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Tome second. L - Z.
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REN

RENGAGER. v. a. Engager une autre fois.Il a voit dégagé ses pierreries et sa vaisselled'urgent, il a été obligé de les rengager. Ren-gager un domaine. Il ne fait que sortir d’uneinauvaise affaire, et vous voulez le rengagerdans une autre. Se rengager dans les procès.Se rengager dans un parti", dans une cabale,dans «ne faction. À peme s'est-il tire du perd ,gu il s'y rengage. Rengager son cccur. Se ren-gager dans une nouvelle passion. Ce soldats'est rengagé pour la troisième fois.

Rengagé, ée. participe.

RENGAINER, verbe act. Remettre dans lagaine , dans le fourreau. Rengainer une épée,un couteau,•

En parlant à quelqu’un qui tire son épée,et sur lequel on a quelque autorité, on dit ab-solument, Rengainez , il faut rengainer. Il estdu style familier.

Ii signifie figurcment, Supprimer, ou nepas achever ce qu’on avoit envie de dire. Vousaviez préparé un compliment, vous ferez biende le rengainer, et absolument, de rengainer.U est du style familier.

Rengàîné, ée. participe.

RENGORGER, se RENGORGER, v. quis’emploie avec le pronom personnel. Il se ditDes femmes, lorsque, pour avoir meilleuregrâce, elles avancent la gorge, et retirent latète un peu en arrière. Voyez comme elle seEngorge.

Il sc dit aussi Des hommes, lorsque, par“Un mouveme'-tsemblable de la tôle, ils affrètentUn air de beauté ou de fierté. Depuis gu'il estrevêtu de celle Charge, il se rengorge .

On le dit aussi figurément d’Un homme quifrit l'important. Dans ccs deux dernières accep-tons il est familier.

Rengorgé, ée. participe.

RENGRàISSER. v. a. Faire redevenir gras,en Uaisser.de nouveau. Le riz dont il fait usageI e rengruisse ù vue d’œil. On a reuqratW cecheval avec, du son.

Il est aussi neutre. Depuis gu'il prend dulait, il a rengraissé.

Rengraissé. ée. participe.

RENGRÉGEMENT. s. m. Augmentation,Accroissement. Rengagement de mai Rengré-gement de douleur. U ne se dit que Des maux,et Ü est vieux.

RENGRÉGER. v. a. Augmenter, accroître.

1 Ue se dit que Du mal, et n’est guère d’usageque dans C es phrases,Rengréger son mal ; ren-gager sa douleur * vengréger sa peine,g ^ Se met aussi avec le pronom personnel.

0,1 lhc! ^ se ren grêge. Sa douteur sc rengrège.

mot est vieux.

Resgrégé, Ée. participe.

RhNGRKNhMFNT. s. m. Action de ren-B r<; uer.

^ ^^GRÉNER. v. a. Terme de Monnoie.

^mettre sous le balancier les monnoies , les^ a Ures qui n’ont pas bien reçu l’empreinte,e uiaiii ( ' ;rc que toutes leurs parties rentrent'^ciemem d ang creux <j es carr p s

&e ^ aus si De tout ce qui a reçu une cm-

Il EN

preinte. et qui rentre juste dans le creux de lamatrice. Vérifier Vempreinte d'un poinçon en lefaisant renqrénei\

Rengrlnk, ée. participe.

RENIABLE, adj. des 2 genres. Il n’est guèreen usage qu’en cette phrase proverbiale, Tousvilains cas sont reniables;- ce qui se dit lors-qu’un homme a commis quelque crime, a fuitquelque faute considérable, et que la honte oula crainte du châtiment fait qu il le nie.

RENIEMENT, ou RENIAIENT, s. m. Lereniement de Saint Pierre. On ne s’en sert # quedans cette phrase.

RENIER, v. a. Déclarer contre la véritéqu’on ne connoît point une personne, unechose. Saint Pierre renia Jésus-Christ partrois fois, renia son HJaître.

Il signifie aussi, Désavouer une chose defait, la nier. Renier sa pairie, sa famille, sonnom.

U signifie aussi,Renoncer entièrement aunechose, 11’y vouloir plus avoir de part. Le peupledit que les sorcieis renient Chrême et Baptême.Il a renié sa Religion. Renier sa Foi.

On dit, Renier quelqu’un pour son parent,pour son ami, pour dire, Refuser de le recon-noitre pour tel. On dit aussi dans le même sens.Renier ses parens .

O11 dit aussi absolument, Renier, pour dire,Renier sa Religion, l e vingt Captifs quihétoient, il n'y en eut gue deux gui renièrent

On dit aussi, Renier Dieu, et absolument.Renier, pour dire, Jurer le nom de Dieu ; etalors il se joint presque toujours avec le verbeBlasphémer . Il ne fait gue renier et blasphémer.Je Ventendois gui renioit et blasphémoit.

