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Tome second. L - Z.
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fr>uiser par des impôts, par des taxes. On apressuré cette Province,

Il signifie aussi, Tirer de quelqu’un, parforce ou par adresse, tout ce qu’on peut en ti-rer en argent, en presens, etc. Il ne songe gu avous pressurer.

Pressuré, ée. participe.

PRESSUREUR. s. m. Ouvrier qui travailleà faire mouvoir un pressoir.

PRESTANCE, s. f. Bonne mine accompa-gnée de gravité et de dignité. C’est un hommegui a de la prestance , quia une belle prestance.C’est un homme de grande prestance , de belleprestance. Il n’a pas assez de prestance pourbien représenter.

PRESTANT. s. m. Nom d’un des principauxjeux de l’orgue.

PRESTATION, subst. f. Il se dit dans cesphrases, Prestation de serment, qui signifie,L’action de prêter serment : Il a été reçu à laprestation de serment ; api'ès la prestation deserment ; et, Prestation de foi et hommage ,qui signifie, L’action d’un Vassal qui rend lafoi et hommage à son Seigneur suzerain.

On appelle au Palais, Prestation annuelle ,Les redevances annuelles qui se payent enfruits ou animaux en nature.

Prestation. Domaine grevé de beaucoup deprestations,

PRESTE, adj.des 2 genres. Prompt, adroit,agile. C'est un homme preste et habile. Voilàun tour bien preste. Il a la main bien preste.Un coup bien preste.

Il se prend quelquefois au figuré pour, Leschoses qui dépendent de l’esprit. Lne réponsepreste. Il est preste à la réplique.

Preste, est aussi adverbe d’exhortation, etsignifie, Vite, promptement. Allez là, et dépê-chez-vous, preste. Il n’est d’usage que dans lestyle familier.

PRESTEMENT, adv.Habilement, à la hâte.Il a fait cela prestement , un peu plus preste-ment qu’il ne falloit.

PRESTESSE, s. fém. Agilité, subtilité. Il afait cela avec une grande prestesse ,*avec unegrande prestesse de main. La prestesse du coup.

Il se prend quelquefois au figuré pour, Lesehosesqui dépendent del’espritXa p'estesse de sesréponses m’a déconcerte. La pi'eslesse del esprit.

PRESTIGE, s. m. Illusion produite par unsortilège; fascination. Les Magiciens dËgyptenefaisoient que des prestiges. Tous les çhange-mens qu’on croyoit qu’ils faisoient , n’etoientque des prestiges , que de purs prestiges. Il y adu prestige à cela.

liseditfigurém.Des illusionsopérées par l’Art.■Les prestiges de l'Art , deV Éloquence, duThédtre.

On dit aussi,Les prestiges de l'imagination ,pour dire, Les illusions qui agissent sur l’ixna-giaation.

PRESTIMONIE. s. f. Terme de Droit Cano-nique. Fonds ou revenu affecté par un fonda-teur à l’entretien et à la subsistance d’un Prêtre,sans aucune érection en titre de Bénéfice, et au-quel le Patron et ses ayans cause nomment dedroit, sans que celui qu’il choisit ait be-

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soin d’aucune provision, ni de l'Ordinaire, nid’autres. #

PRESTO, adv. emprunté de lTlalien. Vite,promptement. En Musique, il désigne un mou-vement très-vite;

On dit, au superlatif, Prestissimo, pour dire,Très-vite, très-promptement.

PRESTOLET. s. m. Terme de mépris, pourdésigner un Ecclésiastique sans considération.Il fait l’unportant , et ce n’est qu’un prestolel.Cela m'a l’air d’un prestolel.

PRÉSUMER, v. act. Conjecturer, juger parinduction. Que présumez-vous de cette affaire-là? Je n’en présume rien de bon. Il est à pré-sumer qu'il n’en demeurera pas là. Il faut tou-jours bien présumer de son prochain. Il en fauttoujours présumer le bien.

Il signifie aussi, Avoir trop bonne opinion.Vous présumez trop de voti'C ami r de votre fils.C'est un homme qui présume beaucoup de lui-même. Il présume trop de soii crédit, de sonpouvoir. Je ne présume pas assez de moi, pourme charger de ce travail.

Présumé, ée. participe. Ce n’est pas unechose bien assurée , mats elle est présuméevraie.

PRÉSUPPOSER, v. act. (On prononce l’Scomme dans Supposa’.) Supposer préalable-ment. Pour bien entendre ce système-là, Ilfaut présupposer que.... Ce que vous présuppo-sez là.

Présupposé , ée. participe;

On dit absolument, Cela présupposé , pourdire, Cela étant présupposé.

