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Tome second. L - Z.
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S OR

Figurément et dans le style familier, en par-lant d’Un discours ennuyeux, on dit, que C’esf■un discours soporatif.

Il est quelquefois substantif. Le laudanumest un grand soporatif.

SOPOREUX, EUSE. adj. Terme de Méde-cine. Qui cause un assoupissement, un sommeildangereux. Affection soporeuse.

SOPORIFÈRE. ou SOPORIFIQUE, adjectdes 2 genres. Ils signifient la même chose qu<Soporatif. Us sc prennent aussi substantivem.In soporifère* Un soporifique.

SOR

SOR. adj. Voyez SauHe.

SORBE, s. f. Fruit du Sorbier.

SORBET, s. m. Composition faite de citron,de sucre, d’ambre, etc. Une boîte de sorbet .‘Un pot de sorbet du Levant.

On appelle du même nom,Le breuvage quel’on fait de cette composition battue avec del’eau. Un verre de sorbet. Les Turcs boiventdu sorbet. Du sorbet glacé.

On donne aussi ce nom à des liqueurs -hdemi glacées.

SORBIER. Voyes Cormier.

SORBONIQUE. s. f. Une des trois'Thèsesque les Bacheliers sont obligés de soutenir pen-dant leur Licence; elle doitdurer douze heures,et être soutenue dans la Maison de Sorbonne.Il n’a pas encore soutenu sa Sorbonique.

SORBONISTE. s. m. Bachelier, Docteur 'dela Maison et Société de Sorbonne.

SORBONNE, s. f. Collège de Théologie àParis , qui a mérité, par sa célébrité, de com-muniquer son nom à la Faculté entière deThéologie. Être Bachelier ou Docteur de la'Maison et Société de Sorbonne , signifie. Êtreagrégé particulièrement à ce College.

On met ici ce mot parce qu’il entre dansplusieurs phrases de la Langue.

Les gens qui Veulent s’excuser de ce qu’ilsnégligent l’instruction d’un enfant, disent ,qu’Ou ne le destine pas pour la Sorbonne,qu’on nen veut pas faire un Docteur.

Lorsqu’un ignorant veut étaler du savoir,on dit, La Sorbonne a couché ouverte , les duesparlent ïfitm.

SORCELLERIE, s. f. Opération de sorcier.H y a de la sorcellerie à cela. On dit qu’il semêle de sorcellerie. Il a été accusé de sorcellerie.

En parlant De quelques tours d’adresse, oude certaines choses qui paroissent au-dessusdes forces de la nature, on dit par plaisanterie,qu II faut qu’il y ait de la sorcellerie. Cela nese peut faire sans sorcellerie. Cela ne se peutdeviner sans sorcellerie. Il n’y a pas grandes orcellerie à cela.

SORCIER, 1 ÈRE. s. Celui, celle qui, selonl opinion du peuple, a un pacte avec le Diablepour faire des maléfices, et qui va à des assemhlées nocturnes, qu'on nomme le Sabbat. Ou«ccuse un tel d'être sorcier. Le peuple dit queles sorciers se frottent d'un onguent pour sfaire transporter au Sabbat.Uon brûle encore les sorciers.

y a des Pays où

SOR

On dit figurément et populairement d’Unhomme vieux et méchant, et d’une vieille etméchante femme, que C’est un vieux sorcier,une vieille sorcière.

On dit proverbialement, qu’ Un homme n’estpas grand sorcier, pour 'dire, qu’il n’est pasfort habile; et dans le même sens, Il ne fautpas être grand sorcier pour faire , pour devineri Ile chose.

SORDIDE, ad], des 2.genres. Sale, vilain.

Il n’est pas d’usage au propre; et au figuré, ilne se dit Des personnes que par rapport à 1 -a-varice. C’est un homme avare , vilain , sordide.C’est un avare des plus sordides.

Il se dit plus ordinairement Des choses mo-rales. Une avarice sordide. Gain sordide. Inté-rêt sordide. Épargne sordide.

SORDIDEMENT, adv. D’une manière sor-dide. Il vit sordidement.

SORDIDITÉ.-s. f. Mesquinerie, avarice. IIest peu usité.

SURET. Voyez Satjret au mot Saure.

SORNETTE, s. f. Discours frivole , baga-telle. Il ne dit que des sornettes.il ne cause quede sornettes. Voilà de plaisantes sornettes.Quelle sornette nous contez-vous là? Son plusgrand usage est au pluriel.

SORORIAL, ALE. adj. Terme de Jurispru-dence . Qui concerne la sœur. Chaque part so-roriale.

SORT. s. m. C’est, dans le sens des Anciens,La destinée considérée comme cause des diversévénemens de la vie ; c’est dans cette acceptionqu’on dit : Le sort Va ainsi ordonné. Le sortieveut ainsi. Les caprices du sort. Le sort aveugle.