Renié, ée. participe.

Ou appelle Moine renié, Un Moine qui aapostasie de son Ordre; Chrétien renié, Unhomme qui a renoncé à la Religion Chrétienne .Fil dans ces phrases, Renié se prend dans unesignification active, et signifie, Qui a renié.

On dit proverbialem. d’IJn méchant homme,qu’H est renie de Dieu et des hommes. En hor-reur au Ciel et à la terre. Renié a ici une signi-fication passive.

RENIEUR. s. m. Olui qui r nie, qui blas-phème. C'est un renieur, un blasphêmatcui .U a vieilli.

RENIFLEMENT, s. m. Action-de renifler.

RENIFLER, v. n. Retirer, en respirant uupeu fort, l’humeur ou 1 air qui est dans lesnarines. IVe reniflez pas. Il renife toujours.

On dit d’Un cheval, qui l ren iflesur l’avoine,pour dire, qu’fl répugne a < 11 manger.

On dit a;* si familièrement et dans le mêmesens, Renifler, en pnrV.l De ceux qui mar-quent de la répugnance pour quelque chose.

O11 dit dans le même sens et populairement.Renâcler, tant au propre qu’au figuré.

RENIFLERIE. s. fém. Action de renifler.Terme populaire.

RENIFLEUR, EUSE. s. Celui, celle quirenifle.

RENNE, s, m. Animal qui ressemble à uncerf, et qui naît en Laponie . Voyez Ranger.

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RENOM, s. m. Réputation ; opinion que lepublic a d’une personne, d’une chose. Boh re-nom. Mauvais renom. Grand renom. Un hommede renom , de grand renom. Celte action lui aacquis beaucoup de renom. Cela a beaucoupdiminué de son renom. C'est une femme demauvais renom, gui a mauvais renom. Paris ,Rome , Constantinople , sont des Villes degrand renom. Quand Renom est mis tout seul,il se prend ordinairement en bonne part.

RENOMMEE, s. fém. Renom, réputation,Donne i-enommée. Mauvaise renommée. Granderenommée. Noircir , ternir la renommée deguelgu un. Cela feroit tort, cela nuiroità sare-nomfX.ce. Flétrir sa renommée.

On dit proverbialement, Bonne renomméevaut mieux gue ceinture dorée; et en termesde Pratique, Rétablir quelqu’un en sa tonnefume et renommée.

Renommée , signifie aussi, Le bruit quicourt dans le public, la voix publique'qui ré-pand le bruit, l’éclat de quelque grande action,ou la gloire de quelque personne illustre. J'aiappris cette action, ce grand événement pur larenommée. Je n'en suis instruit gue par la re-nommée

Les Poctes font de la Renommée un person-nage allégorique. Ses conquêtes «voient devancéla Renommée. Les cent bouches, les cent voixde la Renommée. Les trompettes de la Renom-mée. La Renommée publie ses inctoires. La Re-nommée vole partout. Sur les ailes de la Re-nommée.

RENOMMER, v. a. U n’est d'usage qu’étantprécédé du verbe Faire. Nommer avec éloge.Ce Prince s'est fait renommer partout. Sesbelles actions l'ont fait renommer par toute laterre,

On dit, Se renommer de guelgu'un, pourdire, S’autoriser, se servir du nom de quel-qu’un auprès d'un autre. Je l’ai bien reçu,parce gu’il s'est jenommé de vous. Il est bienhardi de se renommer de moi, je ne le cannoispoint.

Renommé, ée. participe. Ln Capitaine re-nommé. Tl est fort renommé parmi les savant.Renommé par sa sainteté, il était des plus re-nommés de ce temps-là. C'est un lieu iv nommepour les bons vins. Il se prend oïdinairementen bonne part.

RENONCE, s. f. Terme dont on se sert àcertains jeux de cartes, pour marquer qn’011 n’apoint d’nue certaine couleur. Au jeu de reversi,celui qui a le plus de renonces , a le plusbeau jeu.

On dit, Se faire une renonce ,pour dire, Semettre en état de couper une couleur, en sedéfaisant des cartes qu’on a de cette même cou-leur. Je me suis fait une renonce en pique, àpique,

RENONCEMENT, s. m. Action de renoncer.[\ ne se dit 'que dans les choses de Morale, etparticulier! ment de Morala chrétieimc. Le re-noncement aux honneurs , inor plaisirs, à lamutilé. Le renoncement à soi-même.

Il se construit aussi avec la particule De, Vivre