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rayons passent pour peindre les objets sur larétine. La prunelle de l’œil. Une taie qui couvrela prunelle de l’œil. La dilatation de la pru-nelle. '
On dit proverbialement, Jouer de la pru-nelle , pour dire, Jeter des œillades, faire quel-que signe des yeux. Et cela se dit ordinairementen parlant Des signes qu’un homme et unefemme s:; font b un à l’autre, quand ils sontd’intelligence.
On dit aussi proverbialement, Conserverquelque chose comme la prunelle de Vaeil , pourdire, La conserver soigneusement, précieuse-ment.
PRUNELLIER , s. m. L’arbrisseau qui portedes prunelles. L’eau distillée des fleurs du pru-nellier est recommandée dans la pleurésie et lesoppressions de poitrine.
PRUNIER , subst. m. L’arbre qui porte lesprunes. Prunier en plein vent. Prunier en es-palier. Planter des pruniers. Secouer le pru-nier. Cueillir le prunier.
PRURIT, s. m. Terme didactique. Déman-geaison vive, causée sur la superficie de lapeau par des sérosités âcres. Il a une grattellequi lui cause un prurit continuel.il se dit aussien général, De toute démangeaison ou cha-touillement agréable.
PR Y
PRYTANÉE. s. m. Edifice public dans le-quel s’assembloient les Prylanes, et qui servoitencore à d’autres usages civils et religieux. Laplupart des Villes considérables de la Grèce avoient leur prytanée.,
PRYTANES. s. m. pl. Magistrats établis àAthènes pour les matières criminelles. Dans lesPoctes Grecs, le nom de Prytanes désigne quel-quefois Ceux qui s’élevoient au-dessus du com-mun par leur mérite, en quelque genre quece fût.
PSA
PSALLETTE. s. fém. Lieu où l’on élève etexerce des enfans de choeur.
PSALMISTE. s. m. Nom qui se donne par-ticulièrement et par excellence à David,commeAuteur des psaumes. Le Psalmiste est plein deces sortes d’expressions. On disoit autrefois, LePsalmiste royal.
PSALMODIE, s. f. Manière de chanter oude réciter à l'Eglise les psaumes et le reste defOflîce.
PSALMODIER, v. n. Réciter des psaumesdans l’Eglise sans inflexion de voix, et toujourssur une même note. Dans un tel V dre les Re-ligieux. ne chantent point , ils ne font que psal-modier.
PSALTERION . s. m. Sorte d’instrument demusique & plusieurs cordes. Jouer, du psallè-non.
PSAUME, s. m. Il ne se dit proprement queDes cantiques sacrés composés par David, ouqui lui sont communément attribués. Les psau-mes sont au nombre de cent cinquante. L’Eglisechante les psaumes. Un Commentaire sur les
PIJB
psaumes. Traduire les psaumes. Paraphrase surles psaumes.
Psaumes graduels. Voyez Graduels.
Les Psaumes de la pénitence , ou les Psau-mes pénitenciaux , et vulgairement, Les septPsaumes. On appelle ainsi Sept psaumes quel’Église a choisis pour servir de prières â ceuxoui demandent pardon à Dieu de leurs pé-chés. Dire les sept psaumes. On lui a donné lessept psaumes pour pénitence.
PSAUTIER , subst. m. Recueil des psaume.,composés par David, ou qui lui sont attribuéscommunément. Savoir le psautier par coeur.
PSE
PSEUDONYME, adj. U se dit Des Auteursqui publient des Livres sous un faux nom. Onle dit aussi De l’ouvrage.
PSO
PSORA. s. m. Terme de Médecine. Syno-nyme de Gale.
PSORIQUE. adj. des 2 genres. Qui est dela nature de la gale. Virus psorique.
PS Y
PSYCOLOGIE. subst. f. Traité sur l’ânie,science de lame.
P TA
PTARMIQUE. adj. des 2 genres. Terme deMédecine. Synonyme de Sternutatoire, Il sc ditdes médicamens qui font éternuer.
PT Y
PTYALAGOGUE. adj. des 2 genres. Termede Médecine. Il se dit des médicamens qui pro-voquent le flux de bouche ou la salivation.
