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Rabattre, dans le style figuré, signifié,Abaisser; et c’est dans cette acception qu’ondit, Rabattre Vorgueil, rabattre la fierté dequelqu'un. Il lui a bien rabattu son caquet.Ce dernier est du style familier.
Rabattre , est aussi neutre ; et alors il si-gnifie, Quitter un chemin, et se détournertout d’un coup par un autre. Quand vous serezen tel beu, i>o.us rabattrez à main droite. Ilfaut rabattre par un tel endroit.
Il se met aussi avec le pronom personnel ;et dans cette acception on dit, que Des perdrixne sont rabattues en quelque endroit, pour dire,qu’Elfes s'y sont remises. Les Perdrix serabat-tirent dans une pièce de blé.
Lorsqu’une armée e'tant en marche, quittetout d’un coup la route quelle tenoit, pour seporter au siège de quelque Place, on dit,qn'Elle s’est rabattue sur cette Place. L’armée,après divers mouvemens , sc rabattit sur uuôtelh Place.
On se sert aussi du mot, Se rabattre , Lors-qu’après avoir parlé de quelque matière, onchange tout d’un coup de propos. Après avoirparlé quelque temps de choses indifférentes, ilse rabattit sur la politique.
On dit aussi, Après avoir exigé telles et tellesconditions , il se rabattit à demander simple-ment que , etc. pour dire, Il se borna à deman-der, etc.
Rabattu, ce. participe.
On appelle Epée rabattue , Une épée qui n’aai pointe ni tranchant; et, Dames rabattues ,Une sorte de jeu qu’on joue sur le tablier d’untrictrac. Jouer aux dames rabattues.
On dit proverbialement, Tout compté , toutrabattu , tout bien compté et rabattu , pourdire, Tout bien examiné.
RABBIN. subst. m. On appelle ainsi les Doc-teurs des Juifs. Il est fort versé dans la doc-trine des Rabbins. C'est le sentiment desRabb ins. !
En parlant d’Un homme qui a beaucoup lue t beaucoup étudié les livres des Juifs, les ou-vrages des Rabbins, on dit par plaisanterie ,que C'est un Rabbin , un vieux Rabbin .
On supprime l’rt dans ce mot, lorsqu’il pré-cède immédiatement le nom d’un ancien Doc-teur Juif, et dans ce cas on supprime aussil’article. Ainsi on dit, Rabbi Maimonides ,pour dire, Le Rabbin Maîmonid' S. On dit deïfiênie, Je ne suis point du sentiment de RabinAbenezra sur ce mot du Pmtateuquc , pouïdire, Du Rabbin Abenezra.
On doit toujours dire, Rabbi , en adressantU parole a un Rabbin. Que dites-vous , Rabbi ,de cette interprétation?
RABBINAGE. s. m. Ce mot n’est d’usagefjtic pour signifier L’élude qu'on fait des livress Rabbins . C’est un homme qui passe sa vieatls k Rabbinage. Il ne se dit guère que parm ép r i s>
RABBINIQUE. adjectif des 2 genres. Qui IAppartient aux Rabbins, qui est particulier auxabbins. Le caractère Rabbînique est differente l Hébraïque ordinaire. Les Juifs écrivent
Tome II,
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quelquefois leur langue vulgaire en caractèresRabb iniques.
RABBINISME, subst. m. La doctrine desRabbins. Un homme versé dans le Rabbinisme.
RABBINISTE. subst. m. Qui suit la doctrinedes Rabbins, ou qui étudie leurs livres. Quel-ques-uns croient que Rabbaniste est mieux dit,mais l’usage l’a emporté pour Rabbiniste.
RABDOLOGIE. s. f. Espèce d Arithmétique,qui consiste à faire des calculs par le moyen decertaines baguettes sur lesquelles on écrit cer-tains nombres.
RÀBDOMANCE ou RABDOMANCIE. s. f.Prétendue diviuution par la baguette.
RABËTLR. v. a. Rendre bête. Vous rabê-tissez ce garçon-là à force de le maltraiter. Ilest familier. On dit aussi nentrâlement, Il ra-bêtit de jour en jour , pour dire, U devient plusbâte de jour en jour.
Rabèti, ie. participe.
RÀBIüLE. s. f. Voyez Rave.
RABLE, s. m. On appelle ainsi dans quel-ques animaux, La partie qui est depuis le basdes épaules jusqu'à la queue. Il ne se dit guèreque Du lièvre et du lapin. Le rdble d'un lapin.Le râble d'un lièvre.
li se dit par plaisanterie, en parlant Deshommes qui sont forts et robustes. Il a lesépaules larges et le râble épais.
RÂble, se dit en Chimie, d’Une barre de feren crochet, dont on se sert pour remuer dessubstances que l’on calcine.
