4,8 RAT
caprices et de fantaisies. Il est ratier, elle est ra-tière. On le fait aussi substantif. C'eut un ratier.
RATIÈRE, s. f. Petite machine à prendrek;s rats. Tendre une ratière. Il s'est pris un ratdans la ratière. Il a été pris comme dans uneratière.
RATIFICATION, s. f. Approbation, con-firmation authentique de ce qui a été fait oupromis. Ratification sous seing privé. Ratifica-tion par acte public. Ratification par écrit. Ra-tification verbale. Le mineur signa au con-trat , et promit de donner sa ratification guandil seroit majeur. Signer la ratification d'uncontrat. Signer la ratification d'un traité.
U se prend aussi pour L’instrument public,dans lequel la ratification est contenue. Letraité a été fait un tel jour , mais on attend laratification de France , de Suède , etc. Échan-ger les ratifications. L'échange des ratificationsa été fait.
En termes de Pratique, on appelle Lettres deratification , Des lettres obtenues en grandeChancellerie par l’acquéreur d’une rente duepar le Roi. Elles tiennent lieu de la significa-tion du transport, et servent à purger les hy-pothèques.
RATIFIER, v. a. Approuver, confirmer au-thentiquement ce qui a été fait ou promis.Ratifier, par écrit. Ratifier verbalement. Ra-tifie/' un contrat. Ratifier un acte. Ratifer untraité. Le traité est signé par les Plénipoten-tiaires, mais les Princes ne Vont pas encore ra-tifié.Il a promis de faire ratifier à ou par sa■femme, son fils, ses associés, etc. Les obliga-tions faites par un mineur , ?ie valent rien , s'ilne les ratifie quand il est majeur. Il étoit en,prison quand il passa ce contrat , mais il Varatifié depuis. Je ratifie tout ce qu'on vous adit, tout ce qu'on vous a promis de ma part.
Ratifié , ée. participe.
• RATINE, s. fém. Sorte d’étoffe de laine.Ratine de Florence. Ratine d’Espagne . Ratinede Hollande. Ratine frisée. Ratine noire. Ra-tine blanche, etc. Justaucorps doublé de ratine.Camisole de ratine.
RATINER. v. a. Rendre semblable à la ra-tine frisée. Faire ratifier un habit de drap.
Ratiîîé , ée. participe.
RATION, s. f. La portion, soit de pain,soit d’autres vivres, soit de fourrage, qui sedistribue aux troupes. Distribuer les râlions'aux, soldats, les rations de foin et d’avoine auxcavaliers. Donner à un soldat sa ration , luidonner double ration , demi-ration.
Il se dit aussi sur mer, De la quantité depain, de viande, de boisson, etc. qui se dis-tribue chaque jour à chaque soldat , ma-telot, etc.
RÀTIONÀL. s. m. Morceau d’étoffe carré dela grandeur de la main, que le Grand Prêtredes Juifs portoit sur la poitrine.
RATIONNEL, ELLE. adj. Terme qui n'estd’usage que dans le didactique. Ainsi les Astro-nomes appellent Horizon rationnel , Le grandicercle qui coupe le ciel et la terre en deux hé-misphères.
RAT
RATISSER, v. n. Oter, emporter en raclantla superficie de quelque chose, ou l’ordure quis’est attachée dessus. Ratisser un cuir. Ratisserdes peaux de parchemin. Ratisser des navets ,des racines de persil. Ratisser les allées d’unjardin. Ratisser un degré , une cour. Ratisseïun baquet , un muid.
Ratissé , ée. participe.
RATISSOIRE. s. f. Instrument de fer avecquoi on ratisse des allées, des degrés, unecour, etc.
RATISSURE. s. f. Ce qu’on été en ratis-sant. Ratissure de navets. Jeter les ratissures.
RATON, s. m. Petite pièce de pâtisserie,faite avec du fromage mou en forme de petitetarte. Criei' des ratons. Vendre des ratons.Manger des ratons , des ratons tout chauds.
RATON, s. m. Petit rat. Ce mot ne s’em-ploie guère qu’au figuré , dans le langage fa-milier des gouvernantes avec les enfaus. Ve-nez, mon petit raton , petit raton.
RATTACHER, v. a. Attacher de nouveau.U s’emploie quelquefois pour, Attacher. Lemanteau royal étoit, rattaché d’une agrafe dediamans.
RATTEINDRE. v. a. Rattraper. Il se dit,soit en parlant d’Uu prisonnier qui s’e'toitéchappé, soit en parlant d’Un homme qu’onvient de quitter, et qui a pris les devans pouraller au même endroit où l’on veut aller. Leprisonnier s’éloit échappé • on est parvenu à leratteindre. Il vient de partir , mais j’espère leratteindre bientôt.
