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Tome second. L - Z.
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La séduction des richesses , de la jeunesse , del'esprit , du pouvoir. Les séductions de la viesont innombrablesj pressantes, inévitables.

Séduction, se dit aussi au sens d’Attrait,agrément.

On dit Ü ! (Jn Écrivain, d’un homme dont lestyle, dcint l’esprit, ont un agrément propre àséduire, qu’/ï a de la seduehsn dans le style,dans l'esprit. Il se dit en bonne part.

SÉDUIRE, v. act. (Il se conjugue commeProduire.) Tromper, faire tomber dans l’erreurpar ses insinuations, par ses écrits, par ses dis-cours, par ses exemples. Cet hypocrite sédui-soit les peuples.

H signifie de même, Faire tomber en faute,abuser, corrompre , débaucher. Séduire deitémoins. Séduire des domestiques, des valets,pour le$ faire parler contre leur maître. C'estun jeune homme qu’on a séduit. Il s est laisséseduire. Cette file se laissa séduire sous pré-texte de mariage.

11 sa dit aussi absolument. Ce discours estdangereux et très-propre à séduire.

il signifie aussi, Toucher, plaire, persuader.Cela séduit. Son ton séduit. Sa manière de lireséduit.

Séduit, itiî. participe.

SÉDUISANT, ANTE. adj. Qui séduit. Dis-cours séduisant Conversation séduisante. Tonséduisant. Air séduisant. Il se dit ordinaire-ment en bonne part.

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SEGMENT, s. masc. Terme de Géométrie-Partie d’un cercle comprise entre un arc quel-conque et sa corde. Segment de cercle .

SÉGRÀIRIE. s. f. Terme d’Eaux et ForêtsBois possédé par indivis ou en commun, soitavec le Roi, soit avec des particuliers.

SÉGRAIS. s. m. Terme d’Eaux et Forêts.Bois séparé des grands bois, et qu’on exploiteh part.

SÉGRÉGATION, s. f. Action par laquelleon met quelqu’un ou quelque cho$e»â part.

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SEIGLE, s. masc. Sorte de blé plus menu,plus long et plus brun qÙc le froment. Seiglevieux. Seigle nouveau. Un setier de seigle. Ence pays-là, on ne mange que du seigle. Lepain de seigle est moins blanc et moins nour-rissant que le pain de froment.

Il se dit aussi Du seigle avec la paille. Unegerbe de seigle. Terre à seigle. Paille de seigle .Les seigles sont maigres cette année. Couperles seigles. Battre les seigles.

On dit, Faire les seigles, pour dire, Couper

seigles.

SEIGNEUR, s. m. Maître, possesseur d’uup ny s , d'un État, d’une Terre . Seigneur couve-, ,ïl n. Seigneur d'une Ville , d’un Bourg, d'unAlliage. Seigneur de plusieurs Etats. Il® e ùpicur de plusieurs grandes terres. Les lutbi-ic ms le reconnurent pour Seigneur. Il résista À* 071 Seitpieur. Faire le Seigneur, lepetit Sei-, J n eur l

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Il signifie aussi, Maître, possesseur d’uneTerre qui a sous elle des Fiefs qui eu relèvent.Seigneur suzerain. Rendre foi et hommage àson Seigneur, On confisque le bien d’un Vassalqui refuse de rendre hommage d son Seigneur.En matière de Fiefc, la plupart des Coutumesportent cette maxime , Nulle Terre sans Sei-gneur. Il y en a un petit nombre qui tiennentau contraire , Nul Seigneur sans Terre . Sei-gneur haut Justicier, moyen Justicier, basJusticier.

On dit proverbialement , Tandis que leVassal dort, le Seigneur veille , pour dire,que Le Seigneur profite des fruits d’un Fiefmouvant de lui, lorsque le Vassal néglige delui rendre foi et hommage.

On donne le titre de Seigneur h quelquespersonnes distinguées par leur dignité ou parleur rang, pour leur faire plus d’honneur.Haut et puissant Seigneur. Les Seigneurs tels.'Une assemblée de Seigneurs.

On appelle en Angleterre , La Chambrehaute, La Chambre des Seigneurs,

On dit, Vivre en Seigneur , en grand Sei-gneur , pour dire , Vivre magnifiquement.Vêtu, logé comme un Seigneur , Trcs-bienvêtu, logé.

On dit proverbialement, A tous Seigneurs ,tous honneurs ,* à tout Seigneur, tout honneur.

Dans le langage de l’fcriture, Dieu est ap-relé par excellence, Le Se'gneurj et Jésus-Christ est appelé ordinairement, Nolre-Sei-■neur.

