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Râpe, &>t aussi Une espèce de lime dont seservent les Sculpteurs pour mettre leur ouvrageen état de recevoir la dernière main. Celtefigure est en tel état tju’on y peut passer iarâpe. La râpe sert aussi quelquefois aux Me-nuisiers , Plombiers, et autres ouvriers.
RAPE. s. fém. Grappe de raisin de .laquelletous les grains sont ôtés. Tous les grains decette grappe sont pouris, il ne reste plus que larâpe. Plusieurs disent, Passer le vin sur larâpe. Voyez Rafle.
RÂpes, au pluriel, se dit Des crevasses oufentes qui arrivent au pli du genou d’un che-val , comme les malandres. Les râpes differentdes malandres, en ce que les râpes sont transversalcs, et les malandres longitudinales.
RÂPÉ, subst. m. On,appelle ainsi toutes le;grappes de raisin avec leurs grains, qu’on metdans un tonneau de via pour le raccommoderquand il se gâte. Passer du vin par le râpé, surle râpé.
11 se dit aussi Du vin qui a passé par le râpe.Il ne nous a donné à boire que du râpé, demauvais râpé.
On appelle Râpé de copeaux, Une certainequantité de copeaux qu’on met dans un ton-neau pour éclaircir le vin.
RÂPER. V. act. Mettre en poudre avec b:râpe. Ruper du sucre. Râper de la muscade.Râper de la croule de pain pow mettre dan.-une sauce. Râper du tabac.
RÂPÉ, ÉE. participe. Un habit râpé, pourdire, Usé jusqu’à ia corde. 11 est familier eifiguré. Tabac râpé. On le faisoit substantif. Debon râpé. Il a vieilli ; mais pendaut qu’il étoitd’usage, il a passé aux Italiens qui l’ont con-servé, et qui appellent le tabac eu poudre, Delrâpe.
RAPETASSER, v. a. Raccommoder grossiè-rement de \ieiiles bardes, y mettre des pièces.Rapetasser un vieil habit , une vieille robe, devieux meubles.
Rapetassé , ÉE. participe.
RAPETISSER, v. act. Rendre plus petit.Rapetisser un manteau. Tl est aussi neutre, et ,signifie, Devenir plus petit. Les jours rapetis-sent. Ce vieillard rapetisse sensiblement. Ils’emploie pareillement avec le pronom person-nel dans cette même acception. Une étoffé quise rapetisse dans Veau .
Rapetissé, ée. participe.
RAPIDE, adj. des 2 genres. Il se dit tantd’Un mouvement extrêmement vite, que detout ce qui se meut avec vitesse. Le cours ra-pide d’un fleuve. Le vol rapide des aigles. Unmouvement très-rapide. Le Rhône est extrême-ment rapide. Ce torrent est fort rapide.
On applique l’épitbète de Rapide , à uneexpédition guerrière, à une conquête faite avecune grande célérité. Une expédition rapide.Des conquêtes rapides. Des succès obtenuspromptement sont appelés Succès rapide*.Un homme qui avance très-vite dans unescience, une doctrine qui se répand avec faci-lité, font Des progrès rapides. Une attentionvive et courte donnée à un objet, a une affaire,
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à un livre, s'appelle 'Un coup d'œil rapide. Unstyle où les mouvemens, les idées, les faits sesuccèdent sans interruption, est Un style ra-pide , etc.
RAPIDEMENT, adv. Avec rapidité, d’unemanière rapide. Une rivière qui coule rapide-ment. Un carrosse qui va rapidement. Nosjours s’écoulent rapidement.
RAPIDITÉ, s. fém. Célérité, grande vitesse.La rapidité du mouvement. La rapidité duvol de cet oiseau. La rapidité d’un torrent ,d’une rivière. La rapidité de sa course. Il pro-nonce avec beaucoup de rapidité. Le temps fuitavec rapidité.
U se dit figurément, en parlant des succès,des conquêtes, des victoires, du style, etc-
RAPIÉCER, v. a. Mettre des pièces à dulinge, à des babits, à des meubles.Rapiécer unhabit, du linge.
Rapiécé, ée. participe.
RÀPIÉCETAGE. s. m. Il se dit De l'actionde rapiéecter, et des hardes rapiécelées. Il atant donné pour le rapiécetage. Tout son meu-ble n’est fait que de rapiêcetuge. Ce n’est quedu rapiécetaqe.
RÂPIÉCETER. v. a. Il signifie la memechose qu c Rapièces; et meme l’on dit plutôtRapiéceter des meubles , que Rapiécer desmeubles.
Rapiéceté, ée. participe.
RAPIÈRE, subst. f. Vieille et longue épée.Il traînoit une longue rapière après lui. Ily avoit deux vu trois rapières pendues au râ-telier.
