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du ns cel intervalle, ou de quelque péché quel’on a oublie dans sa confession.
On dit encore, Réconcilier un hérétique àl'Eglise, pour, Lui donner Vabsolution aprèsqu’il a abjure son hérésie.
Cn dit aussi, Réconcil er une Eglise, pour,J.a rebénir avec de certaines cérémonies, quandelle a été profanée.
Réconcilié, ée. participe.
On dit proverbialement, qu'il ne faut pussé fier à ur. ennemi réconcilie.
RECONDUCTION. s. f. Terme de Pratique.Il n’est d'usage qu’en cette phrase, Tacite re-conduction) qui signifie, La continuation de lajouissance d’une ferme ou d'une maison, aurnôme prix et aux mêmes conditions, aprèsl’expiration d’un bail, et sans qu’il ait été re-nouvelé. Il occupe cette maiion par tacite re-conduction.
RECONDUIRE, v. a. Accompagner par ci-vilité quelqu’un dont on a reçu visite. Il a étéreconduit jusqu’à la perte, jusqu’à son carrosse.Il ne veut j ms qu’on le reconduise. Reconduirepar cérémonie.
Il se dit aussi en parlant d’Un hoijime qu’onfait sortir de chez soi en le maltraitant. Recon-duire un insolent à coups de bdton. On recon-duisit les ennemis à grands çoups de canon.Il est du style familier.
Reconduit, iie. participe.
RECONDUITE, s. f. Action de reconduirequelqu’un. Faire la reconduite. Chargez-vousde la reconduite. La reconduite est un céré-monial inipoitant chez les Italiens. U s’emploiesurtout ironiquement. La reconduite qu'on luifit ne fut pas agréable.
RECONFORT, s. m. r Consolation, secoursdans l'affliction. Tout son réconfort est que....^^oila tout son réconfort. Dieu sera notre ré-confort. C’est le réconfort des affligés. Il com-ipencc à vieillir.
RECONFOR TÂTION. s. f. Action de ré-conforter.
RÉCONFORTER, v. a. Conforter, fortifier.Cela réconforte l'estomac , réconforte le cer-veau. Il a pris un peu de vin qui l’a récon-forté.
Il signifie aussi, Consoler dans l’affliction, iIl est si désolé, que rien ne peut le rêcon - jforler. En ce sens il vieillit.
Réconforté, ée. participe.
REGQNNOISSABLE. adjectif des 2 genres.Facile à reconnoilre. Il est si changé , qu’il ,n’est pas reconnoissahle. Voilà une faussetébien reconnoissahle. Il est fort reconnoîssabledans son portrait. Il seroit reconnaissableentre mille.
RECONNOISSANCE. s. f. Action par la-quelle cn se remettant l’idée de quelque per-sonne ou de quelque chose, on la reconnoilpour ce quelle est. Il y avait long-temps qu'iln 1 avoit vu soil fis, il le-reconnut d’abord, cion s’étonna d’une si prompte reconnaissance.Oreste et Iphigénie se reconnurent f et unelettre fut cause de leur mulueiU reconnais-sance. Dans les pièces de théâtre , le denoo-
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ment se fait souvent par une reconnoissance.,Une reconnaissance bien touchante , bien gra-duée , bien filée, bien amenée. Il reconnut lesmeubles gu’on lui avoit “volés, et après que lareconnaissance qu'il en fit eut été vérifiée de-vant h Juge , ils lui furent délivrés.
Il signifie, Gratitude, ressentiment desbienfaits reçus. Grande reconnaissance. Éter-nelle reconnaissance. Avoir de la reconnais-sance, Témoigner sa reconnaissance.
U signifie aussi, Récompense qu’on donnepour reconnoilre un bon office, un service. Ilvous a bien servi dans cette affaire, cela mentequelque reconnaissance. Vous devez attendrede lui une honnête reconnaissance.
ïl signifie encore, Aveu, confession d’unefaute. Cette prompte et humble reconnaissancede sa faute lui en a mérité le pardon.
Il se dit au sens d’Examen détaillé. Fairela reconnoissance des lieux , des meubles ,des papiers. La reconnoissance sera longue.
On ditqu 'Un Général d’armée est allé faireune recomio’ssatice, pour, qu’il a été examinerla position, la nature d’un terrain, et la dispo-sition des ennemis. Par les denutres recon-naissances qu’on a faites , on s’est assuté queles cune/ms avoient un marais devant eux. Ondit de même, Faire la reconnoissance des li-gnes du camp ennemi.
On dit h peu près dans le même s%ns, Lareconnoissance des cotes, des rades , etc. enparlant Des cotes, des rades, etc. qu’on aper-çoit, qu'on découvre en naviguant.