PRÉSUPPOSITION. s. f. Supposition préa-lable. 5a prêsupposition est absurde.

PRÉSURE, s. f. Ce qui sert à faire prendre,à faire cailler le lait. Il se dit De la fleur d’ar-tichaut, et d’une espèce de liqueur acide quise trouve dans le ventricule de certains animaux,comme veaux , agneaux, chevreaux, etc. Il fautavoir de la présure pour faire prendre le lait,pour le faire cailler.

PRÊT, ÉTÉ. udj. Qui est en état de faire,de dire, de recevoir, d’entendre quelque chose ;qui est disposé, préparé à quelque chose. Jesuis prêt à faire tout ce qu’il vous plaira. Il estprêt à partir. Tenez-vous p-ét pour partir dansdeux, heures. C’est un homme qui est toujoursprêt à bien faire, qui est prêt à tout faire. Ledîner est-il prêt? Le dîner est pxt à servir. Lecanon ètoit prêt à tirer. Les armées étoientprêtes à en venir aux mains. Il est toujoursprêt à parler. Je suis prêt à vous entendre.

On dit absolument, C’est un homme quin'est jamais prêt , en parlant d'Un homme quin’a jamais fait à temps ses préparatifs pour leschoses qu’il doit faire.

On dit communément dans la conversation,on écrit même quelquefois, L’eau est prête abouillir; une maison prête à tomber, au lieude, Près de bouillir , près de tomber. Cette p re*inière manière de parler est incorrecte.

PRÊT. s. m. Action par laquelle on prête Hel’argent. Ce n’est pas une vente, une alienation,ce n’est qu'un prêt. IJ n’est guère d’usage qu’en

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parlant De l’argent qui se prête par contrat oupar obligation, et en style de Pratique ou deFinance.

Il signifie plus souvent, La chose prêtée.Prêt gratuit. Prêt qui ne porte point intérêt ,point de profit. Prêt usuraire. Pour sûreté duprêt qu’il lui avait fait. Le prêt que font lesgens d’affaires. On leur a donné tant pour leursj.rets et avances.

On appelle Prêt, Une certaine somme d’ar-gent qui se paye ordinairement au renouvelle-ment du bail du droit annuel, et dont le paye-ment se répartit par port ions égales sur les troispremières aunces de ce renouvellement.

On appelle aussi Prêt, Ce qui est payé auxSoldats pour leur solde ordinaire. On donnetant aux Soldats par cinq jours , et on appellecela faire le prêt. Il est dû aux Soldats quatreprêts.

PRETANTAINE ou PRETANTÈNE. s. f.Il n’est guère d’usage que dans cette phrase dustyle familier, Courir la prétantaine, pour dire,Aller, venir, courir çi et fit, sans sujet, sansdessein.

On dit, qu’Une femme court la prétantaine^pour dire, qu’Elle fait des promenades, desvoyages contre la bienséance, ou dans un espritde libertinage.

PRÈTE-JEAN. Voyez Négus.

PRETENDANT, ANTE. s. Celui ou cellequi prétend, qui aspire à une chose. Il y aplusieurs prétenduns à cette Charge, à ce Bé-néfice. Tant de prétendons se nuisent les unsaux autres.

PRÉTENDRE, v. a. Croire avoir droit surquelque chose, à quelque chose. Je prétends undixième, une moitié dans cette société. Il a pré-tendu le remboursement de ses avances. Il pré-tend le pas sur un tel. Il prétend marcher avantlui. Il prétend donner la loi partout. Que pro-ienâcz-vous à cela ? Je n’y prétends rien.

Il signifie aussi simplement, Aspirer à unechose; et alors il est neutre. Il prétend à cetteCharge p à ce Bénéfice. U n’y arien de si élevéequoi il ne puisse prétendre.

Prétendre, signifie aussi, Soutenir affirma-tivement, être persuadé. Je piétends que celan’est pas vrai. Je prétends que mon droit estincontestable.

Il signifie encore, Avoir intention, avoirdessein. Je prétends faire ce voyage en teltemps. Je n'ai point dit cela séj'ieusement, j’aiprétendu plaisanter.

Prétendu, ue. participe.

Il est aussi'adjectif, et se dît Des chosesdont on ne veut pas convenir, des qualitésfausses ou douteuses. Ce prétendu Gentil*homme. C’est un prétendu bel esprit. On ap-pelle en France la Religion des Calvinistes, LaReligion prétendue Réformée.

Il se prend aussi substantivement, dans lestyle familier, pour Celui et celle qui doivents’épouser. Voilà mon prétendu. Voici ma pré-tendue.

PRÊTE-NOM. s. m. Celui qui prête sonnom à quelqu’un pour tenir un bail, un béné-

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