a fait un mauvais marché,on Va pris pour dupe , il a été pris pour dupe.Prendre un homme pour une dupe , c’est Le re-garder comme un homme facile à tromper.
On dit aussi, Vous me prenez pour un autre,pour dire, Je ne suis pas si aisé à duper quevous croyez.
On dit , Prendre à cœur, pour, S’affecter dequelque cho.se. Vous prenez cela trop à cœur,Vous vous y montrez trop sensible.
Prendre cœur ù quelque chose , signifie, S’yaffectionner, s’y attacher. Il faut prendre cœurà l’ouvrage.
Prendi e ci la tâche quelque ouvrage , C'ests’en charger à raison de tant pour telle ou tellemesure.
Prendre à lâche, signifie, Affecter visible-ment, saisir chaque occasion, chercher tous lesmoyens de faire une chose. Il semble avoir prjsa tâche de me contredire.
Prendre pour bon, signifie, Croire. Il se dit
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figurément et d’ordina re dans un sens ironique.Il prend pour bon tout ce qu'on lui débite ,tous le.- contes qu’on lui vient faire.
Prendre en considération , Remarquer par-ticulièrement quelque chose, la mettre en quel-que sorte a part pour la considérer et en tenircompte. On prendra cet article en grande con-sidération. On dit de même, Prendre atten-tion à.
On dit familièrement et proverbialement,Être pris comme dans un blé, pour dire, Êtreattrapé de manière qu’on ne se puisse sauver.
On dit populairement, Prendre un hommepar le bec , pour dire, Le convaincre de quelquechose par ce qu il a dit lui-même, prendre droitcontre lui de ses propres paroles.
Prendre, signifie quelquefois, Attaquer.Prendre son ennemi par derrière. Prendre entrahison. Prendre en traître. Prendre les enne-mis en flanc. Il s’emploie en quelques phrasesdans le sens de Surprendre. Ainsi, Prendrequelqu’un sur le fait , veut dire, Le surprendredans le temps même d’une action qu’il vouloitcacher. Et dans le même sens, on dit h. Unhomme que l’on surprend tandis qu’il fait unechose qu’il vouloit qu’on ignorât, Je vous yprends. Il est familier.
On dit aussi, dans le même sens, Prendrequelqu’un la, main dans la poche, la main,dans le sac.
On dit proverbialement, Aussitôt pris, aus-sitôt pendu , En parlant Des choses ou des per-sonnes dont on fait usage aussitôt quelles scprésentent.
Prendre en flagrant délit. V . FiAr.-RAsr.
Prendre quelqu'un sans vert, c’est Le sur-prendre au dépourvu ; ce qui se dit proverbia-lement et figurément Des personnes que l’onsurprend dépourvues de ce qui leur est néces-saire dans l'occasion dont il s’agit : Je ne suispas en état de vous donner fl dîner , vous meprenez sans vert. C’est une métaphore tiréed’une sorte de jeu où l’on est obligé, sous cer-taines conditions, d’avoir toujours sur soiquelques feuilles de veii cueillies le jour même.Voyez Vert. On dit dans le même sens, Pren-dre au dépourvu.
On dit, que La fièvre a pris à quelqu'un ,pour dire, qu’il a été attaqué de la fièvre, qu IIa commencé d'avoir la fièvre. L’accès le prit ùtelle heure. On dit aussi, La fèvre Va pris teljour. Et une femme peut dire également, Lafèvre m’a pris, ou m'a prise. Dans le premiercas, me se dit pour « moi; dans le second, il sedit pour, moi.
On dit de même. La goutte lui a pris. U luipni une colique, une rage de dents, une sueurp-oide, une foirlesse, etc. On dit encore a« mo-ral : il lui pîit une fantaisie, un dégoût; Il lutprend quelquefois des accès de franchise et devivacité incommodes.
On dit, L’orage nous put, l • jt htie nous prit,en chemin ; et proverbialement, À la bonneheure nous prit la pluie , pour dire, Lorsqu unechose qui ctoit dangereuse arriva, l’on étoit horsde péril.
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