RABLU, UE. adj. Qui a le râble épais, quiest bien fourni de râble. Un lièvre bien râblu.On dit plus ordinairement, Râblé, râblée.
Râblu se dit aussi par plaisanterie, en par-lant d’Un homme fort et robuste. C'est un grosgarçon bien râblu. Râblé est plus d’usage.
RABONNIR. v. a. Rendre meilleur. 11 n’estd’usage qu’en parlant De certaines choses, quin’étant guère bonnes d’elles-mêmes, ou quiayant été gâtées, deviennent ensuite meilleures.Les bonnes caves rabonnissent le vin.
On dit aussi au neutre, Rabonnir , pourdire , Devenir meilleur. Çe vin rabonnit enbouteille. ,
Raboxxi, ie. participe.
RABOT, s. masc. Instrument de Menuisier ,qui sert à aplanir une pièce de bois , et à larendre unie et polie. Passer le‘rabot sur quel-que pièce de bois. Unir, polir une pièce de boisavec le rabot.
On dit "figurément. Passer le rabot sur unouvrage de vers , de prose, y donner un coupde rabot , pour dire , Le perfectionner. Il estfamilier.
Rabot , se dit aussi d’Un certain instru-ment dont on se sert pour remuer et pour dé-tremper la chaux.
RABOTER, v. a. Rendre uni et poli avec lerabot. Du bois noueux est malaisé à raboter.On n'a pas bien raboté cet ais , ce parquet.
Raboter , se dit figurém. et familièrement,en parlant Des ouvrages d’esprit où il y a beau-coup à retrancher, à réformer. Il y a bien àrabota' dans cet ouvrage. En parlant d’Un
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liomine qui n’est pas encore formé, façonnépour le monde, ou dit aussi, que C’est unjeune homme ou il y a bien encore à raboter.
Rabote , ée. participe.
RABOTEUX, EUSE. adj. U se dit propre-ment Du bois, et signifie, Noueux, inégal. Lecornouiller est raboteux. Des ais raboteux.
Il se dit aussi De toute superficie inégale, etprincipalement des chemins. C'est un paysinégal , pierreux et raboteux. Des cheminsraboteux. Une allée raboteuse.
U se dit figurément Du style, des ouvragesde vers, de prose, pour signifier, Grossier,mal poli.
RABOUGRIR, v. n. Il ne se dit proprementque Des arbres et des plantes, que la mauvaisenature de la terre, ou les mauvais vents empê-chent de profiter. Les grandes gelées font ra-bougrir le jeune bois. Il s’emploie aussi avec lepronom personnel. Quand les arbres ont attrapéle tuf, ils se rabougrissent. On l’emploie plusordinairement au participe.
Rabougri, ie. participe. Un jeune planttout rabougri. Des arbres tout rabougris ,
Il se dit figurément d’Une petite personnede mauvaise conformation et de mauvaise mine.Un petit homme rabougri , tout rabougri,
RABOUILLÈRE. subst. f. Trou, espèce deterrier peu profond, que les lapines creusentpour y faire leurs petits.
RABOUTIR, v. a. Ce mot n’est guère d’usagequ’en parlant De quelques morceaux d ctoffequ’on met bout à bout l’un de l’autre. Raboutirdeux morceaux de velours. U est populaire.
Raboeti, ie. participe.
RABROUER, v. a. Rebuter avec rudesse etavec mépris. Si vous lui parlez de cela , il vousrabrouerez terriblement, étrangement, C'est unhomme fâcheux , il rabroue les gens, il rabrouetout le monde. Il est du st\lc familier, et ne sedit que Des personnes. Son usage le plus ordi-naire est quand il s’agit De propositions quel’on désapprouve, que l’on rejette.
Rabroué j ée. participe.
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RACAILLE, subst. f. La lie et le rebut dupeuple-, ce qu’il y a de plus vil et de plus mé-prisable dans la populace. Ce n'est que de laracaille. Il ne faut point se mêler avec de laracaille, Jê ne veux point avoir affaire aveecette racaille. U est du style familier.
Il se dit figurément, De toutes les choses derebut. Il y a deux ou trois pièces rares dansson cabinet , mais tout le reste n’çst que de laracaille. On a pris tout ce qu'il y ayoit de bonet Von n’a laissé que de la racaille , que la ra-caille. Il est du style famiijer.
RACCOMMODAGE, s. n,. Le travail d'unouvrier qui a raccommodé et refait quelquemeuble. Le raccommodage d'un habit , d'unepaire de bas, à une paire de hottes. Payer tantpour le raccommodage,
RACCOMMODEMENT, s. m. Réconcilia-tion entre des personnes qui étoient brouillées.Leurs amis ont Iravailléà leur raccommodement»
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