Reconnoissance. Acte par écrit, pour re-connoître qu’on a reçu quelque chose, soit paremprunt, soit en depot, ou pour reconnoîtrequ’on est obligé à quelque devoir. Il me donnases pierreries cn garde, je lui en donnai ma re-connoissance. Si nous me confies ces papiers ,je dous en-ferai ma reconnoissance. Il a passeune reconnoissance à son Seigneur du censqu’il lui doit. Il a été condamné à me passertitre nouvel et reconnoissance.
On appelle aussi, Reconnoissance de pro-messe, ou d’écriture , Un acte par lequel u:ihomme reconnoît qu’une promesse est de lui,que l’écriture qu’on lui représente est de samain. Il avait fait une promesse sous seingprive , et il en a passé reconnoissance , sareconnaissance par - devant Notaire, Quandhomme nie un billet qu’on prétend être de lui, ■il faut en venir à la reconnoissance par com-paraison d’écriture • mais quand il le recon-naît lui-même , il n’est plus besoin d’autre re-connoissance.
RECONNOISS ANT, ANTE. adj. Qui a hgratitude, le ressentiment des bienfaits qu’il areçus. Il est biefi reconnaissant. Il est fort re-connaissant. des grâces que vous lui avez faites.Il a l’âme reconnaissante.
RECONNOITRE. v. act. Se remettre dansl’esprit l'idée, l’image d’une chose, d’une per-sonne, quand on vient à les revoir. Il y avoitlong-temps que je ne Tarots vu, j’ai eu de lapeine à le reconnoître. Ne me reconnaissez^vous point? Il a reconnu son cheval qu’on lui
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avoit vole. Je l’ai reconnu malgré son déguise-ment. Que chacun reconnaisse ses hardes , seslivres, etc.
On dit aussi, qu’On reconnoît une chose,une personne , quoiqu'on ne Vait jamais vue ,Quand on s’aperçoit à quelque marque ou parquelque discours, que c’est telle chose, telle: personne. U a été reconnu à une balafre qui'.j avoit au front.
| Reconnoître, signifie encore, Parvenir àconnoîlre, à apercevoir, à découvrir la véritéde quelque chose. On a reconnu son innocence.On a reconnu sa trahison, sa perfidie.
Reconnoître, signifie aussi, Considérer,observer, remarquer. Reconnoître les lieux.Reconnoître le terrai». Reconnoître les dispo-sitions de quelqu’un , etc.
Il se dit aussi au sens de Déclarer, établir.Ce Prince nesl vas reconnu, n’est pas déclarétel. Cette toi n’csl pas encore généralement re-connue, établie. Cet ouvrage est reconnu pourexcellent. Il lui. a été enjoint de reconnoître untel pour honnête homme. C’est un honnêtehomme , et reconnu pour tel.
Reconnaître, signifie aussi, Avouer, con-fesser. Tl a reconnu sa faute , reconnu la dette.Je reconnois avoir reçu. Je reconnois qu’untel oi’a prêté telle somme. Il ne veut pas recon-naître qu’il a eu tort. Je reconnois le principe.
On dit , Reconnoître son seing , pour ,Avouer qu’on a signé l’écrit dont il s’agit. Etdans la même acception Ton dit , Reconnoîtreune lettre, une écriture, une promesse.
On dit, Reconnoître une redevance , unerente, pour, En passer un aveu, une recon-noissance.
Il se dit principalement à la Guerre. Recon-noître un pays , une place qu'on veut attaquer.Reconncîti'e les ennemis. Reconnoître leur con-tenance, leur nombre, leur camp , leurs retran-chcmens. On envoya de la cavalerie reconnoîtreles passages , les chemins, les défilés , etc.
On dit aussi en termes de Marine, Recon-naître un vaisseau , un bâtiment , pour, Le dé-couvrir, l’apercevoir. Et l’on dit, Reconnoîtreune terre , pour, E11 observer la situation, afinde 'savoir quelle terre c’est.
Reconnoître, signifie aussi, Avoir de lagratitude. Reconnoître les bienfaits, les grâcesqu’on a reçues.
On dit, Reconnoilre un service , pour, Larécompenser, Rendez-moi ce service, je le re-connaîtrai dans l’occasion. Il a fort mal re-connu les bons offices qu'on lui a rendus.
Reconnoître pour, signifie, Avouer pour,j II a reconnu un tel pour son fils. Ces peupleont reconnu un tel Prince pour leur Roi.
On dit aussi dans le même sens : Il ne rC jconnoit ni Juge , ni Supérieur. Il ne reconnaîtd’autre loi que sa volonté , d'autre maître g UuDieu.
Se reconnoître, signifie, Connoîtrc q 11 o* 1a péché, qu’on a failli, et s'en repentir. / aicitfort mal vécu dans sa jeune::e, mais il 56 ^connut sur ses vieux jours. Dieu nous fasseordre de nous reconnoilre avant <jue ae mow ir.