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Tome second. L - Z.
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458 II EL

C'est un importun qui vient merelancer à touteheure, jusque dans mon cabinet. On ne relancepas ainsi Us gens.

On dit aussi figurément et familièrement,Relancer quelqu'un, pour, Réfoudre rudementà quelqu'un, marquer qu’on reçoit très-malles-choses qu’il dit. Il parloit mal de mon ami ,mais je l’ai bien relancé. Il se hasarda à fairecette proposition, mais on le relança bien.

Relancé, ée. participe.

RELAPS, SE. adj. (On prononce les deuxdernières lettres. ) Qui est retombé dans l'héré-sie. Les Édits sont fort sévères contre ceux quisont relaps. Il n'est guère d’usage qu’au mascu-lin ; cependant, en parlant d'Une femme re-tombée dans rhérésie après avoir fait abjura-tion, on peut fort bien dire, qu’Flle estrelapse. *

ïl est aussi substantif. C’est un relaps.

En parlant de l’ancienne discipline de l’E-vlise 9 on appelle Relaps, Les pécheurs qui re-tomboient dans le même péché pour lequel ilsavoieut déjà fait pénitence publique.

RELATER, v. act, Raconter, rapporter,mentionner. U ne s’emploie guère qu’en stylede procedure. Ce fait a été l'elatè avec toutesses circonstances. On a relaté cette pièce dansl'inventaire.

Relaxé , ée- participe.

RELATIF, 1VH. adject. Qui a quelque rela-tion, quelque rapport. Cette clause est relativeà la précédente. Cet article est relatif au premier. Les termes de père et de fils sont des ter-mes relatifs. Qualités relatives.

On appelle eu tenms de Grammaire , Pro-noms relatifs, Les pronoms qui ont rapport àun nom ou à un autre pronom qui les précède,et qu’on appelle antécédent. Qui, lequel, son!pronoms relatifs.

RELATION, s. fém. Rapport d’une chose àune autre. Cet article a relation au précédent.Ce traité a relation avec celui qui a été fait au-paravant. Ce que vous dites n’a aucune relationà la chose , avec la chose dont il s'agit

Relation , en termes de Philosophie , signi-fie, Le rapport qui est entre deux personnes,entre deux choses qui ne peuvent être conçuesl’une sans l’autre, etdont. l’une suppose l’autre.La rel tion du père au fils , et du fis au père.La relation entre le serviteur et le maître. Re-lation entre toril et Vobjet.

On dit en termes de Théologie, Les relationsentre les trois personnes divines.

On dit, Avoir relation avec quelqu'un, pourdire, Avoir commerce, liaison, correspondance.J’avois relation avec un tel. J’avois des relationsdans ce pays-là. Et dans le meme sens on dit.,Être en relation avec quelqu'un, et avoir desrelations-ensemble, Vyrftavec l'autre.

Relation, signifie Le récit, Ja narra-tion qu on-fait de ce.qifti «s'est passé, de ce quel’on a vu, entendu. Relation fdèle, véritable ,exacte, ample, succincte , briève. Relation unprimée. Faire une relation. Il a donné une relation de ses voyages. La relation du sièged’une #iHe, Relation d'un combat naval. Sur

REL

la relation d'un tel on n’a point douté dufuit.

RELATIVEMENT, adv. Par rapport, d’unemanière relative. Cela doit se prendre, celadoit se considérer relativement à telle chose.Cela a été dit relativement à ce qui précède.

RELAYER, v. a. Laver une seconde fois.

Relavé, ée. participe. Pruneau relavé. Voy.Pruneau.

RELAXATION, s. f. Terme de Physique.Relâchement. Relaxation des nerfs. C’e.st l’ex-tension qui survient aux nerfs, et qui les em-pêche de faire leurs fonctions ordinaires.

Relaxation, est aussi un terme de DroitCanon , qui n’est guère d’usage que dans cettephrase , Relaxation des peines canoniques ,qui signifie, Diminution ou entière rémissiondes peines canoniques.

RELAXER, v. a. Tenue de Pratique, quise dit d’Un prisonnier qu’on remet en liberté.

Relaxé , ée. participe.

Il se dit aussi Des muscles, nerfs, tendons,qui ont perdu de leur tension naturelle. Mus-cles relaxés.

RELAYER, v. act. (Il se conjugue commePayer. ) Il se dit en parlant Des ouvriers, destravailleurs qu’on occupe à quelque travail lesuns après les autres. On envoyoif de deuxheures en deux heures cinquante pionniers re-layer ceux qui travaillaient. Il avoit tant devalets qui se relayoient l'un f -• utre.

Relayer, v. n. Prendre des relais de che-vaux frais. Relayer de chevaux. Nous relayâ-mes à un tel end'oit. Vous ne sauriez faire sigrande traite en un jour sans relayer.

