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Tome second. L - Z.
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SALTGNÜN. s. m. Pain de sel fait d’eau dofontaine saine. On met des sahgnons dans lescolombiers pour attirer les pigeons.

SALIN, 1 NE. adj. Qui contient des partiesde sel. Esprits salins. Concrétion saline.

SALINE , s. f. Chair rah'e, poisson salé. Lasaline ne vaut rien aux goutteux, aux grave-leux.

Il signifie quelquefois plus particulièrement.Le poisson salé, comme morues, harengs, etc.C’est un Marchand de saline.

Saline , signifie aussi, Le lieu où se fait lesel, soit par la chaleur du soleil, soit par lemoyen du leu. La saline de Pecguais. Les sa-lines de Brouage . La saline de Itiarsal. La sa-line de Salins. Les salines de Lorraine . Les saUnes rapportent tant de revenu à ce Prince-h i.

Il se dit aussi Des rochers, des mines d’oùl’on tire du sel. La saline de Cardoiine,

SALIQUE. a‘d). fém. Il ne se dit guère quedans ccttc phrase, La Loi saligue. La Loi sa-liquc est la Loi gui exclut du Trône de France les plies et leurs descendons.

■ SALIR, v. act. Rendre sale. Salir son linge.Prenez garde de salir ce plancher. Salir sesmains. Cet enfant salit ses habits.

On dit avec le pron. personnel, Cet enfin:s’est sali, pour dire, qu’il a fait ses ordure.'dans ses linges.

Il se dit aussi d’Une couleur qui devientsale. Les étoffés blanches se salissent bientôt.

Salir , s’emploie quelquefois figurcm. Ams:on dit, qu 'Une chose salit l’imagination , pourdire, qu’Kile présente à l’imagination des idées.obscènes; *

On dit aussi, Salir la réputation de quel-qu’un, pour dire, Y porter atteinte par des dis-cours. Il est familier, et l’usage préféré Ternir.

Sali , ie. participe.

SALISSANT, ANTE. adj. Qui salît. Le drapnoir est salissant guand il est neuf.

On dit aussi, qiTUne couleur est salissante,pour dire, qu’Elle se salit aisément. Le blancest une couleur fort salissante.

SALISSCN. s. f. Terme populaire, qui se’dit d’Une petite fille malpropre. C'est une pe-tite salissorï, une vraie salisson,

SALISSURE, s. f. Ordure, souillure qui de-meure «sur une chose salie. Ce n'est pas unetache , ce n’est qu’une salissure.

SALÏVAIRE. adj. des 2 genres. Terme d’À-natomie, qui s’emploie dans ces phrases, Glan-des salivaires , conduits salivaires, pour dire,Les glandes qüi contiennent la salive, et les ca-naux par où elle passe. *

SALIVATION , s. fém. Terme de Médecine.L’écoulement de la salive, provoqué par quel-que remède. On lui a procuré une abondantesalivation. Arrêter la salivation.

SALIVE, s. f. Humeur aqueuse et un peuvisqueuse qui coule dans la bouche. La sahVeest très-utile à la digestion.

SALIVER* v * n. Rendre beaucoup de salive.’Le tabac mâché fait beaucoup saliver. Il faut lefaire saliver,

SALLE, s. f. Pièce destinée clans un appàr-

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tement à recevoir les visites. Un appartementcomposé d'une antichambre , d’une salle , d'unechambre et d’un cabinet. Salle basse. Sallehaute. On le fit attendre quelque temps dans lasalle.

On appelle chez le Roi, Salle des Gardes,Le lieu où se tiennent les Gardes du Corps .L’Ambassadeur fut reçu à l’entrée de la salledes Gardes, par le Capitaine des Gardes.

On dit, cpTUn Garde est de salle , pourdire, que Ce jour-là il es't de garde à la salle.

Salle, se dit aussi De certaines pièces quin’ont point d'accompagnement, et qui servent àdivers usages. Ainsi on appelle Salle d’au-dience , I^e lieu où les Princes, les Ministres,les personnes constituées en dignité donnentaudience ; Salle à mangei' , Le lieu où l’onmange dans une maison; Salle du commun.Le lieu où les domestiques mangent chez lesgrands Seigneurs 5 Salle « faire noces , ou Salledes festins , De grandes pièces où les Traiteursfini des festins pour les noces; Salle d'armes ,Le lieu où l’on montre publiquement à faired«s armes; et on appelle Prévôt de Salle , Celuiqui donne leçon aux écoliers sous le Maîtred’armes.

On appelle aussi Salle , chez les Maîtres àdanser, lieu où ils montrent publiquement àdanser. Aller danser à la salle.

