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Tome second. L - Z.
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qui signifie, Précipitamment, et en désordre.IIne se joint qu’avec le mot Fuir, ou quelqueautre qui marque fuite, et ne se dit que d’unetroupe de gens de guerre. Les ennemis s'enfui-rent à vau-de-route, s'en allèrent à vau-de-route. Il est vieux.

ROUTER, v. a. Habituer quelqu’un à unechose, l’y exercer, U n’est guère d’usage qu’auparticipe.

On l’emploie aussi avec le pronom person-nel au jeu de cartes, dans celte phrase, Lessortes se routent, pour dire, qu’On a beau lesmêler, les mômes combinaisons, les mêmessuites de cartes reviennent souvent.

Routé, ée. participe.

ROUTIER, s. m. On appelle ainsi Un livrequi marque , qui enseigne les ' chemins, lesroules de mer, les caps, les mouillages, les «an-crages, les gîscmens des côtes, etc. particulière-ment pour les voyages de long cours. Le routierde In "Méditerranée. Le rentier des Indes . Le’grand routier.

ROUTIER, s. m. On appelle ainsi dans lestyle familier, Un homme exercé à la ruse parune longue expérience. C’est un vieux routier.11 ne se dit guère qu’avec cette épithète.

ROUTINE, s. f. Capacité, faculté acquiseplutôt par une longue habitude, par une longueexpérience, que par le secours de l'étude etdes règles. Il n’a jamais étudié cet art à fond-mais il y a acquis une sorte de routine. Il faitcela par routine. Il ne sait point de musique ,mais il chante par routine. Il a de la routine ,quelque routine. La routine du Palais . Vuevieille routine .

ROÜTINER ou ROUTER , v. a. Faire ap-prendre par routine. Il faut la routiner « tri-coter, à coudre. Il est peu usité.

ROUTINE, Ée. participe. Il signifie adjective-ment , qui est habitué à faire une chos,e. Il estfamilier.

ROUTINIER, s. M. Qui agit par routine. CeMèdecinn'est qu'un vieux routinier.

ROUTOIB ou RUTOIR. s. m. Lieu où l’onfait rouir le chanvre.

ROUVERIN. adj. m. Terme de Métallurgie .Ondit,Z ?« fer rouverin, pour signifier, Dufbr rempli de gerçures, et qui est cassant lors-qu’on le fait rougir au feu, ce qui vieut dusoufre qu’il contient.

ROU VIEUX ou ROUX-VIEUX, s. m. Es-pèce de gale qui n’«arrive ordinairement qu’àde gros chevaux entiers, de trait ou de labou-rage. Elle attaque l’encolure et la crinière prèsdu garrot, et cause la chute du ci’in et du poil.Votre cheval a le rouvieux.il est aussi adjectif.Mon cheval devient rouvieux. Ce chien est rou-i deux.

ROUVRE ou ROBRE. s. masc. Espèce dochêne.

ROUVRIR-v. a. ré&upl. Ouvrir de nouveau.Rouvrez la porte, les fenêtres. Sa saignée vint% se rouvrir. Cet effort rouvrit sa plaie.

On dit figurénient, Rouvrir la plaie de quel-qu’un, pour, Lui renouveler un chagrin.

Rouvejit, ebte- participe.

ROY

ROUX, OUSSE. adj. Qui est de couleurentre le jaune et le zouge. Poil roux. Cheveuxroux. Barbe rousse.

Les bêtes fauves sont aussi appelées Bêtesrousses.

On dit proverbialement, Barbe rousse etnoirs cheveux:, ne t'y fie si tu ne veux, pourdire, qu’il faut se défier de ceux qui ont lescheveux noirs et la barbe rousse.

On dit. qu’t /71 homme est roux , qu’ïinefemme est rousse , pour dire, qu’Un homme,

, qu’une femme est de poil roux.

On appelle Beurre roux, Du beurre fonduà la poêfc, de telle sorte qu’il devient roux. Desœufs au bean'C roux.

Les Jardiniers appellent Vents-roux, Desvents d’Àvril froids et secs, qui font tort auxarbres fruitiers. Voilà sans doute pourquoi onappelle la Lune d’Avril, La Lune rousse.

Roux, est aussi substantif, et signifie, Cou-leur rousse. Il est d’un roux ardent , d’un vilainroux, d’un roux désagréable.

On dit aussi substantivement, Un roux, enparlant d’Une sauce faite avec du beurre ou 'dela graisse qu’on a fait roussir.

