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On soude aussi deux morceaux de fer, en lesfaisant rougir et amollir au feu, et puis en lesbattant ensemble pour u’en faire qu’un$ mêmepièce.
Soudé, ée. participe.
SOUDIVISER, ou SOUS-DIYISER. Voyez
SuBDIVISEn.
SOUDOYER, v. a. ( Il se conjugue commeEmployer.) Entretenir des gens de guerre,leur payer une solde. Ce Prince peut aisémentsoudoyer vingt mille hommes. Par le traité, ilest obligé de soudoyer tant de Cavalerie , tantd'Infantet'ie, Les troupes étoient soudoyées àscs dépens.
On le dit aussi par extension De tous ceuxdont on s’assure le secours à prix d’argent. Sou-doyer des spadassins. Il avoit soudoyé le par-terre.
Soxjdoyé , ée. participe.
SOUDRF.. v. a. dont il n’y a que î’infinitiîen usage. Terme didactique. Donner la solu-tion, résoudre. Scudre un problème, un argu-ment. Il est vieux, et l’on ne dit plus que Ré-sondi e.
SOUDRILLE. s. m. Ce mot ne se dit quepar mépris, pour signifier, Un soldat libertin,fripon ; et il n’est d’usage que dans le discoursfamilier.
SOUDURE, s. f. Composition ou mélangede divers métaux et minéraux, qui sert à sou-der des pièces de métal.
U signifie aussi, Le travail de celui quisoude. Ce tuyau est bon, mais la soudure en e:umal faite.
Soudure, se dit encore De l’endroit par oùles deux pièces de mctal sont soudées. Le tuyauest crevé à la soudure.
SOUFFLAGE, s. m. L’art ou Faction desouffler le verre. Le bois qu’on ajoute par de-hors à un navire, pour lui faire mieux porterla voile.
SOUFFLE, subst. m. Vent que l’on fait enpoussant de l’air parla bouche. Il est si fai-ble , qu'on le renverscroit d’un souffle, dumoindre souffle.
U se dit aussi De la simple respiration ; etc’est dans cette acception, qu’on dit d’Un hommeextrêmement foible, qu’/l n’a qu’un souffle devie , ou simplement, qu’il n’a que le souffle.
On dit aussi d’Un agonisant, qu’Ii n’a plusque le soufflit.
Il se dit encore d’Une médiocre agitation deVaîr causée par le vent. Il ne fait pas un soufflede vent. Au moindi e souffle de vent .
Dans !c style soutenu, on dit: Le souffleimpétueux des vents. Le souffle léger des zé-phyrs.
On dit figurément d’Une objection, d’unsystème, d’une intrigue, faciles à détruire,qu On les peut renverser d’un souffle.
SOUFFLER, v. n. Faire du vent en pous-sant l’air par la bouche. Souffler dans sesdoigts. Il lui souffla dans l’œil. Souffler au vi-sage. Souffler sur une table pour en ôter lapoussière.
Il se dit de meme De tout' ce qui pousse
SOU
l’air. Le vent de bise souffle rudement. Le ventqui souffle vers le soir est souvent doux etagréable. Il souffle un vent frais , un vent ra-fraîchissant. Le vent lui souffloit au nez. Cesoufflet est percé, il ne souffle plus.
Il se dit aussi De l’homme et des animauxquand ils respirent avec effort. Dès que ceihomme a monté six degrés, il souffle commeun bœuf. Ce cheval est poussif, voyez commeil souffle.
On dit, Laisser souffler des chevaux , pourdire , Les faire a-rrêler pour reprendre ha-leine.
On dit proverbialement et figurément, Sivous n’avez rien de plus chaud , uous n'avezque faire de souffler , pour dire, Vous vous flat-tez vainement de cette espérance. U est popu-laire.
On dit aussi proverbialement et figurément,Il croit qu'il n'y a qu’à souffler et à remuer lesdoigts, et cela se dit d’Un homme qui s'imaginequ’une chose est aisée, quoiqu’elle soit fort dif-ficile. il est du discours familier.
Figurément, et en tenues de l’Ecriture , ondit, que L’Esprit souffle où il veut , pour dire,que Dieu communique ses grâces à qui il luiplaît.
On dit figurément et familièrement, qn'Unhomme noseroit souffla’, qu’il ne souffle pas,pour dire, qu’il n’oseroit ouvrir la bouchepour faire des plaintes, des remontrances. Ilfaut qu’il endure, et qu’il ne souffle seulementpas. Il est si fier, si impérieux, qu'on n’oseroiisouffler devant lui. Ne soufflez pas. Si voussoufflez....,
On dit figurément, Souffler aux oreilles dequelqu’un , pour dire, Lui inspirer, lui vou-loir persuader de méchantes choses. Les flat-teurs lui soufflent sans cesse aux oreilles.C’est ce mêchaM homme qui lui a soufflé auxoreilles.
