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Tome second. L - Z.
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devenir charnu. Cet enfant n’a pas encore prischair. Ce cheval commence « prendre chair. Lajambe de cet homme, dont Los éloit découvert,commence à prendre chair.

En parlant Du Mystère de l’Incarnation, ondit, que Le Vei’be a piùs chair dans le seul dela Vierge.

Prendre sel, ou prendre son sel, se dit Desviandes que l’on sale.

Prendre racine, sc dit Des arbres et desplantes, pour dire, que Les racines s’étendentdans la terre, et qu’elles en tirent leur nourri-ture. Cet arbre a pris racine. Une telle plantene saurait prendre racine dans cette terre.

En parlant d’Un homme qui va presquetoujours dans une maison, ou de celui qui de-meure trop long-temps dans une visite, on ditfigurément, qu’/l y a pris racine , qu’il semblequ’il y feuille prendre racine.

Prendre, se dit absolument et neutrale-raent, pour dire, Prendre racine. Les arbresbien enracinés prennent infailliblement. Lavigne ne prend pas d’wdinaire en Basse-Nor-mandie . Il y a des plantes gui prennent égale-ment en toutes sortes de Pays • il y en a d'au-tres gui ne prennent gu'en de certaines terres,Cet arbrisseau prend , ne p‘end pas de bouture.

On dit fièrement, en parlant d’Un ouvraged’esprit, qu’/l a pris , on qu’il n’a pas pris,pour dire, qu’il a réussi, ou qu’il n’a pas réussi.On dit aussi d’Une proposition, d’un compli-ment qu’on fait à quelqu’un, Cela prend , celaprend bien -, cela ne prend pas , cela prend fortpial dans le monde.

Prendre, v. n. se dit De ce qui fait son im-pression. Les vésicatoires ont pris. Cette cou-leur ne prend point ,* il faut un mordant pourlu faire prendre.

Prendre, v. n. se dit De ce qui fait impres-sion à la gorge, au nez. Ce ragoût , pour êtretrop épicé, prend à la gorge. Voilà une odeurtrop foi te, elle prend au nez.

En parlant De ce quia contribué au bon ouau mauvais succès qu'un homme a eu dansquelque affaire, on dit, Bien lui a pris d'avoirété averti; bien lui prit de s'être prccautionné.Il lui prendra mal un jour de songer si peu ùses affaires. Daus cette acception, il se jointplus ordinairement avec la particule Eu. S ilne se corrige , il lui en prendra mal. Âpres cegu'il avoit fait, bien lui en prit d'avoir ey desprotecteurs.

On dit figure'ment et familièrement, C'estun homme gui prend à tout, gui ne prend àrien, pour dire, C’est un homme que tout in-téresse, que rien n’intéresse.

Prendre, v. n. se dit encore en parlant Del’eau qui vient à sc geler, à se glacer. Si le froiddure encore deux jours , la rivière prendra. Onle dit de même en parlant Du lait qui se caille.Si on veut gue le lait prenne, il faut*.'.

Joua’ sans prendre , Terme du jeu de Qua-drille , se dit De celui qui entreprend de jouersans appeler une autre carte.

Prendre , se joint aussi avec le pronom per-sonnel, et il se dit en diverses acceptions. Ainsi

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en parlant d’Un homme qui, pour éviter qucl-que péril, s'attache à quelque chose, comme àun arbre, h une corde, etc. on dit, quTl s’estpris d nft arbre , etc. Un homme gui se noie seprend à tout ce gu’il peut.

On dit, que L'habit d'un homme s'est prisà un clou , à une épine , pour dire, qu’il s’estaccroché à un clou, à une épine. Il se dit aussiDe la personne. Il s'est pris à un clou, et sonhabit a été déchiré.

On dit, en parlant d’Une affaire, qu’Ou s’yprend bien ou mal, qu’on s'y est bien ou malpris, pour marquer qu’On emploie ou qu’on aemployé de bons ou de mauvais moyens pourréussir.

On dit, Sc prendre à, pour dire, Commen-cera. Il se prit à rire. Elle se prit à pleurer.

On dit familièrement,5e prendre de parolesavec guelgu’un, pour dire, Se quereller, avoirun démêlé : Ils se sont pris de paroles ; ils sesont pris de bec’ et, S’en prendre à guelgu'un ,pour dire, Lui attribuer quelque faute, l’enquereller, vouloir l’en rendre responsable, luien donner le tort. Oris’enpreiicZù moi, commesi favois fait la faute , comme si j’avois part« cette affaire. S’il y a du mal , prenez-vou$-enà vous-même. Je m'en prendrai à vous de toutce gui pourra arriver.

