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Tome second. L - Z.
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SON

Coimoitre bien Homère, Cicéron , les Auteursanciens, etc.

SON. s. m. La partie la plus grossière du blémoulu. Gros son. Un boisseau de son. Il en alire toute la farine , tl n’en reste plus que leson. Eau de son. Il faut donner de l eau de sono ce cheval pour le rafraîchir. On fait une es-pèce d’eau de son, très-propre pour la poitrine.

On dit proverbialement d’Une personne quiépargne sur sa nourriture pour faire de la dé-pense en habits, Habit de velours , ventre deson.

SON. s. m. Bruit, ce qui frappe l’ouïe. Sonaigu , grave, perçant y éclatant, redoublé. Sonclair, doux, harmonieux. Son rude. Son quiétourdit. Les sons diferens. Le son de la voix.Un beau son de voix. Cet instrument rend unson agréable. Un son importun. Le son dutocsin. Cette cloche a un son argentin. Le sondes cloches. Au son des cloches. Au son de lacloche. Au son du tambour. Publier quelquechose à son de tambour, à son de trompe. Auson des trompettes et des timbales. Le son desinstrumens de Musique, etc. Tirer un bon sondu violon. Le son des paroles. L’oreille jugedes sons. Cette chanteuse a une belle voix,mais elle ne forme pas bien ses sons. Proférerdes sons. Des sons inarticulés, des sons plain-tifs. Former des sons..

SONATE , s. f. Ternie de Musique. Pièce deviolon, de flûte, de clavecin, etc. composée dedeux, trois ou quatre morceaux de Musique,dont les mouvemens sont alternativement lentset vîtes. Cette sonate est belle, mais d’une dif-ficile exécution.

SONDE, s. f. Instrument dont on se sertpour sonder. La sonde dont on se sert à la meret dans les rivières est un plomb attaché à unecorde. Jeter la sonde. Dans ce detroit-là il fauttoujours avoir la sonde à la main. Il reconnutavec la sonde qu’il riy avoit que tant de brasse?d'eau, et que le vaisseau alloit toucher. Ongraisse le bout de la sonde , pour savoir si lefond est sable ou rocher.

On appelle aussi Sonde, Un instrument dePer, d’argent ou d’aulie matière, dont les Chi-rurgiens se servent. Une sonde pour la pierre.Une sonde pour les plaies.

On appelle aussi Sonde, Une espèce de ta-rière, qu’on enfonce dans la terre pour recon-naître les différentes couches du terrain.

SONDER, v. a. Reconnoîlre par le moyend’un plomb attaché au bout d une corde, ou dequelque autre chose semblable, la qualité dufond ou la profondeur d’un lieu dont on rupeut voir le fond. .Sonder le rivage, la coteSonder un port de mer. Sonder Ventrée (Vuhavre. Sonder un gué. Sonder une rivière , lufaire sonder pour trouver un passage.

On dit figurément, Sonda' le gué , sonder leterrain, pour dire, Tâcher de connaître s’il n’y**- point de danger dans une affaire, et com-ptent il laudra s’y prendre.

Sonder, signifie, en matière de Chirurgie ,Cherr} ier a\ec un instrument dans le corpshumain la cause cachée de quelque mal, ou

SON

J’état d’une plaie. Sonder une plaie. Sonderun homme pour savoir s’il a une pierre dansla vessie. Ce Chirurgien ria pas la main rude,il sonde fort doucemeiiL

On dit aussi, Sonder un melon, un jam-bon. Sonder une tinette de beurre. Sonder unepoutre, un bâtiment, etc.

Sonder, se dit figurément, en parlant Deschoses morales. Ainsi on dit, Sonder quel-qu’un, pour dire. Tâcher de découvrir sa pen-sée, son intention, son secret, etc. Je l’aironde là-dessus. On dit à peu près dans le mêmesens, qu’Tl n’appartient pas à l’homme de son-der la profondeur , les abîmes des jugemens deDieu. Il n’appartient qu’à Dieu de sonder lescœurs.

Sondé, ée. participe.

SONDEUR, s. m. Celui qui sonde.

SONGE, s. m. Rêve, idée, pensée, imagi-nation d’une personne qui dort. Un beau songe.Un songe agréable. Songe fâcheux. Un songequi inquiète, que l’on croit être de mauvaisaugure. Un songe suivi, interrompu, confus.J’ai eu un songe, j’ai fait un songe celte nuit.Expliquer , interpréter les songes. Dites-moi ceque signife ce songe-là? Ajouter foi aux songes.Il se réveilla sur ce songe. Ce songe le réveilla.

On dit proverbialement, que Songes sontmensonges\ et proverbialement et figurément,que Le mal d'autrui n'est que songe , pourdire, que Le mal d’autrui fait peu d’impres-sion.