R O X

ROYAL, ALE. adj. Qui appartient à unRoi, tel qu’il convient à un Roi. Maison royale.Trésor royal. Bâtiment royal . Prince du sangroyal. Mctnteau royal. Couronne royale. Or-nemens royaux. Abbaye de fondation royale.Abbaye royale. Juge royal. Notaire royal.Justice royale. Pleine puissance et autoritéroyale. Une âme vraiment royale. La clémenceet la libéralité sont des vertus royales.

Maison royale, se dit encore, pour signi-fier Tous les Princes et toutes les Princesses dusang royal. Toute la Maison rcyale fut conviéeau festin.

Famille boyale, se dit Des enfans et petits-enfans du Roi régnant, en ligne masculine. Ilse dit aussi Des enfans et petits-enfans du Roidéfunt, nés avant sa mort.

Altesse boyale. Titre qui se donne ertFrance et ailleurs à certains Princes et à cer-taines Princesses. S on altesse Royale Monsieur,Madame.

On appelle, Festin royal, Banquet royal ,Un festin que le Roi fait en certaines grandescérémonies, où tous les grands Officiers fontles fonctions de leurs Charges. On appeloit «au-trefois, Armée royale, Une armée nombreusequi mareboit avec un train d’artillerie. On ap-pelle Battion royal , Un granit! bastion; Che-min royal, Un grand chemin qui mène à unegrande Ville , à une Ville royale ; Chant royal,Une ancienne espèce de Poésie Françoise;Lettres royaux, Des Lettres émanées de l’au-torité royale. Ce dernier est terme de Formule.

Royal, signifie aussi, Juste, généreux, li-beral, honnête; et c’est à peu prés en ce sens,que dans le style familier on dit d’Un homme,que C’esf 777i royal homme ; et d’une femme,que 'C’csfc une royale femme..

On appelle substantivement, Une royale,

Une moustachesiècles.

RUA

qu’on poitoit il y a deux

ROYALEMENT, adv. D’une manière royale,noblement, magnifiquement. C’est un hommequi vit royalement. Il nous a traités royale-ment

ROYALISTE, adj. des 2 genres. Qui tient,qui suit le parti du Roi. Cet homme est fortroyaliste. Il 11 e se dit guère qu’en parlant Desguerres de la Ligue, Les Royalistes et les Li-gueurs ; et en parlant Des partis qui ont divisél’Angleterre, Les Parlementaires et les Roya-listes. Dans ces deux derniers, cas il est pris subs-tantivement.

ROYAUME, s. m. État régi, gouverné parun Roi. Grand, puissant, riche , opulent , flo-rissant royaume. Petit royaume. Royaume peu*plè. Royaume héréditaire , électif, feudataire,■ tributaire, Ériger un État en royaume. Régir,f gouverner un royaume. Les lois fondamentales: d’un royaume. Les royaumes etrangers. HorsI du royaume. Dans tout le royaume. Au-cœur,au milieu du royaume. Les frontières , les ex-i frémîtes du royaume. Les bornes du royaume,L’étendue du royaume.

Dans rÉcriture-Sainte, Le Paradis est ap-pelé Le royaume des deux. Les méchans n'eiwtreront point dans le royaume des deux.

Jésus - Christ dit dans l’Écriture, Monroyaume n est pas de ce inonde.

On dit par exagération, Je ne [crois pas celapour un royaume, je n'irois pas là pour unroyaume, pour dire, Je ne ferois pas cela, jen’irois pas Jà pour quoi que ce fut.

Proverbialement et figurénient, en parlantDe gens médiocres, qui se distinguent parmides hommes absolument dépourvus de taîenset de s«woir, on 'dit, qu'Au royaume des aveu-gles les borgnes sont rois.

ROYAUTÉ, s. f. Dignité de Roi. Parvenir nta royauté. Abdiquer la royauté. Renoncer àla royautéAspirer à la royauté. Usurper laroyauté.

On se sert aussi du mot de Royauté, ê'nparlant Du roi de la fève; et an dit, qu’Z7uhomme a payé sa royauté , pour dire, qu’il adonné un repas à ceux avec qui il avoit fait lesRois.

R U

RU. s.“m. Canal fourni par un petit ruis-seau, on par une saignée faite à une rivière.Cette rivière est partagée en differens rus quifertilisent le pays. Les pluies ont fait déborderle ru."

RUA

RUADE, s. f. Action du cheval qui jeLtc If-pied ou les pieds de derrière en l’air. Ce chevallui donna d’une ruade dans les jambes , lui dé-tacha une ruade. Ce cheval lui cassa la jatitb.ed’une ruade.

U se dit figurément et familièrement d Cnebrutalité inattendue de quelque homme grossiet emporté*