RED
recommencer à être ce qu’on étoit^uparavaiit.Il redevint aussi puissant que jamais.
Redevenu , üe. participe.
REDKYOIR. y. a. Être en reste, devoiraprès un compte fait. Vous me redevez tant.
Redû, ue. participe. Il se fait quelquefoissubstantif. Le redit monte à tant.
■ RÉDHIBITION, s. f. Action qui est attri-buée à l’acheteur d’une chose mobilière défec-tueuse , pour faire casser la vente.
RÉDHIBITOIRE, adj. des 2 genres. Ce quipeut opérer la rédhibition. Action rédhibitoire.La pousse, la morve et la courbature , sontde.; cas rédhibitoires pour la vente d'un cheval.
REDIGER, v. a. Mettre par écrit et réduireen ordre, des constitutions, des règlemeas,dos décisions, des résolutions prises dans uneassemblée , ce qui a été prononcé dans un dis-cours, les différentes parties d’un ouvrage, sesdifférens morceaux. Justinien a fait rédiger toutle Droit Romain par Tribonien . Rédiger les avis(Vune assemblée. Rédiger la déposition des té-moins. Il fkudroit rédiger cela en meilleur or-dre. Les Coutumes des Provinces ont été rédi-gées. Rédiger par écrit tout ce qu’on a entendudire.
Il signifie quelquefois , Réduire en peu deparoles un discours, un récit, un ouvrage fortétendu, en conservant l’essentiel. On peut ré-diger en une page tout ce qu’il a dit , fout cequ'il a écrit sur ce sujet.
U signifie aussi, Composer des ouvrages quine sont que des compilations ; mettre en ordredes matériaux pour la composition d’un ou-vrage. Eu ce sens, on dit, Rédiger un Journal,ridiger des Mémoires, rédiger un projet.
Rédigé, ée. participe.
RÉDIMER, se RÉDIMËR. verbe qui s’em-ploie avec le pronom personnel. Se racheter, sedélivrer. Il se dit principalement Des poursuitesjudiciaires et des vexations qu’on fait à quel-qu’un. Il lui a coûté tant pour se redimer despoursuites qu'on lui faisoit. Il lui en a coûtéquelque chose pour se redimer de la vexation.
Rédimé, ée. participe.
REDINGOTE, s. f. Mot tiré de l’Angïois.Espèce de casaque plus longue et plus Jarg»qu’un justaucorps, et dont on se sert dans lestemps de gelée et de pluie, tant à pied qu’à<&evaL
REDIRE, v. a. (lise conjugue comme Dire.)Répéter, dire une meme chose plusieurs fois,l’ous redites toujours la meme chose.
Il signifie encore, Itévél.r ce qu’on avoitappris de quelqu’un en confidence. Il va re-dire tout ce qu’on lui dit.
11 signifie aussi, Reprendre, blâmer, cen-trer, En ce sens il ne s’emploie qu’à l’infini—
i et avec la préposition à , et communémentavec le verbe Trouva•. Je n'ai rien trouvé nrc dire dans cef ouvrage. Il ti’ouve à redire <1huit ce qu’on fait. Il n'y a rien à redire à cetlontmc-ld. On trouve à redire que vous ayezV lt ce ^ a ' H y a beaucoup à redire à ce compte,'gnifie, qu’il n’est pas exact, qu’il est infi ’èle.
U compte de la succession, on a trouvé bcau-
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coup à redire , signifie, qu’Eîle a été spoliée.On y a trouvé beaucoup à dire , signifie seule-ment, qu’Elle éloit moins forte qu’on ne l’uvoilprésumé. Redire emporte toujours un sens deblâme. ■ •
Redit, ite. participe..
REDITE, s. f. Répétition fréquente d'unecîiose qu’on a- déjà- dite. User de redites. Ce m\sont que redites. Tomber dans des redites en-nuyeuses, continuelles. Il faut éviter les redites.
UÉDONDÂNCE. s. fém. Terme didactique.Superfluité de paroles dms un discours. Sonstyle est plein de redondances , Il faut éviter lesredondances dam ce qu'on écrit. Les redon-dances sont toujours vicieuses.
RÉDONDÂNT, ANTE. adj. Superflu, quiest de trop dans un discours. Ce terme est re-dondant. Cette clause est redondante.
Il se dit aussi De ce qui pèche par trop d’a-bondance. I n style redondant ; redondant d'é-pithètes , ayant des épithètes redondantes, su-perflues.
RÉDONDER. v. n. Être superflu, surabon-der dans !e discours. Cette épithète ré don de.
.JJ se dit Du discours même. Ce discours ré-donde de citations. Il a toujours un sens deblâme, et s’emploie rarement.
REDONNER, v. act. et rédup. Donner uneseconde fois la même chose. J'avois rendu cetteterre à mon père , il me Va redonnée.