PTYALISME, s. m. Synonyme de Saliva-tion , (
PUA j
PUAMMENT. adv. Avec puanteur. ^
On dit figuremeut et familièrement, Mentirpuamment , pour dire, Mentir grossièrement etimpudemment.
PUANT, ANTE. adj. Qui sent mauvais, :qui a une mauvaise odeur. Pieds puans. Chairpuante. Haleine puante.
On appelle , parmi les Chasseurs, Bêtespuantes , Certaines bêtes, comme les renards,les blaireaux, etc.
Puant, est quelquefois substantif. C'est unpuant , un vilain puant. Il est familier.
PUANTEUR, s. f. Mauvaise odeur. D’oùvient cette puanteur? Quelle puanteur! Onn’y saurait habiter 5 à cause de la puanteur.
PU B
PUBÈRE, adj. des 2 genres. Terme de Ju-risprudence . Qui a atteint l’âge de puberté. Ungarçon est pubère à quatorze ans , et une fille àdouze.
PUBERTÉ, s. f. L'âge auquel la Loi permetde se marier. Les signes de la puberté. Le pas-sage de l'enfance « la puberté. Elle n'est pas
PUB
J encore dans Tâge de puberté. Quand il aura at-teint Vdge de puberté.
PUBIS. ( L’os. ) s. m. ( On proV. I’S.) Termed’Anatomie. On appelle ainsi Un des trois osinnommés : il est situe u la partie antérieure dubassin.
PUBLIC, IQTJE. adj. Qui appartient à toutun peuple, qui concerne tout un peuple. U in-térêt public. L’auiorilé publique. L’utilité pu-blique. Le trésor public. Les revenus publics.Cela est contre ïe droit public. Il est de l f avan-tage public que cela soit. Tl est du bien public.Toutes les révoltes sont ordinairement prétex-tées du bien public. La guerre civile sousLouis XI fui appelée la guerre du bien public.
a voix publique est pour lui. Ceux qui ontete dans les Emplois publics, dans les Chargespubliques. Place publique. Avoir soin des che-mins publics. Administrer les revenus publics .Edifices publics.
O11 appelle Personnes publiques. Les per-sonnes qui sont revêtues de l'autorité publique,qui exercent quelque Emploi, quelque Magis-trature sous l’autorité du Prince. Et l’on ap-pelle Charges publiques , Les impositions quetout le monde est obligé de payer pour subve-nir aux dépenses et aux besoins de l’État.
On appelle Femmes publiques , Les filles etles femmes prostituées.
On appelle Lieux publics , Les lieux où toutle monde adroit d’aller, comme les Églises, lesmarchés, les foires, les promenades, etc.
Public, signifie aussi, Qui est manifeste,qui est connu de tout le monde, qui est ré-pandu parmi le peuple. C’est une nouvelle quiest déjà publique. C’est un bruit public. Celuest public partout Rendre une chose publique.On a fait des défenses publiques. Cela a étéproclamé à cri public et son de trompe. Lachose n’est pas secrète , elle est publique , toutle monde la sait. H fait profession publiqued’être votre serviteur. Cela est de notoriété pu-blique.
Public, se prend aussi substantivement, etsignifie, Tout le peuple en général. Travail-ler pour le public. Servir le public.L’intérêt dupublic doit être préféré ù celui des particuliers.Tl s’agit du service du public. Il fut défrayéaux dépens du public. Il s’est répandu dans le
public . Que dit-on dans le public? Donner
un ouvrage au public. Se sacrifiez pour le public.
En public. Façon de parler adverbiale, quisignifie, En présence de tout le monde, à lavue de tout le monde. Paroître en public „ S&montrer en public. Parler en public.
PUBLICAIN. s. m. Parmi les Romains, ounppeloit ainsi Les Fermiers des deniers publies*L Ordre dcsPublicains. Les gens de cette pro-fession étoient odieux parmi les Juifs ; et c’estpourquoi il est dit dans l’Évangile, Il faut letraiter comme un Païen et comme un Publi-cain.
Aujourd’hui dans le style familier, on ap-pelle Pîtblicains , Les Traitaus et les gens d’af-faires ; mais alors il se dit toujours en mau-vaise part.