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Tome second. L - Z.
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*4 7 o REN.

On dit ,Rendre quelqu’un à la société, pourdire. Le faire rentrer dans la société; Le rendre'à la vertu, à son état, etc. pour dire. Le fairerentrer dans le chemin de la vertu, dans sonétat, etc.

Rendue , signifie., Aboutir, et en ce sens ilest neutre. Ainsi on dit, qiiün chemin rend «un hameau , à un village , pour dire , .qu’ilaboutit à un hameau, à un village.

Il se met aussi dans le même sens avec lepronom personnel. Les fleuves se rendent à lamer. Le sang sc rend au cœur. Où se rendentces chemins-là?

On dit aussi, 5e rendre en quelque endroit ,pour dire,.S'y transporter, lise rendraàLyonun tel jour . Les troupes se rendirent sur lafrontière ù la fin de Mai. Si vous voulez vousrendre en tel endroit, vous m’y trouverez. Jeme rendrai auprès de vous. Se rendre à sonRégiment. Se rendre à son bord. Se rendre àson drapeau. Se rendre à Vassignation. Serendre à Vheure marquée. Se rendre à pointnommé. Se rendre à son poste.

On dit encore, Se rendre à son devoir , serendre à sa Charge, pour dire, Se rendre aulieu où le devoir, où la Charge appelle. Serendre à son devoir , sc dit aussi De quelqu'unqui se réforme, qui cède à l’empire de la raison. Mon fds, quand vous rendrez-vous à votredevoir?

Se rendue, signifie, Céder, se mettre aupouvoir* se soumettre. Les assiégés ne voulu-rent point se rendre à comvosit on. Se rendreaux ennemis. Se rendre prisonnier de guerre.IL se sont rendus sans coup férir. La garnisons'estrendue à discrétion. 5e7'endre ci la raison,a l’autorité, à des raisons, ci des prières.

On dît proverbialement, Fille qui chante etVille qui parlemente, sont « demi rendues.

Lorsqu’il se présentequelqne difliculié qu’onne peut résoudre, qu'on ne peut surmonter■, ondit, quOn se rend, pour dire, qa'Gu cède. Etl'on dit d’Un opiniâtre , d'un entête, qu’il nese rend jamais , pour dire, qu’ïl 11 e cède jamais.

On dit aussi, Se rendre , pour dire, N’enpouvoir plus. Je ne puis pim boire ni manger,je. me rends. Il ne peut plus marcher , il se rend.Quoi! vous vous rendez déjà?

On dit, qu’L"u cheval se rend, pour dire,qu'il ne peut plus avancer, qu'il est outré àforce d avoir marche ou d'avoir travail!-'.

Rendu, ue. partiel, e. Le vin de Bourgognecoûte tant, rendu ci Paris , c’est-à-dire, voitureà Paris .

On .dit, d’Un homme, d'un animal, q u'Ilest re?jdu, pour dire, qu’il est las, fatigué, ou-tré ,qu’il wî peut plus marcher. Je suis rendu,je n'irai pas plus loin.

Il signifie quelquefois, Arrivé où l’on voir-loîl aller. Il n'y a plus qu’un petit quart deheue d ici chez nous, nous voilà bientôt rendus.

Rendu, est aussi substantif. Et on appelleainsi Un soldat d une armée ennemie qui serend à l’autre. On a su par les rendus.

On dit absolument, C'est un rendu , en par-lant dTu tour qu'on vient de jouer à quelqu'un,

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et qui vaut bien celui qu’il nous avoit fait au-paravant. Il est du style familier.

RENDUIRE. v. a. et réduplic. U s’emploiequelquefois pour le simple; Voy. Enduire.

Renduit , ite. participe.

RENDTJRCIR. v. a. Rendre plus dur ce quil’étoit déjà, La trempe rendurcit le fer.

Rendurci, ie. participe.

RÊNE. s. f. Courroie de la bride d’un che-val. Une des rênes de la bride. Il y a une rênede rompue. La rêne droite est plus courte quela gauche. Son cheval rompit ses rênes, et Vem-porta.

On dit figurément dans le style soutenu,Les rênes de l'Empire, de VÈtat , du Gouver-nement, pour dire, La souveraine administra-tion de l'État. Tenir les rênes de l’Empire.Prendre en main les rênes de l'Empire , lesrênes de VËtat. Quitter les rênes du Gouverne-ment , les remettre en d’autres mains.

RENÉGAT, ATE. s. Celui,celle qui a reniéla Religion Chrétienne. Il s’est fuit renegat.C'est une renégate.

RÉNETTE, s. f. Instrument dont les Marc-chaux se servent pour couper l'ongle du chevalpar sillons.

RENETTKR. v. a. Couper le sabot par silons , et y pratiquer des raies avec la rénette.Les Maréchaux affaiblissent souvent les quar-tiers, en rénettant un pied.

