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Il porta quelque temps les armes contre sonP rince, mais enfin il se reconnut et rentraà ns son devoir.
Il signifie aussi. Reprendre ses sens, penser• ce ([n on doit faire, y faire réflexion. Zi doittombé en foïblessc , et quand il vint « se 7’econ-nottre _ Donnez-moi le loisir de me recon-
naître. Il fut surpris et ri eut pas le temps de serecofinoftre. Il est mort sans avoir eu un ins-tant pour se reconnaître, Pour se préparer à lamort.
On dit, 5e reconnaître, commence!' « se re-connaître en quelque endroit , pour dire , Ser:mettre dans l’esprit l’idée d’un lieu, d'unpays. Il y avoit long-temps que je n’avois passépar cet endroit ,• mais je commence à me recon-noître.
Reconnu , ue. participe.
RECONQUÉRIR, v. a. Remettre sous sadomination par voie de conquête. Ce Princereconquit toutes les Provinces qui s'éloient ré-voltées, et celles qu’on avoit usurpées sur lui.
Reconquis, ise. participe. Pays reconquis.
RECONSTITUTION, s. f. Terme de Pra-tique, qui se dit d’Une constitution de rente àprix d’argent, lors de laquelle celui qui em-prunte s’oblige d’employer la somme à luiprêtée, au remboursement d'une autre rentepar lui due, ce qui s’exécute par le même acte;au moyen de quoi, le nouveau créancier estsubrogé aux hypothèques et privilèges de l’an-cien.
RECONSTRUCTION, s. f. Action de recons-truire. On a ordonné lu reconstruction de ce'édijice.
RECONSTRUIRE, v. a. Rebâtir, relever,rétablir un édifice. Il a fait reconstruire samaison, son château à qrands frais.
Reconstruit, ite. participe.
RÉCONVENTION, s. f. Terme de Palais.Action, demande que l’on forme contre celuif iui en a lui-même formé une le premier, et de-vant le même Juge. La réconvention n’est pasadmise en Juridiction séculière.
RECOPIER, v. a. Transcrire de nouveau.
Recopié, ée. participe.
RECOQUILLEMENT. s. m. État de ce quiest vecoquillé.
RECOQUILLER. v. a. Retrousser en formede coquille. On le dit Des feuillets dun livre.Pourquoi avez-vous recoquille les feuillets denon livre?
Quelques-uns le disent aussi d’Un chapeau.Recoq ailler son chapeau. Un chapeau à bordrecoquiUe. Il est populaire.
On dit proverbialement, qu’Zl n'y-a point•le si petit ver qui ne se recoquiUe, si Vonniarche dessus , pour dire, qu'il n’y a point deS1 petit ennemi qui ne songe à se défendre et à; mue quand on l’attaque.
Recoquiizé, ée. participe.
RECORDER, v. a. Répéter quelque chose,a dn de l’apprendre par coeur. Il ne ce dit guèref i u en cette phrase, Recorder sa leçon. Et enPelant d’Un homme qui tâche à se bien re-mettre dans l’esprit ce qu’il doit f. ire ou ce
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| qu’il doit dire en quelque occasion, l’on dît,| qiiil recorde sa leçon. Il est du style familier,j On dit aussi, 5c recorder , pour dire, Sej rappeler ce qu’on n à dire ou à faire; Se recor -\ der avec quelqu’un, pour, Se concerter en-j siinble.
Recordé, ée. participe.
! En termes de Pratique, on appelle Exploits
■ recordés , Ceux dans lesquels l'Huissier doit êtreassisté de deux témoins. Une saisie doit êtreprécédée d'un commandement recordé.
RECORRTCER. v. a. Corriger une secondefois.
Recorrigé, ée. participe. Ouvvac\e corrigéi et recorrigé.
| RECORS. s. m. Celui qu’un Sergent mènei avec lui pour servir de témoin dans les exploits| d'exéicution, et pour lui prêter main-forte en: cas de besoin. Un Sergent avec ses recors, as-: sisté de deux recors. Quelques-uns écrivait| Record.
j RECOUDRE, v. a. (Il se conjugue commei Coudre.) Coudre une chose qui est décousue| ou déchirée. Votre manche, votre doublure, etc.| s’est décousue, est déchirée , faites-la recoudre.
| Recousez cela bien proprement, qu'il n’y pa-' roisse pas. Recoudre une plaie. Il avoit la moi-: tié de la joue abattue d'un coup de sabre, leChirurgien la lui recousit.
Recousu, ue. participe.
RECOUPE, s.f. Ce qui s’emporte des pierresen l::s taillant, et dont on se sert quelquefoispour garnir et pour affermir les allées des jar-dins. Il fiudroit mettre de la recoupe danscette allée.