Il se prend aussi pour T/efFet de la destinée,la rencontre fortuite des événemens bons oumauvais; et c’est dans cette seconde acceptionqu’on dit : Je plains votre sort. Son sort estheureux. Son sort est malheureux. Son sort es!déplorable. Le sort des arme s. Tel est le sort desConquérons , le sort des Républiques. Quel estvotre sort? Voilà un éti'anqe sort. Je suis in-quiet sur son sort.

Sort, signifie aussi., La manière d 3 >décîdeïquelque chose par le hasard. Le sort est tombésur un tel. Le sort en a décidé. Quelquefois lesOffcw's , les Élections se font au sort , parlesort. Il y avait trois soldats condamnés , on lesfit tirer au sort

On dit figurément, Le sort en est jeté, pourdire, Le parti en est pris.

Sort principal. Terme de'Pratique dont onse sert, pour dire, Le capital d’une rente quioroduit des intérêts, il a payé les intérêts deelfe rente , il ne doit plus que le sort principal.

SORT.s.m. Paroles, caractères, drogues,etc.par lesquels s le peuple croit qu’on peut pro-duire des effels extraordinaires, en vertu d'unpacte qu’il suppose fait avec le Diable. On dilit’on a jeté un sort sur un tel vignoble, sur les étroupeaux d’un tel, sur les blés d’un tel-pays.On dit que ce berger a mis un sort dans l'écuriede son maître, et que cela a fiiit mourir tousses chevaux. Il prétend qu’on lui a donné uvsort.

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SORTABLE. adj. des 2 genres. Convenable,qui convient à l’état, et à la condition des per-sonnes. Un mariage sortable: Un paHi sortable.Cet emploi-là n’est pas sortable pour vous. Celan’est pas sortable « votre condition. Rien n’estplus sortable pour vous , que ce quon nous pro-pose. Il s’emploie plus ordinairement sans ré-gime.

SORTE, s. f. Espèce, genre. Il y a biendes sortes d’oiseaux. Nourrir toutes sortes debêtes. Un Marchand qui a de toutes sortes d'é-toffes. Une bibliothèque où Von trêuve toutessortes de livres. Toute sorte de livres ne sontpas également bons. Il a toutes les sortes d’es-prit. Il 11c faut pas se fier à toute sorte degens. Quelle sorte de plante est-ce là? Je n’enveux point de cette sorte. En voilà de la sorteque vous demandez: Un Apothicaire qui a toutessortes de drogues.

On dit également en bien et en mal, par es-time et par mépris, Un homme de sa sorte , unhomme de votre sorte : En mal, comme, CVstbien à un homme de sa sorte à se vouloir éga-ler à vous ; En bien, comme, C'est trop vousavilir pour-un homme de-votre sorte.

Sorte , signifie aussi, Manière, façon. Queldroit avez-vous pour parler, pour agir de lasorte? Voilà une sorte d’habillement , une sortede coiffure qui lui va bien, qui lui sied bien.

On dit , ‘ Parler de la bonne sorte à quel-qu’un^ pour dire, Lui faire une réprimande,lui faire une correction. Je lui ai parlé de Inbonne sorte , il n’y retournera plus. On dit dansle même sens, Je Vai traité de la bonne sorte.Il est du style familier.

Sortes. Les Libraires appellent Sortes , Leslivres dont -ils ont le privilège, soit en toutsoit on partie. Ceux dont ils n’ont pas le privi-lège se nomment entre eux, Assortiment.

De sorte que, en sorte que. Façons deparler adverbiales, qui signifient, Tellementque, si bien que. De sorte qu’il fut contraintde se retirer. ‘Faites en sorte qu'il soit con-tent.

SORTIE, s. f. Action de sortir. Il a toujoursgardé la chambre depuis un mois, voilà sa pre-mière sortie. Depuis sa sortie du Royaumejhors du Royaume.

Sortie, s'emploie aussi, pour dire, Trans-port. L’entrée et la sortie des marchandises.Droits d’entrée et de sortie.

SoirrrE, signifie encore, Issue, endroit paroù l’on sort. Cette maison a deux , trois sorties.Il a une sortie sur la campagne , et une sur lurue.

Sortie, se dit De l’attaque que font desgens assiégés, lorsqu’ils sortent pour combattreles assiégeons . et pour ruiner les travaux. Lesassiégés firent une grande sortie , une vigou-reuse sortie. Ils font des sorties de six cent shommes. Faire des sorties avec de la Cava-lerie.

On dit'figurément et familièrement, Faire‘•■ne sortie <i quelqu’un , pour'dire, Lui fairene rude réprimande, ou lui dire brusquementquelque chose de très-dur.