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Tome second. L - Z.
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44» REC

•riôre. Reculez un peu votre chaise. Reculez latable. Reculez cet enfant du feu, de peurqu’ilnesc brûle. On dit, Reculer une muraille, unfossé t pour dire, Les reporter plus loin. Il fautreculer cette muraille de deuxtases.

On dit figurément, Reculer les bornes, lesfrontières d’un Etat, pour dire, Les étendre,les porter plus loin.

Il se joint aussi avec le pronom personueî.Reculez-vous de là. ...Il se recula du féu. Il screcula bien loin de là.

Il signifie au figuré, Eloigner quelqu’un,retarder quelque affaire. Celte mauvaise ren-contre, cct événement imprévu a fort reculé sesdesseins, a reculé ses affaires, Va fort reculé.

■ La maladie de mon Rapporteur a reculé le ju-gement de mon procès. On a reculé les paye-mens de sû.' mois. Il étoit bien auprès d-uPrince ,mais cela l’a fort reculé. Il recule tous les pré-tendions pour avancer ses créatures, etc.

Reculeii, est aussi verbe neutre, et signifie,Aller en arrière. Reculez, cocher. Faites reculerce carrosse. Comment voulez-vous qu'il recule? 'Le canon recule en tirant. Faites reculer tout lemonde. Faire reculer un cheval. Il y a beau- .coup de chevaux à qui l'action de reculer coûte .infiniment. Un cheval doit reculer sur uneligne extrêmement droite , sans se traverser,sur les hanches, et non sur les jarrets;

Il se dit aussi figurément Des affaires et despersonnes. Vos affaires reculent au lieu d’a-vancer. Il n’avance point, il recule tous lesjours. Souvent c'est reculer que de ne pointavancer II est trop avancé pour reculer. Quandvue fois il a-fait une dcmai’che, U ne sait ceque c'est que de reculer.

Ou dit en-termes de Guerre, d’Un brave,soldat, d’un liomme courageux, qu’il ne recule '■jamais, qu;on ne Va jamais vu reculer, pourdire, qu’il n'a jamais lâché le pied devant l'en-nemi, qu’on ne l’a jamais vu s'enfuir. Il ai-meroit mieux' se faire Lâcher en pièces, que dereculer.

On dit proverbialement et figurément, qu7l ’faut reculer pour mieux sauter, pour dire,qu’il faut céder, temporiser, pour mieux pren-dre ses avantages. On dit aussi, qu’l In homme,a reculé pour mieux sauter, Lorsqu’il a né- ;gligé ou sacrifié un petit avantage présent, dansla vuq do s’en procurer un beaucoup plusgrand dans la suite. Il se dit aussi, lorsqu’nprèsun mauvais succès ou on a eu un très-grand.

Il signifie encore, Différer, éviter de fairequelque chose qu’on exige ou qu’on désire de .nous. Je •uoudrots bien le faire venir à compte, jmais il recule toujours. Il ne tient pas à moi 1que ce procès nesoiijugé, c’est ma partie qui :recule. J’ai beau le presser de faire ce qu’il m'apromis, il recule toujours. Il n’y a plus moyende reculer. Je l\û tellement pressé, qu'il ne peutplus reculer. Et en parlant d’Un homme quin’hésite point à accepter tout ce qu’on lui pro-pose, qui se prête à tout ee-qu’on exige de lui,on dit dans le st)le ■ familier, Quelque propo-sition que vous lui fassiez, il est homme à ne( as reculer ; c'est un homme qui ne recule à rien. \

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Reculé , ée. participe.

Il signifie aussi, Eloigné, lointain. Il logedans le quartier de la Ville le plus reculé. Lesrégions, les nations les plus reculées. Un pays,un peuple si reculé de nous, reculé A l’extré-mité de l'Asie . Les temps les plus reculés. L'an-tiquité la plus reculée. La postérité la plus re-culée , etc.

À RECULONS, phrase adverbiale. Èn recu-lant, allant on arrière. Les ccrev sses vont « re-culons. Les Cordiers travaillent à reculons.

On dit figurément et -familièrement, qu Uneaffaire va à reculons, pour dire, que La déci-sion en est retardée.

RÉCUPÉRER, se RÉCUPÉRER, verbequi s’emploie avec le pronom personnel. Scdédommager des pertes qu’on a faites. Il n’estguère d’usage qu’en cette phrase, 5e récupérerde scs pertes. On dit aussi absolument, 5e récu-pérer. Il est du style familier.

Récupéré, ée. participe. Ses avances sontpleinement récupérées.

RÉCURER, v. a. Voyez Écurer.

RÉCUSABLE. adj. des 2 genres. Qui dedroit peut cire récusé. Ce Juge est purent dema partie, est intéressé dans la cause, il estrécusable.

Il se dit aussi De ceux auxquels on est dis-pensé d’ajouter foi. Vous avez beau assura 1 cefait , on ne vous croira point, vous êtes rêcu-sable. Témoin récusable. On le dit aussi Deschoses. Témoignage récusable. Autorité récu-suble.