Rénetté, ée. participe.

RENFAITER. v. a. Raccommoder le faited’un toit.

Resfaîté, ée. participe.

RENFERMER, v. a. et réduplic. Enfermerune seconde fois. Ce prisonnier s’étoit échappé ,on Va repris et on Va renfermé.

On dit aussi, qu’On a renfermé quelqu’un ,pour dire simplement, qu’On l’a mis en prison ;et, qu’On a l'enfermé un prisonnier , pour ,qu’On l’a resserré plus étroitement qu'aupa-ravant.

Renfermer , signifie aussi , Comprendre ,contenir. Le genre renferme les espèces. Laterre renferme bien des trésors. Ce parc ren-j-'rme plusieurs villages.

On dit figurément, qu 'Un livre renferme degrandes vérités, pour dire, qu’il contient degrandes vérités.

Renfermer, signifie figurément, Restrein-dre, réduire dans de certaines bornes. Il se ditd’ordinaire en parlant d’Un Auteur, d’un Ora-teur, d’un Avocat. Cet Orateur a renfermé sonsujet , sa matière en deux points. Cet Avocatavoit renfermé sa Cause, en trois moyens. CetAuteur s'est renfermé dans son sujet , et ne s'esipas permis le moindje écart

On dît figurément, Se renfermer en soi-même, pour dire, Sc ri cueillir, afin de penStravec plus d’attention aux choses dont on estoccupé.

Renfermer un cheval, en tenues de Ma-nège, C’est le tenir dans la main et dans le ;jambes : dans la main, le Cavalier la mettant àsoi, ce qui oceasione une plus forte tensiondes rênes et ce q,ui retient le devant; dans les

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jambes, en les approchant 'du corps de rani-mai, ce qui chasse le derrière sur le devant.

Renfermé, ée. participe.

RENFLEMENT, subst. m. Terme d Archi-tecture . Augmentation insensible du diamètredu fut d’uné colonne depuis sa base jusqu’autiers de sa hauteur, après quoi il va toujoursen diminuant.

RENFLER, v. n. Il se dit Des choses quiaugmentent de grosseur en cuisant, ou èn fer-mentant. Voilà des pois . des haricots qui ren-flent bien. Cette pute a bien renflé.

Renflé, ée. participe. Pois bien renfés,pdte bien renflée.

On dit aussi, Une colonne renflée. Voye*Renflement.

RENFONCEMENT, subst. m. Terme d’art.Effet de la perspective, en vertu de laquelle unlieu paroît enfoncé. Le renfoncement d’une dé-coration de théâtre.

RENFONCER, v. a. Enfoncer de nouveau,

^ enfonc r plus avant. Renfoncer son chapeau.Renfoncez le bouchon de cette bouteille.

Renfoncé, ée. participe.

RENFORCEMENT, s. m. Action de ren-forcer, ou reflet de cette action. Le renforce-ment d'une poutre.

RENFORCER, v. a. Fortifier, rendre plusfort. Renforcer des troupes. Renforcer unearmée. Renforcer une garnison. Renforcer lesgardes.

On dit, Renforcer la dépense d'une maison ,en renforcer l'ordinaire, pour dire, Augmenterla dépense d’une maison, en augmenter l’or-dinaire.

Il s’emploie aussi avec le pronom personnel,et signifie, Se fortifier, devenir plus fort. L’ar-mée se renforce tous les jours. Je trouve quevous vous êtes renforcé dans le calcul, auxéchecs, sur la La tique Grecque , sur le clave-cin, pour dire, Tous y êtes devenu plus ha-bile.

Renforcé, ée. participe. ZJn canon renforcé.Un canon renforcé sur la culasse.

En parlant Des étoffes plus fortes et plusépaisses qu’à l'ordinaire, on dit, qu'Elles sontrenforcées. Du damas renforcé. Du taffetas ren-forcé. Et Tou dit d'Un double bidet, que C’e>tun bidet.renforcé.

On dit figurément, en parlant d'Un hommede campagne qui a de l’aisance, et qui fait uupeu l’important, C’eu un Paysan renforcé ,• etd un Bourgeois riche (t glorieux , Il jouel’homme de qualité, ce n'est qu'nn Bourgeoisrenforcé.

RENFORMIS. s. ni. Terme de Maçonnerie .Enduit ou crépi qu'on fait sur une vieille mu-raille. On dit aussi, Renfvrmir, et lienformi. ù-

RENFORT, s. m. Augmentation de force.L'armée éloit faible, on y a envoyé un renfoilconsidérable.

RENFROGNER, se RENFROGNER-Voyez Refrqgner.

RENGAGEMENT, s. m. Action de se ren-gager. Depuis son rengagement dans un telparti , dans un tel Régiment,