Ratteist , te. participe.
RATTRAPER, v. a. Ratteindre, reprendre,lise dît également, soit en parlant d’Un pri-sonnier qui s’étoit sauvé, comme, On a rat-trapé ce prisonnier ; soit en parlant d’Un hommeh qui on a laissé prendre les devans pour le re-joindre bientôt. A liez toujours devant , je nousaurai bientôt rattrapé. Il est familier.
Il signifie aussi dans le style familier, Rega-gner^, recouvrer par ses soins ce qu’on- avoitperdu. Il avoit perdu d'abord cent pistoles,mais il les a rattrapées. Il a si bien fait, qu'il arattrapé l*: montre qu'on lui avoit volée. Il ade la peine à rattraper la santé.
Rattraper, est aussi réduplicatif, et signi-fie, tant au propre qu’au figuré, Attraper denouveau, attraper une seconde fois. Quand unrenard s’est échappé d’un piège, il est bien rarede l'y rattraper.
On dit dans le style familier, On ne m'yrattrapera plus; bien fin qui m'y rattrapera ,pour dire, Je serai tellement sur mes gardes,qu’on ne me trompera plus en pareil cas : ilsignifie aussi, Je ne risquerai plus pareillechose, je ne m’exposerai plus à semblable aven-ture.
Rattrapé, ée. participe.
RATURE, s. f. Effaçure faite par quelquestraits de plume qu’on passe sur ce qu’on aécrit. Un écrit tout plein de ratures. Un acteplein de ratures. Le Notaire et les Parties ontapprouvé les ratures de l’acte.
RATURER, y, a. Effacer ce qui est écrit.
RAV
en passant quelques traits de plume par-dessus.Il est difficile de composer correctement, sansraturer beaucoup.
Raturé, ee. participe. Un manuscrit très -raturé, Qui a beaucoup de ratures.
RAF
RAUCITÈ. s. f. Rudesse, âpreté de voixLa raucité de la voix est désagréable et blessel'oreille. Il est de peu d’usage.
RAUQUE, adj. des 2 g. U ne se dit guèreque Du son de la voix, et signifie, Rude, âpreet comme enroué. Une voix rauque. Cet hom-me a une grande voix, mais le son en estrauque. Il a quelque chose de'rauque dans lavoix.
RAV
RAVAGE, s. m. Dommage et dégât fait avecviolence et avec rapidité. Les ennemis font der
les bêtes ont fait de grands ravages dans toutce pays-la.
Il se dit aussi Des dommages que causentles tempêtes, les orages, les pluies, les vents.Les pluies ont fait de grands ravages. Le dé-bordement de la rivière a fait beaucoup de ra-vages ,, La tempête a fait de grands ravages dansla campagne.
Cn dit encore, La gelée de cette nuit a fait #bien du ravage dans les vignes.
U se dit aussi Des maladies. La petite vérolea fait de grands ravages.
Il sc dit figurément Du désordre que les pas-sions causent. Les passions font de grands ra-vages dans le cœur des jeunes gens. Le luxefait de grands ravages dans les Etats.
On dit dans le style familier, Faire ravage ,faire élu ravage dans une maison, pour dire,Y faire beaucoup de biuit, beaucoup de fracas,beaucoup de désordre.'
RAVAGER, v. a. Faire du ravage. Les en-nemis ont ravagé toute la Province. Les san-gliers ont ravagé cette pièce de blé. Les pluies ,les orages ont ravagé ces contrées. Le déborde-ment des eaux a ravagé la campagne.
Ravagé, ée. participe.
RAVALEMENT, s. m. 11 ne se dit au pro-pre qu’en parlant Du travail qu’on fait à unmur, lorsqu étant élevé à hauteur, on le crépitde haut en bas. Faire le ravalement d’un mur.Il cn a tant coûté pour faire le ravalement dece mur.
Il signifie au figuré, Abaissement. Il a étéquelque temps fort considéré, puis il est tombédans un grand ravalement. Peut-on voir unplus grand ravalement que le sien? Il est peuusité.
On appelle Clavecin à ravalement, Un cla-vecin qui a plus de touches que les clavecinsordinaires.
RAVALER, v. a. Retirer quelque chose cndedans de sa gorge, en dedans du gosier. Rava-ler sa salive.
Il se dit figurément, en parlant De la con-traint e..qu’on se fait, lorsqu’étant sur le point
avages dans la campagne. Les sangliers ,