On appelle communément L’Empereur desTurcs, Le Grand-5eign<-ui\

SEIGNEUR!AGE. s. m. Droit r du Seigneur.Il ne se dit que Du droit que le Roi ou quelqueautre Souv:rain prend sur la fabrication desmonnoies. Droit de Seigneuriage . Il revient auRoi tant par marc , pour droit de Seigneu-riage .

SEIGNEURIAL, ALE. adj. Qui appartientau Seigneur. Titre seigneurial. Droits seigneu-riaux. On appelle Maison seigneuriale, Lamaison affectée à l’habitation du Seigneur du:ieu.

Seigneurial, signifie aussi, Qui donne desdroits de Seigneur. Terre seigneuriale . CetteTerre est fort seigneuriale. Il y a des Terresplus seigneuriales les unes que les autres.

SEIGNEURIE, s. f. Droit, puissance, auto-rité quun homme a sur la Terre dont il est Sei-gneur, et sur tout ce qui en relève. Une Sei-gneurie qui a de beaux droits. C'est une Sei-gneurie très-ancienne. La Terre et Seigneuried’un tel lieu. La Seigneurie de cette Terre s'é-tend bien loin.

Quand on ‘dit, Qu’Un homme a vendu uneTerre , et qu’il s en est réservé la (Seigneurie ,on veut donner à entendre, qu’il s’en est ré-servé les mouvances, qu’il en a retenu le Fief.

Seigneurie, signifie quelquefois Terre sei-gneuriale. Il a acheté une belle Seigneurie. LeRoi a érigé celle Seigneurie en Maïquisat.

En parlant De la République de Venise , onappelle Seigneurie , L’a6semblée de ceux qui

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f ont la principale part au Gouvernement. Le| Doge accompagné de toute la Seigneurie.

Seigneurie , est aussi Un terme d’honneuret de civilité pris de lTtalien, dont les Ministreset les Secrétaires d’Élaî se sont servis long-temps en France , en parlant ou en 'écrivant:;ux Nonces du Pape, et ils y joignoient celuid’illustrissime. Du reste, on ne se sert du termec!e Seigneurie tout seul, que par plaisanterie,et avec des gens avec qui on est très-familier.Je baise les mains à votre Seigneurie. Servi-teur à votre Seigneurie.

SEIME. subst. féin. Fente ou division del’ongle du cheval à sa naissiance, c’est-à-dire,dès la couronne. Elle peut se continuer jusqu’àla pince. L’espèce de Seime qui partage le sabotpar le milieu, se nomme Soie ou Pied-de-Bœuf.La Seime qui affecte un des quartiers, retientle nom de Seime. Quelques-uns la nommentSeime-quarte.

SEIN. s. m. La partie du corps humain quiest depuis le bas du cou jusqu’au creux de l’es-tomac. Cette femme est morte d'un cancer an:ein.

On le dit plus particuliérement, pour signi-fier Les mamelles des femmes. Elle a le seindécouvert. Son enfant dormoit sur son sent.Elle a mal au sein. Et c’est dans ce sens quefondit, qu’On a coupé le sein droit , ou le seingauche à une-femme , pour dire, qu’On lui acoupé la mamelle droite, ou la mamelle gauche.

Sein, se dit quelquefois De la partie où lesanimes conçoivent, et où elles portent leuïfruit. Le fruit que cette femme porte dans sonsem.

Dans le style de l’Êcriture-Sainte, Le seind'Abraham , se dit Du lieu de repos où éloientles âmes des Elus avant la venue de Jésus-Christ . Et en termes de Théologie, Le sein dela gloire , se dit Du séjour 'des Bienheureux.

On dit figurément, Le sein de l’Eglise , pourdire, La Communion de l'Eglise Catholique . Ilest 7*e?ifré dans le sein de l Eglise Catholique .

On dit dans le mêna&eens, Il est mort dansle sein de l'hérésie.

On dit figurément, Lesein de la t'cire, h. ein de la mer , pour dire, Ce qui est au-'des-sous de la surface de la terre, 'de la mer. Ouviirle sein de la terre pour en tirer lès trésors qui -y:onL II y a bien des richesses cachées dans feein de la terre, dans le sein des mers’.

On dit, Porter la guerre dans le sein d’uîiRoyaume, d’une Province, pour dire, Porte*ja guerre au milieu d ! un Royaume, bien avantdans une Province.

On dit De quelqu’un,’qn 'Il vit au sein desa famille , pour dire, Au milieu de ses parens,-de ses concitoyens.

Sein, se prend quelquefois pour L’esprit',en pour Le cœur de l’homme. Il y a long-temps<juil a conçu, cette trahison dans son sein. U adéposé ses secrets dans h sein de son ami. Ver-ser sa douleur dans le sein de son ami.

On dit figurément, qu’On a mis à quelqu ht(le poignard dans le sein , qu’on a mis le poi-gnard dans le sein de quelgu un, en lui annotfr