Souffler, est aussi actif, comme dans cesphrases : Souffler le feu, pour dire, Souillersur le feu pour l’allumer; Souffler une chan-delle, pour dire, Souffler sur la flamme d’unechandelle pour l’éteindre ; Souffler de la pous-sière, pour dire, Souffler sur de la poussière,afin de l’ôtcr du lieu où elle est ; Souffler unveau , un mouton , pour dire, Souffler entre lachair et le cuir dun veau, d’un mouton, afiid’en séparer plus aisément la peau; Soufflerl orgue, pour dire, Donner du vent aux tuyauxdes orguespai le moyen des soufflets; et,Souf-fler le verre, l’émail , pour dire, Façonnerquelque ouvrage de verre, d’cmail, en souf-flant dans un tuyau, au bout duquel est la ma -lière que l’on travaille.
On dit figurément, Souffler la discorde , lefeu de la discorde , la division, etc. et quelque-fois simplement, Souffler le feu , pour direExciter la discorde, la division, etc.
On dit proverbialement et figurément, Souf-fler le chaud et le froid, pour dire, Louer clblâmer une même chose, parler pour cl contreune personne. Ne vous fiez point « cet hommi-là , il souffle le chaud et le froid .
SOU
j On dit, Souffler quelqu'un, pour, Lire basè quelqu un les endroits de son discours où lamémoire lui manque. Souffler le Prédicateur.U souffle les Comédiens.
On dit figurément et familièrement, Soufflerà quelqu'un un emploi^ une charge, etc. pourdire, Lui enlever un emploi, une charge, etc.à quoi il s’attendoit. On se sert du même verbedans la même figure, en diverses autres occa-sions.
On dit au jeu de Dames , Souffler une dame ,pour dire, Loier à celui contre qui l’on joue,parc;: qu’il a manqué de prendre avec celle-làune autre dame qui éloit en prise. Un joueurdit dans le même sens à son adversaire, Jevous souffle.
On dit aussi, Souffler n’est pas jouer.
On dit en termes de Cli- -;se, qn'Un chien asoufflé le poil à un lièvre, pour dire, qu’il apresque appuyé le museau dessus, et qu’il l’amanque. On dit aussi, qu’il lui souffloit aupoil, poùr dire, qu’il le suivoit de très-près.
On le dit par extension et familièrement Dequelqu’un cpù est poursuivi de très-près. Ilfaillit à être pris, les Hussards lui souffloientau poil
En termes de Marine, on dit, Souffler unvaisseau , pour dire, Renforcer le hordaged’un vaisseau, revêtir un vaisseau par dehorsde fortes et nouvelles planches; ce qui se fait àdeux fins, soit pour empêcher que les vers nepiquent le vaisseau dans les voyages de longcours, soit pour faire qu un vaisseau qui portemal la voile, et qui se tourmente trop à la mer.prenne mieux son assiette. Il faut souffler cevaisseau.
Souffler un Exploit. Façon de parler donton se sert pour exprimer la friponnerie d’uDSergent, qui produit comme signifié un exploitqui en effet ne l’a pas été. On lui a soufflé unexploit.
Souffler, pris absolument, signifie quel-quefois , Chercher la pierre philosophale,chercher à faire de l’or, de Fargent, par lesopérations de l’Alchimie . Il a dépensé tout sonbien à souffler. Il y a long-temps qu’il sou, t e -U est familier.
Souffler au poil. Expression usitée parmiles Maréchaux, dans le cas d’une suppurationdans la partie intérieure du sabot, et lorsque I epus reflue et se fait jour à la couronne. La mi*"tière souffle au poil
Soufflé, ée. participe. On appelle OmcU^ esoufflée, Une omelette J&iie avec des bl ;,,cSd’œufs, de la crème et du sucre, mêlés et ha 1lus ensemble. ,
SOUFFLET, s. maso. Instrument serva ntsouffler, à faire du vent. Soufflet d'Orfa VJ ' e iMaréchal. i5ou;//et de forge. Soufflet d or fr ie ‘Crcnez ce soufflet et allumez le feu .
Soufflet , se dit aussi d’Une espèce de pe-tite calèche, dont le dessus se replie en marnerde soufflet. Il a fait ce voyagé** dansun.ouflet. Les soufflets sont commodes par cui ejrefé. U y a aussi des Cabriolets a soufflet
Soufflet , signifie encore , Un coup du