Relayé, ée. particip' 1 .

KELÉGATION. s. Terme de Jurispru-dence . Exil, bannissement dans un certain lieudésigné par l’ordre du Prince.

RELEGUER. v. a. Envoyer en exil en cer-tain endroit jusqu’à nouvel ordre. CY’foit unhomme suspect et remuant , on Va relégué en

■lu tel lieu, il a é é relégué à. par une lettre

de cachet.

On le dit figurément Des choses qui ontperdu la faveur. On a relégué ce portrait dansune antichambre. On a relégué cet usage-làchez les Bourgeoises du Marais.

Ou dit d’Un homme qui s’est retiré chez luen Province, qu’/l s'est relègu "■ dans laProvincc.

Relégué, ée. participe.

RELENT, s. m. Mauvais goût que contracteune viande renfermée daus un fieu humide. Dela viande qui sent le relent , qui a un goût derelent, une odeur de relent,

RELEVAILLES. s. f. pt. Cérémonie qui safait à l’Église, lorsqu'une femme y va 1> pre-mière fois après ses couches, pour se faire bé-nir par le Prêtre. Le jour de ses relevailles. As-sister à dés relevailles.

RELEVÉE, s. f. 'ferme de Pratique, qui si-gnifie, Le temps de lVprès-dince. A deux heuresde relevée. L'aud ence de relevee. Vacation dûrelevée.

RELÈVEMENT, subst. irsasc. Action parlaquelle qu relève une chose. Le relèvement

REL

d'un mur. Le relèvement des vaisseaux pétis enmer.

Relèvement, se dit aussi au même sens queRelevé, énumération exacte. Ou travaille aurelèvement de toute la dépense. Voyez aprèsRelevé, participe.

Relèvement, en termes de Marine, se dit,en parlant Des parties d’un vaisseau qui sontplus exhaussées que les autres. L'avant de cevaisseau n’a pas assez de relèvement.

RELEVER, v. act. Remettre debout ce quiétoit tombé; remettre les choses dans leur si-tuation, et les personnes dans leur attitude na-turelle. Relever une chaise qu’on a fait tomber.Relever une statue, une colonne qui est ren-versée. Voilà un enfant qui est tombé, aidez-lui à se relever. Cette femme se jeta aux piedsdu Roi , qui la releva avec bonté. Je me trouvaimal étant à genoux, et j’eus beaucoup de peineù me relever.

On dit absolument, 5e relever, pour, Selever du lit ; et il ne se dit que quand c'est paraccident qu’on se lève, et pour se remettreaussitôt au lit. Il a été obligé de se releverquatre fois cette nuit. Il ne sauront demeurerdans le lit, il se relève ù tout moment.

On dit, Relever de maladie , pour, Com-mencer à se porter mieux, en sorte quou n’estplus contraint de garder le lit. En ce sens il estneutre. H relève d'une grande maladie. Jl nefait que de relever de sa dernière maladie. Eten parlant d’Un homme bien malade, et qu’oncroit qui n’en réchappera pas, on dit, qu’Onne croit pas qu’il en relève, qu’.l n'y a pas ap-parence qu\l relève de là. On dit aussi au neu-tre, d’Une femme, qu’jEfile ne fuit que releverde couches, et absolument. quèElle ne fait quede relever, pour, # que C’est alors seulcimntqu’elle commence à sortir depuis ses couches.

On dit en tenues de Marine, Relever unvaisseau , Le remettre à flot; et, Releva- l’an-cre, La changer de place, la mettre dans uneautre situation.

On dit au jeu, Relever les cartes , Les re-mettre dans l'état où il faut qu’elles soient pour;ouer un nouveau coup; et, Relever les mainsqu'on a faites , Ramasser les cartes qui ont étéjouées, les retourner et les mettre devant soi.

Relever , signifie aussi, Rétablir ce qui étoittombé en ruine. Faire rehver des murailles.Velever des fortifications. Relever un fossé.

On dit figurément, Relever une maison,une famille, pour, La remettre dans l’opulence,dans l’éclat où elle a été. Le pète avoit ruinesa maison, le fils Va : relevée. Il lu: faut unegrande alliance pour relever sa maison presqueavilie par plusieurs mariages peu sorlable-. Eton dit d’Un homme à qui il est arrivé quelq- lCgrande fortune, que Cela Va bien relevé.

On dit «aussi figurément. Se relever de quel-que perle -, pour, Se remettre de que que perte.Cette perte, cette banqueroute Va accablé , il nQpourra jamais s’en relever, i ensez-vous qu ils’en puisse relever ?

On dit encore figurément, Relever le cou-rage, relever les espérances de quelqu’un, E*"