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Tome second. L - Z.
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PUBLICATION, s. fera. Action par laquelleon rend une chose publique et notoire. La•publication de la guerre. La publication de lapaix. Depuis la publication d’un tel Edit , d unetelle Ordonnance. Lapublication des bans d unmariage. La publication de YEvangile.

En pariant d’Un livre, on dit, qu On en adéfendu lu publication, pour dire, qn On on adéfendu la vente. Il se dit presque toujours Dtce qui se fait par autorité publique,

PUBLICISTE. s. m. Celui qui écrit ou quidonne des leçons sur le Droit public. U y a degrands Publicistes en Allemagne .

PUBLICITÉ, s. f. Notoriété. La publicité ducrime le rend encore plus punissable.

PUBLIER, v. a. Rendre public et notoire.Publier un Edit . Publier une Ordonnance ason de trompe. Publier un manifeste. Publierdes défenses. Publier la guerre. Publier la paix.L'Evangile a été public par toute la terre . Toutce que la Renommée a publié des grandes ac-tions de ce Prince, est encore au-dessous de lavérité. Publier les miséricordes de Dieu . C'estune chose que je lui avois dite en secret , et ill’est allé publier partout. Il ne se lasse point depublier partout les obligations qu'il vous a. Pu-blier une nouvelle. Publier des bans.

Publié, ée. participe;.

PUBLIQUEMENT, adv. En public, devanttout le monde. C’est une chose qu'il a faite pu-bliquement, il ne s'en est point caché. Je lui aidit, je lui ai déclare publiquement. Professerpubliquement une doctrine danqcreuse.

PUC

PUCE. s. f. Insecte qui s’attache principa-lement sur la peau des hommes, des chiens,etc. Un enfant tout mangé de puces. Un chientout plein de puces, tout couvei’t de puces. Lesaut d’une puce. Piqûre de puce. Morsures depuces.

On dit populairement d’Un homme qu’onmenace de maltraiter, qu'On lui secouera bienses puces.

On dit aussi proverbialement, qn’Un hommea la puce ù l'oreille , pour, qu’il est inquiettouchant le succès de quelque affaire. On ditdans le meme sens. Mettre la puce à l'oreille.

Puce, est adjectif îlans cette phrase, Cou-leur puce, pour signifier, Une couleur dunbrun semblable à celui de la puce. Cn oit dansle même sens, Habit puce, étofj'e puce, robepuce , ruban puce.

PUCEAU, s. m. Garçon qui n’a jamaisconnu de femme. £1 ne sc dit guère qu’en plai-santerie.

PUCELAGE, s. m. L’état d’Un homme quin’a point connu de femme, et d’une femme quin’a point connu d’homme. Avoir encore sonpucelaqe. Avoir perdu son pucelage. Il est dustyle familier et un peu libre.

PUGELLE. s. f. Fille qui na point connud’homme. Une jeune pucelle. Il est du stylefamilier. Jeanne à'Arc , qui délivra la Villed'Orléans assiégée par les Anglois P est appeléelu Pucelle d Orléans,

PUE

PUCELLE. s. f. Poisson qui ressemble àl’alose, mais qui est moins grand et moins bon.

PUCERON, s. m. Insecte qui sVngendredans quelques légumes et dans quelques ar-bustes, et qui les ronge. Les pois et les chèvre-feuilles sont sujets aux pucerons.

PUD

PUDEUR, s, f. Honte honnête, mouvementexcité par l’appréhension de ce qui blesse oupeut blesser l’honnêteté et la modestie. Pudeurvirginale. C’est un reste de pudeur qui Va re-tenu. C'est avoir perdu toute sotte de pudeur.C’est n'avoir Aucune, pudeur que de parler dela sorte. Rougir de pudeur. La pudeur pareilsur son visage. Des discours qui offensent, quiblessent la pudeur. Une femme qui comprometsa pudeur , dont on suspecte la pudeur.

Il se dit aussi d’Une certaine timidité,d’unecertaine retenue qu’on remarque cn quelquespersonnes, lorsqu’elles paroissent en public,ou devant des gens à qui elles doivent durespect.

On dît "d’Un homme qui ne rougit de rien,que C’est un homme sans pudeur.

On dit qu’* T l faut épargner, qu’il faut mé-nager la pudeur de ceux qui écoutent , poursignifier, qu’il faut avoir soin de 11 e rien direqui soit contraire à la pudeur.

On dit aussi,qu’il faut épargner lapudeur,ménager la pudeur de quelqu’un , pour dire,qu'il faut éviter de le faire rougir par deslouanges données en face.