Recoupe, se dit aussi De la farine qu ontire du son remis au moulin. Faire du pain derecoupe.
RECOUPÉ, adj. Ternie de Blason . Il se ditDes écus mi-coupés et recoupés un peu plus' bas.
j RECOUPEMENT. s. m. Terme d’Àrchitec-uire. On nomme ainsi Des retraites faites à; chaque assise de pierre, pour donner plus; d’empâtement et de solidité à un bâtiment.
| RECOUPETTE. s. f. Troisième farine qu’ontire du son des recoupes mêmes,j RECOURBER, v. a. Courber en rond parle bout. Recourber un fer. Recourber un hilton
■ par le bout pour en faire une crosse,i Recourbé , ée. participe.
| RECOURIR, v. n. (il sc conjugue comme: Courir.) Courir de nouveau. J'ai couru et re-couru.
j Quand il n’est pas réduplicatif, il signifie,Demander du secours, s’adresser à quelqu’unpour en obtenir quelque chose. Il faut recourirà Dieu dans Vajjliciion. Il fallut recourir auMédecin. On recourut au Confesseur.
U se dit aussi en parlant Des choses, etsignifie, Y avoir recours. Recourir à la dé-mence, « la bonté , à ht miséricorde du Prince.
\ Recourir aux remèdes. On fut obligé de recou-rir è la force , è l'artifice, oi vous perdez cettepièce, il faudra recourir au Greffe. Quand onue se fie point aux copies en forme, il faut
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recourir aux originaux . Quand on doute de lavérité d'un passage d'un livre imprimé, il fautrecourir aux manuscrits.
RECOURRE, v. act. Reprendre, retirer,sauver par voie de fait quelqu’un d’entre lesmains de ceux qui l’emménent par force, ouquelque chose d’entre les mains de ceux quiremportent. Il monta à cheval pour recourreson fils que les Sergens emmenoient. Le plusgrand uâage de ce verbe est renfermé dans l’in-finitif et dans le participe ; mais dans l’un etdans l’autre, il est vieux.
Recous, ousse. participe prit usité.
RECOURS, s. m. Action par laquelle on re-cherche de 1 assistance, du secours. Avoir re-cours a Dieu . Avoir recours aux suffrages desSaints . Avoir recours à la justice, à la démencedu Prince. Il tomba malade, il fallut avoir re-cours au Medecm. Si ce remèdc-là ne réussitpas , il faudra avoir recours aux eaux minéra-les. Il n’a recours qu'à vous. Si vous l’aban-donnez une fois, d qui aiira-t il recours? Commeon ne vorioit pas ajouter foi aux copies.cn futobligé d'avoir recours aux minutes et aux ori-ginaux.
Il signifie aussi Refuge; et dans celte accep-tion il ne se construit guère qu’avec le verbesubstantif. Tout mon recours est en Dieu . Dieuseul est mon recours. Vous êtes mon unique re-.cours, mon dernier recours. Dieu estle recoursdes misérables.
Recours, signifie aussi, Le droit de reprisepar voie légale, l’action qu’on peut avoir pourdédommagement contre quelqu’un. Si je perdswon procès , j'aurai mon recours contre un tel.ou sur un tel. Il a été condamné, sauf son re-cours sur un tel, sur la succession, etc. On luia réservé son recours. Un tel est mou garant,mais il n'a rien, c'eit un pauvre recours, untrès-méchant recours.
RECOUSSE. s. f. L’acüon ou le droit de re-rourre. Délivrance, reprise des personnes, dubutin et autres choses enlevées, emmenées parforce. J'ai droit de recoussesur ce qu'on m’en-lève. Aller à la rccousse. Courir it la recousse.Les qens de guerre emmenoient son bétail, en-levoient ses blés, etc. il alla « lu recousse. LesSergens le trcînoient en prison, tons ses amiscoururent à la recousse. Le loup emportât unebrebis, le berger avec ses chiens alla à la re-cousse .
RECOUVRABLE, adj. des a genres. Termede Finance. Qui se peut recouvrer. Deniers re-couvrables. Fonds recouvrables. Deniers non re-couvrables.
RECOUVREMENT, s. m. Action de recou-vrer ce qui est perdu. Pour parvenir au reconvremenl des choses perdues, on se sert demontions, d’affiches, etc. Recouvrement detitres. Recouvrement de pièces.
Il se dit aussi Du rétablissement delà santé.Cela a fort contribué au recouvrement de sasanté , au recouvrement de ses forces.
Il signifie encore, La perception des deniersqui sont dus, et les diligences qui se font pour,cola. Udéiû commis au recouvrement des f ailles.