Il signifie encore, Donner .même pour lapremière fois, une chose qu’avoit déjà eue ce-lui à qui on la donue. Sa présence redonna ducourage aux troupes. Il m’a redonné Vespcrance.
On dit par exagération, Ce remède m’a re-donné la vie.
Il est aussi neutre, et signifie Revenir à qpqu’on avoit abandonné. Ceffe femme étoit deve-nue économe, la voilà qui redonne dans lesfolles dépenses. L'infanterie qui avoit été rom-pue à la p'emière charge, se rallia cl redonnaavec un nouveau courage.
On dit dans Je style familier, La pluie re-donne de plus belle , pour dire, Elle redouble.
Redonné, ée. participe.
REDORER, v. a. Dorer de nouveau. On ditiiguréinent et poétiquement, Le soleil vient re-dorer nos coteaux.
Redopé, ée. participe.
REDOUBLEMENT, s. rtî. Accroissement,augmentation. Redoublement d'ennui , de dou-leur, de joie,
Il se dit particulièrement De ce qui arrivedans la fièvre, lorsqu’après avoir duré quelquetemps dons un certain degré, elle vient à aug-mentée. Avoir la fièvre continue avec des redoublemens. Ce malade est dans son redoublement.
J e redoublement a été long. Le redoublementcommence à diminue^. Le redoublement Vaprisà telle heure, el Va quitté à telle heure.Il se ditprincipalement Des augmentations périodiquesde la fièvre.
REDOUBLER, v. act. Réitérer, renouveleravec quelque sorte d'augmentation. Il faut re-doubler nos sollicitations, il a redoublé ses
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prières. Redoubler scs instances. Redoubler sessoins. Redoubler ses efforts.
Il signifie aussi simplement,'Augmenter. Ceque nous lui avez dit a redoublé sou affliction.La fièvre hn a redoublé son mal de tête. Puis-que ce remède ne lui a rien fait, il faut en re-doubler la dose. Dans celte 'acception, il s’em-ploie aussi au neutre. La fièvre lui a redoublé.Le froid a redoublé. J\Ia crainte redouble. Sacolère redoubla à la vue de son ennemi.
On dit, Redoubler de soins, redoubler d'at -iention , redoubler de courage, etc. pour dire,Augmenter ses soins, soiratteniion, son cou-,rage , etc. Et proverbialement on dit , Redou-’hier de jambes, pour dire, Marcher plus vite.
Redoubler’, signifie aussi , Remettre tincdoublure; et dans cette acception il est actif.'Redoubler un manteau.
Redoublé, ée. participe. ' ' - »
REDOUTABLE, adj. des 2 genres. Qui estfort à craindre. Un ennemi redoutable. Desforces redoutables. Il est redoutable à ses enne-mis. La colère du Prince est redoutable.
REDOUTE, s. f. Pièce de fortification déta-chée. Prendre une redoute. Attaquer une re-doute. Construire une redoute. Une redoutefraisée et palissadèe. Une redoute revêtue.
Dans plusieurs Provinces, et* dans les Paysétrangers, on donne au bal public le nom diRedoute . Aller à la Redoute.
REDOUTER, v. a. Craindre fort. Redouterquelqu'un. L'homme dont vous parlez n’est pattrop à redouta'. Il ne redoute point k crédit desa partie. Redouter la colère du Prince. Redou-ter les forces, les armes de ses ennemis.
Redouté, ée. participe.
REDRESSEMENT., s. m. Action de redres-ser, ou l'effet de cette action. Redressement destorts , des griefs.
REDRESSER, v. a. Rendre droite une chosequi l’avoit été auparavant, ou qui devoit l’être.Redresser une planche courbée. Redresser unarbre qui penche. Redresser un bâton. On adonné un corps de baleine à cet enfant pourlui redresser la tailie.
On dit à une jeune personne, Redressez-vous , pour l’avertir de so tenir droite. Etlorsqu’une femme ou une fille prend plusde soin de son ajustement qu’à l’ordinaire, ondit dans le style familier, qi iElle se redresse,quelle commence à se redresser. On le dit aussiDe tous ceux qui paroissent enorgueillis dequelque nouvel avantage, de quelque nouveausuccès.
Redresser, signifie aussi, Remettre dans ledroit chemin.'Je métois égaré, j'ai rencontréun paysan qui m’a redressé.
En ce sens , il se dit figurement. Je metromptois dans mon raisonnement, vous nvuves.redresse. Ce jeune garçon éfqit prés de se pe#*-dre, mais on l’a mis dans le bon chemin, onl’a redressé.
Il se dit ironiquement pour, Châtier, mor-tifier. fl faisait l’eniendu , mais on Va re-dressé. Ou Va bien redressé de -celte fania ksie-hL