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On appelle Horloge sonnante , montre son-nante, Une horloge, une montre qui sonne lesheures, à la difëirence de celles qui 11e ioniqueles marquer. Et Ton dit, Espèces sonnantes ,pour dire, Monnaie d’or, d’argent, etc. Il m’apayé en espèces.sonnantes eut-.court de ce jour.
Cn ditau&i, A Vheure sonnante , pour dire,À l'heure précise. Je suis arrivé à sept heuressonnantes.
On appelle en Théologie, Propositions malsonnantes 7 Des propositions qui peuvent êtreprises dam un sens.peu orthodoxe.
SONNER, v. n..Rendre un son. Les clochessonnent. Cet écu est faux, faites-le, sonner,vous verrez qu’il ne vaut rien. Cela sonnecreux. J'entends sonner de la trompette. Ilsonne bien de la trompette. Sonner de latrompe , ou absolument, Sonner. Ce piqueursonne bien.
En termes de Grammaire , on dit figuré-ment, qu 71 faut , ou qu’il ne faut pas fairesonner une lettre, pour dire,qu'Une lettre doitêtre pleinement exprimée dans la prononcia-tion, ou qu’il ne faut presque point l’y fairesentir. R du substantif Mer , doit toujours son-ner • mais R de Vinfinitif Aimer, ne doit son-ner que devant une voyelle.
On dit aussi figurément, qu Un mot sonnebien à Voreille, pour dire, que Le son en estagréable.
On dit de même figurément , qu’Ün vers ,qu’une stance, qu’une vériode sonne bien,pour dire, que L’arrangement des paroles enest harmonieux.
On dit proverbialement, qu’t/ne actionsonne bien , ne sonne pas bien, qu’elle sonnemal dans le monde, pour dire, qu’Ëlie est bienou mal reçue du Public.
On dit figurément et familièrement, Fairesonner bien haut une action , une victoire ,une conquête , sa qualité , un service , un bonoffice , etc. pour, Vanter, exagérer, faire valoirbeaucoup une action, une victoire, une con-quête, sa qualité, un service qu’on a rendu.
Sonner , signifie aussi, Être indiqué, mar-qué, annoncé par quelque son. Vêpres sonnentà la Paroisse. Le sermon sonne à la Cathé-drale. Voilà midi qui sonne.
Sonner , est aussi actif, et signifie, Tirer duson, faire rendre du son. Sonner les cloches.Sonner la sonnette. Sonner la clochette. Son-ner le tocsin.
Il signifie encore, Indiquer, marquer, an-noncer quelque chose par un certain son. Sou-tier Vêpres. «Sonner le Sermon.
On dit aussi, en parlant Des Offices de TÈ-gli‘>e, pour lesquels on sonne plusieurs coups,Sonner le premier coup , le dernier coup deVêpres , de Matines , ou simplement, SonnerJe premier , sonner le dernier.
On dit, «Sonner ses gens, pour dire, Son-ner la sonnette pour faire veuir ses domes-tiques.
On dit aussi absolument : Sonner pour lesmorts . On a sonne toute la nuit pour un tel
Ou dit proverbialement et figurém. qu’On
SON
ne sauroit sonner les cloches et aller à la Pro-cession. pour dire , que Lorsqu’on fait de cer-taines choses, il y en a d’autres qu’il n’est paspossible de faire en même temps. Il est familier.
On dit en termes-de Chasse, Sonner le dé-bucher, so?mei' le laisser courre , sonner dugros ton , sonner du qrêle, etc. Et en termes deGuerre, Sonner la charge , sonner la retraite ,sonner le boute-selle , sonner à cheval , pour,Sonner pour faire monter à cheval la Cavale-rie , etc.
On dit proverbiaîem. et figurément, qu'ilest temps de sonner la retraite , pour dire,qu’il est temps de se retirer du commerce dumonde.
On dit aussi figurém. et familièrement, Nesonner mot, pour dire, Ne dire mot. Tel estmon projet, mais je vous prie de n'en sonnermot. J'eus beau le presser, lui faire des repro-ches , il ne sonna mot..
Sonne, ée. participe.
SONNERIE, s. f. col!. Le son de plusieurscloches ensemble. Il y a une bonne sonneriedans une telle Eglise. La grosse sonnerie. Lapetite sonnerie.
On le dit aussi, par extension, De la totalitédes cloches d’une Église. La sonnerie de cetteEglise a coûté cher.
On appelle aussi Sonnerie , Les ressorts, letimbre, et tout ce qui sert à faire sonner unmontre, une pendule. Il y a quelque chose <irefaire à la sonnerie de cette montre.
