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Tome second. L - Z.
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RÜB

R U. B

RUBACÈ ou RTJBACELLE. s. m.' Espècede rubis d’une couleurelaire.

RUBAN, s. m. Tissu de soie, de fil, delaine, etc. qui est plat et mince, et qui ordi-nairem.nl n’a guère que trois ou quatre doigtsde 1 :rge. Ruban large- Ruban étroit. Rubandemi-large. Ruban de laine. Ruban de fil. Ru-ban de soie. Ruban d‘or et d’argent. Ruban detaffetas. Ruban satiné. Ruban d’Angleterre , deParis , etc. Beau ruban. Ruban couleur de feu.Ruban bleu , vert, etc. On ne porte plus derubans sur les habits. Attacher un ruban.Nouerdes rubans. Mettre un ruban « son chapeau.Une garniture de rubans. Une touffe de ru-bans. Un noeud de rubans. Une aune de ruban.Une pièce de ruban. Un marchand de ru-bans.

B-UJ3ANERIE. s. f. Profession de Rubanier,Marchandises de rubans.

RUBANIER, 1ÈRE. s. Celui, celle qui faisdu ruban.

RUBANTÉ , ÉE, adj. Gai'ni de rubans.

RUBÉOLE, s. f. Plante qui croît sur lesmontagnes et dans les lieux exposés au Soleil.Elle est détersive, dessiccative et résolutive.

RUBIACÉES , ou ÉTOILÉES, s. f. C’est lenomî d’une famille de plantes qui fournissentune teinture rougeâtre, telles que la garance,le caillelait, etc. Les Rubiucées.

RUBICAN. adj. m. U se dit De tout chevalnoir, bai ou alezan, dont la robe, et surtoutles flancs sont semc's de poils blancs. Il se prendaussi substantivement. À proprement parler ,le rubican n’est point un poil; ce n'est qu’unaccident.

RUBICOND, ONDE.'adj. Rouge. U n’estd’usage qu’en ces phrases, Visage rubicond,face rubiconde , et il ne se dit guère sérieu-sement.

RUBIS, s. m. Pierre précieuse , transparente,et d’un rouge plus ou moins vif. Celui qui estd’un rouge léger, s'appelle Rubis balais ; celuiqui est d’un rouge mêlé d’une légère teinte dejaune, s’appelle Rubis spinelle. Rubis d’Orient.Rubis oriental II avoit un très-beau rubis audoigt. Une garniture de rubis. Une rose der ubis. Une bague de rubis.

En Chimie, on se sert du mot de Rubis ,pour signifier Des .préparations rouges. C’estainsi que l’on dit, Rubis de soufre y Rubisd’arsenic..

On ‘dit proverbialement parmi les buveurs,Faire ridiis sur Vongle, Lorsqu’après avoir butout le vin qui est dans le verre, on penche lev erre sur l’ongle, et qu’il n'en tombe qu’unepetite goutte sans qu’elle s’épanche. J’ai bu àv otre santé rubis sur l’ongle. Et on dit, Fairepayer rubis sur l’ongle, pour dire, Faire payerexactement, et avec la dernière rigueur. Il est :hunilier.

Figurément et populairement, on appelleRubis , Des boutons ou élevures rouges qui'icnneut au visage, sur le nez,. Il a des rubisSlir k ncZt fl a le visage plein de rubis.

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RUBRICAÏRE. s. m. Homme qui sait bienles rubriques. Il est grand rubricaire.

RUBRIQUE, s. f. On appelle ainsi Uneespèce de terre rouge dont les Chirurgiens seservent pour étancher le sang; et Une sorte decraie rouge dont les Charpentiers teignent lacorde avec laquelle ils marquent ce qu’il fautôter des pièces de bois qu’ils veulent équarrir.

RUBRIQUE, s. f. U se dît ordinairement enparlant Des titres qui sont dans les Livres deDroit Civil, de Droit Canon , parce qu’autre-fois on les ccrivoit en rouge.

On appelle Rubriques au pluriel, dans léBréviaire et dans le Missel , Certaines règles quisont au commencement du Bréviaire et du Mis-sel , pour enseigner la manière dont il faut direou faire l’Office divin. Il suit ses rubriques parcœur.

On appelle aussi Rubriques, Certaines pe-tites règles qui sont imprimées ordinairementen rouge dans le corps du Bréviaire , et quimarquent ce qu’il faut dire dans les diverstemps de l’année à chacune des Heures Cano-niales.

Rubrique, signifie figurément, Rusé, dé-tour, adresse, finesse. Voilà une plaisante ru-brique. Il sait foutes les vieilles rubriques . Ilsait toutes sortes de rubriques. 11 est du stylefamilier.