Salle, se dit encore Do certains grandslieux couverts, destinés pour l’usage et pour leservice, ou le plaisir du public. La salle duPalais. La salle de la Comédie. La salle del'Opéra. Il y a beaucoup de Libraires dans lagrand'salle du Palais.

On appelle Salle , dans les Hôpitaux, Lesgrands lieux où sont les lits des malades. Il estdans une telle salle.

On appelle aussi Salle , Un lieu plante d’ar-bres qui forment une espèce de salle dans unjardin. Une salle d’ormes, de.tilleuls. Ou clansadans une salle de marroniei's d'Inde ,

SALMIGONDIS, s. m. Ragoût de plusieurssortes de viandes réchauffées. ïl fit un salmi-gondis de toutes les viandes gui étoient restéesde la veille.

Il se dit figurcm. d’Une conversation, d’und scours mêlé confusément de toutes sortes dechoses disparates. Il nous a fait un salmigondistout-à-fait risible. Ce livre eU un salmigondisoù il y a quelques bonnes choses parmi centpauvretés.

SALMIS, s. m. Ragoût de certaines piècesde gibier déjà cuites à la broche. Salmis deperdrix. Salmis de bécasses .

SALOIR, s. m. Vaisseau de bois dans lequelon met le sel. Il y a encore un minot de seldans le saloir.

Cu appelle aussi iSuIoir, Un vaisseau com-munément de bois, destine à saler des viandes.Grand saloir. Petit saloir. Un saloir pourdeux , pour trois cochons. Le saloir est plein. Tln'est pas encore temps de tirer le cochon dusaloir.

SALON, s. m. Pièce dans un appartement,qui est ordinairement plus grande et plus ornée

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que les autres. Beau salon . Grand salon. Salonbien percé, bien éclairé. On donna ordre dé-chirer le salon. La compagnie était assembléedans le salon.

On appelle aussi Salon 2 Une pièce qui nesert ni de cabinet, ni de chambre à coucher,où l’on peut se réunir; et l’on dit, Un joli sa-lon, u:i petit salon.

On dit, La salle d’une auberge’ et en p:ir_lant d’Un Traiteur,on dit,Le salon,parce que*s>a salle est communément plus ornée.

SALOPE, adj. des 2 genres. Qui est sale elmalpropre. Il est salope. Il est du style familier,ainsi que ses dérivés.

Il est aussi substantif, au féminin. C est unevraie salope.

Salope, est aussi une injure pour désignerUne femme de mauvaise vie.

SÀLOPEMENT. adv. D’une manière salope.Il mange salopcment. Il est couché salopement.

SALOPERIE, s. f. Saleté, gronde malpro-preté. Il n'y a pas moyen de manger dans cetteauberge , c'est une saloperie insupportable.

Il signifie aussi Discours ordurier. Dire dessaloperies. Il est familier.

SALORGE. s. m. Terme de Gabelle. Amasde sel.

SALPÊTRE, s. m. Sorte de sel qui sc tire•ordinairement des plâtras de vieilles murailles,des étables, dos écuries, des vieilles démoli-tions, etc. Faire du salpêtre. Raffiner le sal-pêtre. Une livre , un guiatal, etc. de salpêtre.Voyez Nitre.

On dit proverbialement et figure'ment, F a irepster le salpêtre , pour dire, Faire beaucoup dedécharges de canons, de mousquets et autresarmes à feu. A la naissance de ce Prince, àcette, revue on a bien fait peter le salpêtre.

On dit d’Un homme extrêmement vif etprompt, Ce n'est gue salpêtre, guc du salpêtre ,il est pétri de salpêtre.

SALPÊT 1 ÎIER. s. m. Ouvrier qui travaille àfaire du salpêtre. Les Salpétriers de l'Arsenal*

SALPÊTRIÈRE , s. fém. Lieu où I on fait lesalpêtre.

On appelle à Paris La Salpêtrière , Un Hô-pital qui est en meme temps maison de correc-tion.

SALSEPAREILLE, s. f. Nom d’une racinedu Pérou , qui est d’usage en Médecine.

SALSIFIS, s, masc. Racine qui est bonne àmanger. Beaux salsifis d’Espagne. Dons sal-sifis,

SALTIMBANQUE, s. m. Bateleur, Charla-tan qui débile, qui vend ses drogues sur i |,Jthéâtre dans une place publique.

On appuie figurémeot Saltimbarigue-»méchaut Orateur qui parle avec des gestes outrès, des plaisanteries déplacées. Ce a V (lsun Orateur , c'est un Saltimbangue. Il st ‘ al£aussi d’Un bouffon.

SALUÀDE. s. f. Action de saluer en faisantla révérence. Il ne se dit gu're que dans la co-iversation et avec une épithète. U me ft unegrande saluade. Il a fait une saluade un p*?*extraordinaire. Il vieillit.