• On dit aussi, C’est un traîneur de rapière.Il a quitté le Palais , et a pris la rapière. Il amis une rapière ù son côte. Et dans ces phrases, ,Rapière signifie simplement Épée; mais on nelui donne jamais ce nom que par mépris et endérision.
RAPINE, s. f. L’action de ravir quelquecliose par violence. C’est un animal né pour larapine. Il se dpt aussi De ce qui est ravi parviolence. Un oiseau qui vit de rapine.
Rapine, en parlant Des hommes, signifie.Pillage 1 , volerie, larcin, concussion. Cet homme-là s’est enrichi par ses rapines. lia etc punipour ses rapines. Tout h bien qu'il a ne vientque de rapine, n’est que de rapine. Ce sont descens accoutumés à la rapine , qui ne vivent que1e rapine.
RAPINER. v. n. Prendre injustement, eten abusant de l’emploi, de la commission donton est chargé. Ce valet rapine sur tout ce qu’ilachète. C'est un concussionnaire qui a rapinesur toute la Province.
U se prend quelquefois activement et fami-lièrement. Il rapine toujours quelque chose .
Rapiné, ée. participe.
RAPPEL, s. m. Action par laquelle on rap-pelle. Cet Ambassadeur a obtenu son rappel. Ila obéi par la crainte du rappel. U se dit prin-cipalement De ceux qui ont été disgraciés ouexilés. Après son rappel à la Cour. Lettres derappel.
Rappel de bAN,sc ditDes Lettres du Prince-
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par lesquelles il rappelle quelqu’un de bannis-sement. Obtenir un rappel de ban.
Rappel, tenue militaire. Manière de battrele tambour pour faire revenir les soldats audrapeau. Battre le rappel.
Rappel, en termes de Droit, signifie, Ladisposition d’un testateur, par laquelle il ap-pelle à sa succession ceux qui en étoient natu-rellement exclus ; par exemple, des petits-ne-veux et des petites-nièces enfans d’un neveuprédécédé, qui auroient été exclus par des ne-veux et des nièces.
RAPPELER, v. a. Appeler de nouveau- Jel’ai appelé et rappelé sans qu’il ait répondu.
Il signifie plus ordinairement, Faire revenirla personne qui s’en va, encore qu'on ne l’aitpoint déjà appelée. Je m’en aZlois, et il m’arappelé, il m'a fait rappeler. On me rappelle.
Il signifie encore, Faire revenir quelqu’und’un lieu où on l’a voit envoyé pour y exercercertaines" fonctions, y. remplir un certain em-ploi ; et il sc dit tant De ceux qu’on révoquepar des raisons de mécontentement, que deceux qu’on fait revenir par quelque autre mo-tif que ce puisse être. Rappeler un Ambassa-deur , le rappeler de sou Ambassade. La guerreétant déclarée entre ces deux Princes, ils ontdes deux parts rappelé leurs Ambassadeurs . CetAmbassadeur a demandé lui-même qu’on Urappelât. Sa mauvaise conduite , ses malversa *tions sont cause qu’on l’a rappelé.
Il signifie aussi, Faire revenir ceux qui ontété disgraciés, chassés ou exilés. Il avoit étédisgracié, mais le Roi Va rappelé. Il a été rap-pelé à la Cour. On fa rappelé d’exil.
Dans cette acception, on dit figurément etdans le style soutenu, Rappeler à la vie . pourdire, Faire revenir à U vie.On le croyoit mort,on lui donna quelque chose qui le rappela à lavie. Et on dit aussi figurément, Rappeler unhomme ù son devoir , pour dire, Le faire ren-trer dans son devoir.
On dit aussi en termes de Pratique, qu’t/ntestateur a rappelé un de ses parens d sa suc-cession , pour dire, que Par son testamentil a ordonné que ce parent auroit part à sa suc-cession, quoiqu’il dut en être exclu par la dis-position de la Coutume ou de la Loi .
Rappeler , signifie aussi, Se représenter lesidées des choses passées. Rappeler le tempspassé. Rappeler sa jeunesse. Rappelez-vous,rappelez lui le souvenir de notre ancienne ami-tié. Rappeler dans sa mémoire. Se rappeler quel"que chose dans la mémoire. Rappelev-moi à soi*souvenir, ù l'honneur de son souvenir. Ne rap-pelons point le passe.
Il se joint aussi avec le verbe auxili» 11 ' 5Avoir et la particule De: Je me rappelle d’a-voir vu , je me rappelle d’avoir fait ; et avec leQue conjonctif. Je me rappelle qu’il m'a dit .
On dit. Rappeler sa mémoire , pour dire,Tâcher de se ressouvenir.
On dit aussi, Rappeler ses esprits , rappelerses sens, pour dire, Reprendre ses esprits, re-prendre ses sens.
On dit, que Du vin rappelle son buvcur .1