On dit aussi figurément > que Les choses dece monde ne sont qriun songe, que la vie riestqu’un songe, pour dire, que Les choses dumonde n’ont nulle solidité, que la vie passecomme un songe.

On dit d'Un homme qui se repaît de vainesespérances, qu H fuit de beaux songes. Il passesa vre dans des songes de bonheur.

On dit, dans le langage de la conversation,pour exprimer un grand étonnement, J e croyoisvoir un songe, Je ne pouvois me figurer quecela fût réel.

En songe. Façon de parler adverbiale, dontOn se sert en parlant Des songes qu’on a eusdurant le sommeil. J’ai vu cela en songe. UnAnge lui apparut en songe . Il me sembloit enonge, que ....

SONGE-CREUX, s. mase. On appelle ainsiî T n homme qui est dans l’habitude de rêverprofondément à quelque projet chimérique, onquelque malice ou méchanceté. N?en atten-dez rien de solide, déraisonnable T ce riest qu’u, ;wnqe-creux. Defez-vous d’un tel , c’est unonge creux qui vous trompera. Style familier.

SONGE-MALICE, s. m. Celui qui fait sou-vent quelque malice, quelque mauvais tour.V L est familier.

SONGER. v. n. Faire un songe. Je dormois,

et je songeais que . J’ai songe que fetois......

Il s’emploie aussi activement. J’ai songe telle ettelle chose. Qu'avez-vous songé cette nuit? Cethomme ne songe que chasse, que combats, quebals , que fêles , que réjouissances.

Cela se dit ausri figurément De g?m bien

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éveillés, pour dire, qu’lis ne s’occupent qued</ces amusemens.

Ce verbe au neutre, se construit quelque^fois avec la préposition de. Ainsi on dit, Somqer d’eau bourbeuse. Il songe toujours de fêtes ,de chasse. Il songe rarement d'affaires , aiuuffaires, etc. fl est du style familier.

Songer, signifie aussi, Penser, considérer.En ce sens, il est toujours neutre. Toutes lesfois que f y songe. Songez à vos affaires. Songerà quelque chose. Il y faut songer plus d’unefois. Songer aux moyens de faire réussir uneaffaire. Il y a long-temps que j’y songe. Vousn'y songez pas. À quoi songez-vous? Y son-gez-vous? Ces trois dernières phrases s’em-ploient quelquefois par manière de reproche,en parlant à un homme qui fait, ou qui ditquelque chose qui n’est pas raisonnable.

Dans cette acception, il se construit quel-quefois avec la particule que. Je songeois que...Songez qu’il y va de votre intérêt , de votrehonneur.

On dit aussi quelquefois activement dans lemême sens, J'ai songé une chose. Il est dustyle familier.

Songer, signifie aussi, Avoir quelque vue,quelque dessein, quelque intention. Il songe ùse marier. ii ne songe nullement au mariage.Il songe à acheter une telle charge, une telle,maison. Il ne songe qu’à son salut.

On dit, qriUn homme songe toujoui's àmalice, à la malice, pour dire, ou qu’il songeà faire quelque malice, ou qu’il donne un senstrop libre h des choses dites très-innocemment;ou en général, qu’il interprète malignementtout ce qu’on dit.

On dit, qa'Un homme songe creux, ne faitque songer creux , pour dire, qu’il rêve pro-fondément à des choses chimériques, oui quel-que malice. Il ne fait que songer creux.

Songé , ée. participe.

SONGEUR, s. m. Celui qui a raconté sessonges. Il ne se dit guère que dans la phrasede l’Écriture, Voici notre songeur, en parlantDe Joseph.

SONIC 4. Terme r du jeu de la Bassetle, quise dit d’Une carte qui vient ou en gain ou enperte, le plus tôt qu’elle puisse veuir pourfaire gagner ou pour faire perdre. Il a gagnésonica.

On a transporté ce mot dans la conversa-tion, pour dire, À point nommé, justement,précisément. On alloit partir sans lui, il est ar-rivé sonica.

SONNA, s. m. Nom d’un livre qui contientles traditions de la Religion Mnhoniétane.

SONNAILLE, s. fém. Clochette attachée aucou des bêtes, lorsqu’elles paissent ou qu’ellesvoyagent.

Cn appelle Sonnaileer, s . m. L'animal quiva le premier avec la clochette.

SONNAlfjLER. v. a. Sonner souvent et sans-besoin. On ne fait que sonnaillcr dans ce Cou-vent. 11 est du discours familier.

SONNANT, ANTE. adj. Qui rend un son.distinct. De l'étain sonnant . Airain sonnant,.