PUDIBOND, ONDE. adj. Qui a une cer-taine pudeur naturelle. U n’est guère d’usagequ’en quelques phrases. Un enfant pudibond.Avoir Vair pudibond. Et il ne se dit que dansle style familier et par plaisanterie.

PUDICITÉ, s. f. Chasteté. La pudicité estle principal ornement d'une femme.

PUDIQUE, adj. des 2 genres. Chaste et mo-deste dans les mœurs, dans les actions et dans!es discours. Le pudique Joseph. La pudiqueLucrèce . Avoir les mœurs pudiques. Discourspudiques. Oreilles pudiques. 11 n'est guère d’u-sage que dans la Poésie et dans le style sou-tenu.

PUDIQUEMENT, adv. D’une manière pu-dique. Les Chrétiens doivent vivre pudique-ment, meme dans le mariage. Un OrateurChrétien, cn parlant contre Vimpudicitè : doits 'exprimer pudiquement.

PUE

PUER. v. n. Sentir mauvais. Ce verbe n’estd’usage qu’lt l’infinitif, au présent, à l’impar-fait, au futur de l’indicatif et au conditionne!présent. On écrivoit, Je pus, tu pus, il put.L’usage a reformé ccl abus. Il faut, Je pue , tupues, il pue. Cette viande commence à puer.Ces perdrix puent Cet homme pue beaucoup.Son haleine pue. Il puoit . Cela puera bientôt.Si vous gardiez ces {leurs plus'long-lemps dansU même eau , elles pueroient.

On dit figurément et proverbialement d’Uûj homme qui sent fort mauvais, qu Tl pue comme

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un rat mort , comme un houe, comme une cha-rogne, comme la peste , quïl pue ci engloutir.

Il se construit quelquefois à la manière desverbes actifs. Ainsi l’on dit, qn'Un homme puele vin, pour dire, qu’il sent extrêmement levin. Ses habits .puent la vieille graisse. On ditqu’Une chose pue le musc, pour dire, qu’Ellea une odeur de musc excessive et incommode.La môme chose se dit Des odeurs bonnes parelles-mêmes, mais dont l’excès fait une impres-sion désagréable, lorsqu’elles sont trop vio-lentes.

On dit d’Un homme dégoûté de viande, devin , etc. que La viande lui pue, que le vin luipue ’ et figurcnxcnt dans le même sens, Le jeu,la danse, lu comédie lui pue au nez, pour direqu’il est rebuté, qu’il est dégoûté de ces sortesdo plaisirs.

On dit prôverbialcmcnî, quand on se trouveobligé de nommer quelque chose de puant oude sale, Paroles ne puent point. Dans la mêmeoccasion, on dit aussi proverbialement au sin-gulier, Parole ne pue point

PUÉRIL, ILE. adj. (On pron. L, maissans mouiller. ) Qui appartient à l’enfance. Agepuéril. L’instruction puérile.

La Civilité puérile est le titre d’Un vieuxlivre fait pour apprendre la civilité aux enfantOn dit familièrement, et par plaisanterie, qu’Unhomme n’a pas lu la Civilité puérile , Quand ilmanque aux devoirs ordinaires de la civilité.

Puéril, signifie par extension, Ce qui estfrivole, et qui tient de l’enfance, soit dans leraisonnement, soit dans les actions. Ce qu'il ditlà est puéril. C’est un discours puéril. Ce jeunehomme na rien de puéril. Sentiment puéril.Raisonnement puéril. Excuse puérile. Frayeurpuérile. Joie puérile. Cette discussion servitpuérile.

PUÉRILEMENT, adv. D’une manière pué-rile. C’est raisonner bien puérilement.

PUÉRILITÉ, s. f. Ce qui lient de l’enfant,soit dans le raisonnement, soit dans les actions.Il ne se dit qu’en parlant d’Un homme fait. Ily a delà puérilité dans ce raisonnement, dansce discours. Il ne dit que des puérilités. Il nefait que des puérilités.

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PUGILAT, s. m. Combat à coups de poîngs yqui éloit en usage dans les anciens Gymnases.Les bras des Athlètes êtoienl armes de restes dansl’exercice du Pugilat.

PCI

PUINE, s. masc. Arbrisseau qui est censémort-bois. Voyez Bois .

PUINE, PUINEE, adj. Qui est né depuisun de ses frères ou une de ses sœurs. C’est moufrère puîné. C'est ma sœur puînée.

Il se pi end aussi substantivement. C est monpuîné. Les puînés des maisons souveraines senirtnent di^jtcilcmenf. Dans la conversation,l’on se sert plus ordinairement du mot de.Cadet.

PUIS, adverbe de temps. Ensuite, Ils se