RÉCUSATION, s. f. Action par laquelle onrécuse. Causes de lêcusation.

RÉCUSER, v. a. Le priucir.al usage de ceverbe est en parl int d’Cn Juge à l’avis duqueloa ne veut pas se soumettre, pour les raisonsqu’on allègue. Ce-Conseiller est pavent de mapartie, je le récuse. Ce Juge, voyant qu'on levoulait récusai', se récusa lui-même.

U se dit aussi en parlant d’Un témoin contrelequel on a des reproches à donner. Il récusales témoins qu’on lui confrontoit,

Il se dit pareillement en parlant De toutesles personnes dont on prétend que le témoi-gnage est suspect en quelque chose. Je récusel'homme que vous dites, il est t/op partial.

Récusé, ée. participe.

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RÉDACTEUR, s. m. Celui qui rédige. LeRédacteur d une coutume. Le Rédacteur d'unjournal, d’un acte, d’un traité, etc.

RÉDiACTION- s. f. Action par laquelle onrédige. Rédaction d’un acte, d’un traité, d’unjournal,etc.Rédaction de la Coutume, Recueilfait de la Coutume de quelque Province.

REDAN. s.in. Pièce de fortification h anglessaiHans et rentrons, dont les ihee* se flanquentréciproquement.

RÉDÀRGUER. v. act. ( Tü sc pron. ) Re-prendre, réprimander, blâmer: On l'a bienrôdurgué. Il n’y a rien à ré.tarquer dans celouvrage. Peu Usité.

rvi'IDDCnpN. s. f. Action de rendre. En ce

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sens, il ne se dit proprement qu’en parlantd’Unê Place qu’on remet entre les mains del’armée qui l’assiège. On n’a j oint encore eude nouvelles de la reddition de cette Pille, decette Place.

Il se dit aussi en parlant d’Un compte qnonprésente pour être arrêté. La reddition d'uncompte. On ne peut savoir s’il est redevable ounon, qu’après la reddition de son compte.

REDEMANDER, v. a. Demander une se-| coude fois. Vous m’avez déjà demandé cela ,pourquoi me le redemandez-vous P

U signifie plus ordinairement, Demander àquelqu’un ce qu’on lui a donne', ce qu’on lui aprêté. Il vous redemande l’argent qu'il vous aprêté, il faut le lui rendre. Rendez lui ses meu-bles, il vous les redemande.

Redemandé , ée. participe.

RÉDEMPTEUR, s. m. Celui qui rachète.Ce terme est consacré pour signifier, Notie-Scigncur Jésus-Christ, qui a racheté leshommes par son sang. Le Rédempteur du Genrehumain. Notre Seigneur et Rédempteur. Jé-sus-Christ, en qualité de Rédempteur.

RÉDEMPTION, s. f. Rachat. Ce terme estconsacré pour signifier, Le rachat du Genrehumain par Notre - Seigneur Jésus - Christ.Dieu a envoyé ici-bas son Fils pour la rédemp-tion des hommes, por notre rédemption. LeF ils de Dieu a opéré notre rédemption. L’œuvre,le mystère de notre rédemption.

On dit, La rédemption des Captifs , poursignifier, Le rachat qu’on fait des Captifs Chré-tiens qui sont au pouvoir des Infidèles. Il estparti des Religieux pour aller à Tunis , àTripoli , travailler à la rédemption des Captifs.

REDEVABLE, adj. des 2 genres. Qui estrcîi juatairc et débiteur après un compterendu.3 ou*’ payemens déduits, il s’est trouvé redeva-ble d’une telle somme. Tout compte fait, il luiest redevable de tant.

U se dit encore généralement De tout débi-teur a quelque titre que ce puisse être. Ainsien parlant Des poursuites à faire contre les te-nanciers d’une terre, on di’.. qu 11 faut assi-gner, <qu il faut contraindre les redevables. Eton dit aussi, en parlant d’Un homme qui n «pas rendu l’argent qu’on lui a prêté, qu’il estredevable de tant.

Il se dit figurément De tons ceux qui ontobligation à quelqu’un. Je suis fort redevable àvotre bonté. Il lui est redevable de sa fortune,redevable de la vie. Il m’a rendu mille bon*offices, je lui en suis très-redevable.

Il s’emploie aussi substantivement. Je suisvotre redevable. ■

REDEVANCE, s. f. Rente foncière ou auttechaige que l’on doit annuellement au Seign clird’une Terre, d'un Fief, etc. Redevance < in 'nudle. Redevance en blé. Redevance en argent.Être chargé d’une redevance, être tenu a utitredevance.

ÎIKDEVANCIER , 1ÈRE. subst. Qui estobligé à des redevances. Voilà tous vos redavanc.ers.

REDEVENIR, v. n. Devenir de nouveau»