SONNET, s. m. Ouvrage de Poésie, compos:de quatorze vers distribués en deux quatrainset deux tercets, les deux quatrains étant surdeux rimes seulement. On dit que les Proven-çaux sont les inventeurs du sonnet. Sonnet Ita-lien . Sonnet François. Sonnet à rimes croisées.Faire un sonnet. Composer un sonnet à lalouange d’un tel , pour une telle. Les sonnetsde Pétrarque . Les sonnets de Gombaud. Lachute d'un sonnet.
SONNETTE, subst. f. Clochette fort petite,dont on se sert pour appeler, ou pour avertir.«Sonnette d’argent. Sonnette de cuivre. Son-nette de fonte. Tirez la sonnette, afin qu’onvous vienne ouvrir la porte. Avoir une son-nette sur sa table peur appeler ses gens.
On dit, Etre assujetti à la sonnette, pourdire, Être obligé de quitter ses occupations, sonsommeil, au bruit d’une sonnette, comme l’estun domestique. Cela se dit figurém. Des gensde Communauté , des Chanoines obligés departir quand on sonne.
Sonnette, se dit aussi d’Un grelot, d’uneboulette de cuivre ou d’argent qui est creuse etfendue, et dans laquelle il y a un petit grain defer qui somïe et fait du bruit quand on l’agite.Collier à sonnettes. Attacher des sonnettes auxoreilles , au cou d’un chien. On met des son-nettes aux pieds des oiseaux de proie. Son-nette de mulet.
Sonnette, est aussi le nom d’Une machinedont on se sert pour enfoncer des pilotis. Lasonnette porte le mouton , et sert à Vélever et àle laisser retomber.
SOP
Il y a TJae espèce de serpent qu’on appel b*Serpent à sonnettes , à cause du bruit qu’il fuiten se remuant, avec les anneaux mobiles dontsa queue est composée.
SONNEUR, subst. masc. Celui qui sonne leacloches. Payer les sonneurs.
SONNEZ, s. masc. Terme dont on se sert aujeu de Trictrac, lorsque le dé amène deux six.Il a rempli par un sonnez. J'ai amené de suitedeux sonnez , qui m'ont fait perdre la partie.
SONORE, adj. des 2 genres. Qui a un beauson, un son agréable et éclatant. Une voix so-nore. Cela rend le vers plus sonore.
On le dit aussi Des lieux qui rendent bienla voix, qui sont favorables à la voix. CetteÉglise est sonore.
SOP
SOPEUR. s. f. Engourdissement voisin dusommeil. Etat de sopeur. Dissiper la. sopeur.
SOPHI. s, m. Voyez Sofi.
SOPHISME, s. m. Argument captieux quine conclut pas juste, parce qu’il pèche ou dansles termes, ou dans la forme. Prenez garde àcet argument , c’est un sophisme. Ce livre esttout plein de sophismes. Découvrir , développerun sophisme.
SOPHISTE, s. m. Ce nom se donnoit chezles Anciens aux Philosophes et aux Rhéteurs.et se prenoit d’abord en bonne part; mais de-puis il s’est pris plus ordinairement en mau-vaise part. Il signifie aujourd’hui, Celui quifait des argumens Captieux. Ce n’est pas ,,.iPhilosophe , c’est un sophiste , un. pur sophiste.
SOPHISTIQUE, adj. des 2 genr. Captieux,trompeur. Un argument , un raisonnement so-phistique.
SOPHISTIQUER, v. ncut. Subtiliser avecexcès. Cet Auteur sophistique sans cesse.
Sophistiquer , verbe actif, signifie aussi,Frelater, falsifier une liqueur, une drogue, eny mêlant quelque chose d’étranger. Sophisti-quer du vin. Les Marchands sont sujets à so-phistiquer les drogues les plus précieuses. Lesdrogues qui viennent du Levant sont quelque-fois sophistiquées dès la première main. Sophis-tiquer le bézoard , la laque, la manne , Vambregris , etc. Sophistiquer les métaux.
Sophistiqué , ée. participe.
SOPHISTIQUERIE. s. f. Fausse subtilitédans le discours, dans le raisonnement. Il y abien de la sophistiquerie dans ces raisonnemens-là. Il est du stvle familier.
Il signifie aussi, Frelaterie, altération dansles drogues, etc. Il y a de la sophistiquer 1 *dans ce vin-là, dans ces drogues-là.
SOPHISTIQUEUR. s. m. Celui qui falsifie jaltère des drogues ; et en style critique ou co-mique, celui qui subtilise avec excès.
SüPHONiSTES. subst. masc. pi. Magistratsd’Athènes , dont les fonctions e’toient les memesque celles des Censeurs à Rome .
SOPORÀTIF, IVE, adj. Qui a la f° rcc » ^vertu d’endormir. L’opium est fort soporuth-es drogues soporaiives.