On appelle aussi Fabrique, Des méthodes,des règles, des pratiques anciennes. Il a suiviune vieille rubrique, de vieilles rubriques. Jene suis point au fait de cette rubrique,

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RUCHE, s. f. Nom donné à l’habitation desinsectes, et meme des vers qui vivent en so-ciété. Des mouches ont construit leur ruche au-près de ma fenêtre. Certaines Guêpes envelop-pent leurs ruches d’un carton blanc et épais.Enduire une 7'uche de terre grasse. Les mouchesà miel ne veulent point se loger dans de vieillesruches.

On appelle Ruche , Le panier d’osier on depaille en forme de cloche, ou la boîte vitrée oùl'on met des mouches a miel.

Il se prend quelquefois pour Le panier et lèsmouches qui sont dedans. Il a tant de ruches.Voilà une bonne ruche , il y a bien du miel.

On dit, Châtrer une ruche , pour dire, En<-I.:ver avec un couteau de fer fait exprès, la cireet le miel d’une ruche.

Proverbialement et figurément-, on dit f IIne faut point fâcher une ruche , pour, II nefaut point s’attirer une foule de petits ennemis.

RU D

RüDÂNÎER1ÈRE. adj. Qui est rude' àceux à qui il parle. Beauté , rudânière. Il estpopulaire et formé par; contraction de rudednier.

RUDE. adj. des 2 g. Apre au toucher ,, etdont la superficie est inégale et dure. La toilegrosse et neuve est extrêmement rude. La haireet le cilice sont fort rudes sur la peau. Avoir lapeau rude. Avoir le poil rude. Le grès est rude

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; au toucher. Du camelot bien rude. Une brossefort rude.

H se dit aussi De ce qui est âpre au goût, aupalais. Voilà du vin qui est rude.

Rude, signifie aussi, Raboteux; et eu oesens il se dit au propre, Des chemins qui sontâpres et difficiles. Les chemins en ce pays-làsont fort rudes.

Il se dit pareillement De tout ce qui causede la peine, de la fatigue. Il a entrepris unerude tache. Le métier d’un tailleur de pierre estbien rude. Elle est accouchée après un travailbien rude. Nous avons eu une fournee bienrude. Une voiture bien rude.. Un can’osserude.

On dit aussi, qu’Un cheval est rude, pourdire, qu’il a le train rude.

Rude , ss dit par extension De plusieurs au-tres choses qui, par leur dureté, font de lapeine à voir, à. entendre, à lire, etc. Ainsi ondit : Avoir le visage rude , l’air rude , les ma-nières rudes , les yeux rudes , le regard rude.Avoir la voix rude. Un Auteur qui a le sfyh?rude. Ces vers-là sont rudes. Avoir la pronon-ciation rude .

Dans un sens à peu près pareil , en parlantd’Un Peintre qui n’a pas le pinceau gracieux,on dit, qu’il a le pinceau rude ; et d’uuBarbierqui ne rase pas légèrement, qu’il a la mainrude. On dit aussi d’Un Cavalier qui mène du-rement son cheval, qu’il a lu main bien rude.

Rude, signifie aussi, Violent, impétueux.Unrude assaut. Un rude choc. Une rude atta-eue. Une rude secousse. Essuyer une rude tem-pête. Dans ce sens, on dit figurcment et fami-lièrement d’Un homme à qui il ne fait pas bonde se jouer, que C'est un rude joueur.

Rude, signifia aussi, Difficile à supporter.Un temps rude. Une saison rude. Un froid ex-trêmement rude. L’hiver a été rude. Et danscette acception, l’on dit figurément, que Lestemps sont rudes , pour dire qu'On a beaucouph souffrir dans le temps où l’on est.

On dit, .Une rude épreuve, pour exprimerUne situation difficile et délicate. Su vertu futmise « une rude épreuve. On dit aussi, 'Unerude tentation. J'eus une rude tentation de leconfondre en public, pour, J’en eus fortementla pensée.

O 11 dit d'Une chose difficile à croire, Celame paroit rude ; et d’Un discours ou d’un pro-cédé difficile, à dissimuler, Ce irait est un peurude.

Rude, signifie pareillementFâcheux ; etc’est dans ce sens qu’on dit, qu’Uu homme al’humeur rude , l’esprit rude. Un maître qui estrude a ses ourlets. Un Précepteur rude à ses éco-liers. Un pei e jutïe a ses enfans. Un main rudeà sa femme. Faire une rude réprimande. Diredes paroles rudes à quelqu’un. Il a reçu- untraitement bien rude. Et figurément, lorsqu’ilest arrivé quelque chose d’extrêmement fâcheuxà quelqu’un, on cfit, que C'est un rude couppour lui,.

Dans cette acception, en parlant d’Un hommequi traite avec hauteur ceux-qui ontafiuhe à