Se prendre , se dit aussi Des liqueurs quiviennent à se figer. L’huile se prend, quand oula tient en heu frais. Le sirop se prendra bien-tôt,

Ou dit, 5e prendre de vin , pour dire, S’eni-vrer; Se prendre d'amitié, se prendre d'aver-sion pour guelgu'un, pour dire, Concevoir del'amitié, de l’aversion pour quelqu’un.

Puis, ise. participe. Une vdle prise. Unpoisson pris dans les filets. Un homme pris devin.

On dit, Pris par les yeux, pour dire, Sé-duit par la vue; et Pris par le bec, pour dire,Convaincu par ses propres paroles : il est fami-lier.

Pris , signifie quelquefois, Trompé. Cethomme est simple, il y sera pris. Je'suis prispour dupe, choisi pour dupe. Tout le monde yauroit été pris.

On dit proverbialement, C'est autant dcpiùssur Vcnnemi, pour dire, que C’est toujoursquelque avantage qu’on a remporté.

Cn dit, qu’Un homme est bien pris dans sataille, pour dire, qu’il est bien fait. Cet homme-là est petit , mais il est bien pris dans sa taille.Onditdaus le même sens, qu’/l a la taille bienprise, qu’il est de taille bien prise. Et en par-lant d’Un cheval, on dit, qu'il est bien pris,pour dire, qu’l! a le corsage bien fait.

Au jeu du Lansquenet , on dit, qu’ U n hommeest pris, Quand sa carie a etc faite. Il avoitcarte double, et il a été pris le premier, il a élele premier pris.

On dit figurément et familièrement d’Unhomme qui a la coutenance triste et embar-rassée, qu’/l a Voir d'un premier pris.

PRETEUR, ËUSE. subst. Celui, celle quiprend, qui est accoutumé à prendre. Preneur

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de taupes . Preneur d'oiseaux à la pipée. Pre-neur d’alouettes.

Preneur, se dit aussi De celui qui est dati*l’habitude de prendre quelque ch ose que ce soit,par la bouche, par le nez, etc. Preneur de ta-bac, preneur de café, etc.

Il se dit aussi, chez les Notaires , De celuiqui prend une chose a loyer, à ferme, soit unemaison, soit une terre, etc. Le preneur s'en-gage ., Le bailleur et le preneur.

En termes de Marine, on appelle Vaisseaupreneur , Celui qui a fait une prise. En. ce sensil est adjectif.

PRENOM, s. m. O 11 appelle ainsi un nomqui, chez les Romains, precédoit le nom de fa-mille, et qui distinguait chaque particulier. Cé-sar portoit le prénom de Caius. Le prénom deCicéron ètoit Marcus.

PRENOTION, s. f. Terme didactique. Con-noissance obscure et superficielle qu’on a d'unechoso, avant de l’avoir examinée.

PRÉOCCUPATION, subst. fera. Préventiond‘csprit. Juger sans préoccupation. Quand il ya de la préoccupation, il est difficile de bienjuger des c' oses. Être libre de tonte préoccu-pation. Il faut se défendre de toute préoccupa-tion.

U se dit aussi quelquefois De la dispositiond'un esprit tellement occupé d’un seul objet,qu’il ne peut faire attention à aucun autre. Ilest dans une telle préoccupation d'esprit , gueI vous lui parleriez en vain d'une autre affaireque de la sienne.

PRÉOCCUPER, v. a. Prévenir l’esprit dequelqu'un, en lui donnant quelque impressionqu’il est difficile de lui ôter. Il se prend toujoursen mauvaise part. Je crains gu’il m lui pré-occupe l’esprit, qu’il ne préoccupe son esprit. Ilne faut pas qu’au Juge se laisse préoccuper.C’est un homme fort aisé « préoccuper.

U se met aussi avec le pronom personnel.Les esprits foibles se préoccupent aisément. Ilse préoccupe d'abord *

Préoccupé, ée. participe.

On dit quelquefois, Avoir l’esprit préoccupéd'un objet, pour dire, En avoir l’esprit unique-ment occupé. On dit aussi dans le même sens.Être préoccupé d'un objet. U est tellement prt*occupé de son affaire, gu'il ne peut songei' àautre chose.

PRÉOPINANT, s. m. Celui qui opine avau*un autre. U fut de l’avis du préopinant. Tousles prêopinans avoient dit gue .....

PRÉOPINER, v. n. Opiner avant quelqu’un.Il n’est guère d’usage que dans quelques phra-ses, comme, Je suis de l'avis de celui gui apréopiné .

PRÉPARANT, adj. m. Terme d’Anatomie,qui ne se dit que Des vaisseaux qui servent ii lapréparation de la semence, et que par cette rai-son l’on appelle Les vaisseaux préparans, à 1^différence de ceux qu’on appelle Les vaisseaux,déférais.

PRÉPARATIF, s. m. Apprêt. On fait degrands préparatifs pour Ventrée de ce Prince ,pour cette fête. On n’a fait encore aucun prît-