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de la main, ou du revers de la main sur la joue.Donner un soufflet. Piecevoir un soufflet. Ap-pliquer un soufflet. Je te donnerai un soufflet ,un bon soufflet.
On dit figurément et familièrement d’Unbomme à qui ii arrive quelque dégoût, quelquemortification relativement à une place , à unavantage qu'il avoit lieu d’espérer, ou dont iijouissoit, qn’/l a reçu un vilain soufflet, qu'on(ni a donné un vilain soufflet. On Va frustréde la place quon lui avoit promise, voilà unvilain soufflet. Il a reçu ïd un vilain soufflet.
On dit proverbialement, Donner un souffletà Vaugelas, pour dire, Faire une faute gros-sière contre la Langue Françoise.
SOUFFLETADE. s. fém. Plusieurs souffletsdéchargés tout de suite.
SOUFFLETER, v. a. Donner des soufflets àquelqu’un. Tl f'audroit souffleter ce fripon-là.H mérite d'étre souffleté.
Souffleté, ée. participe.
b VUFFLEUR, EUSE. s. Celui , celle quisouffle comme ayant peine à respirer. C'est unsouffleur perpétuel. Il est familier.
On dit quelquefois d’Un bomme qui soufflecontinuellement le feu, Voilà un importunsouffleur.
On appelle Souffleur d'orgues, Celui qui faitaller les soufflets de l’orgue.
On appelle aussi Souffleur , Celui qui étamderrière une personne qui parle en public, liten même temps , pour lui rappeler les mot •quelle pourroit avoir oubliés. Sans le souffleur,il s croit demeuré court en prononçant sa ha-rangue. Le souffleur de la Comédie.
On appelle encore Souffleur, Celui qui parl'Alchimie cherche la pierre philosophale. C’esf •un mauvais mét'er que celui de souffleur , ons’y ruine toujours.
On appelle Cheval souffleur, Celui dont leflanc n’est pas agité au-delà de ce qu’il doitêtre, quand l’animal a couru, mais qui souffleextraordinairement en courant. En ce sens il est
adjectif.
SOUFFLEUR, s. m. Poisson, du genre descétacés, à peu près semblable a une baleine,mais moins gros, et ainsi appelé, parce quilsouffle, et qu’il rejette en l’air, comme la ba-dine, l’eau de la mer. Les souffleurs vont d'or-diuaire en bande comme les marsouins.
SOUFFLURE, s. f. Terme de Fonderie.Cavité qui se trouve dans 1 épaisseur d’un ou-vrage de foute.
SOUFFRANCE, s, f. Douleur, peine, étatde celui qui souffre. Cruelle souffrance. Ex-trême souffrance. Être.dans la souffrance. Aprèsde longues souffrances. Les souffrances de Notre-Seigneur sur le Calvaire. Les souffrances desMartyrs.
Souffrance , se dit aussi en termes de Pra-tique, De la tolérance qu’on a pour certainesch.oses que l’on pourroit empêcher. Ces vues , cete f}out ne sont point une servitude. c'est unesouf-{•‘ance du propriétaire. Utijour de souffrance.
Souffrance. Terme dont on se sert à laChambre des Comptes, pour dire, Suspension
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par laquelle on diff're d’allouer ou de rejeterune partie mise en compte, jusqu’à ce.qu’onrapporte des pièces justificatives. Cet article esten souffrance. Mettre une partie en souffrance.Tenir une partie en souffrance.
On dit par extension, D’une chose commencéeet suspendue, qu’EUe est en souffrance.
On dit dans la conversation, qu 'Un hommelaisse toutes ses affaires en souffrance , pourdire, qu’il les néglige et les expose h dépérir.Ce procès tient tout mon commei'ce en souf>fronce, le fait languir.
Souffrance, est aussi un terme de Cou-tume , et se dit Du délai que le Seigneur domi-nant accorde à son Vassal, pour lui vendre lafoi et hommage, jusqu’à ce que la minorité ouquelque autre empêchement ait cessé.
SOUFFRANT, ANTE; adj. Qui souffre. Il ale visage d'un homme souffrant.
Dans le corps humain,La partie Souffrante,se dit De la-partie du corps qui est affligée, af-fectée, malade.
On dit figurém., qu’l/n homme est la partiesouffrante d’une compagnie, pour dire, que Laperle, le dommage, la plaisanterie tombe sur lui.
On appelle L’Église souffrante , Les ôme cdes Fidèles qui sont dans Je purgatoire. L'Eglisetiiomphante , VÉglise militaiite, et l’Églisesouffrante.
Souffrant , s’emploie quelquefois pour Pa-tient , endurant, comme dans celle phrase, Iln’est pas d'une humeur souffrante.
SOUFFRE-DOULEUR, s. m. Terme qui sedit d ; Une personne qu’on n’épargne point, etqu’on expose à toutes sortes de fatigues. Cevalet-là est le souffre-douleur de la maison. Ondit de même d’Un homme continuellement ex-posé aux plaisanteries d’une société, qu’il enest le souffre-douleur, il se dit aussi d’Un che-val, et meme de quelques meubles, dans lemême sens. Il est du style familier.
SOUFFRETEUX, EUSE. adj. Qui souffrede la misère, de la pauvreté. Il est familier.
SOUFFRIR. <v. n. J e souffre, tu souffres, ilsouffre; nous souffrons, vous souffrez , ils souf-frent. Je souffrois.Je souffi is. Je souffrirai, etc.Pâtir, sentir de la douleur. Il souffre beaucoup.L'armée a beaucoup souffert dans sa marche,faute de provisions.
Ou dit, qu ’Un'e poutre , qu’une muraillesouffre, pour dire, qn’Elle est trop chargée. Ondit de même, que Les vignes, que les blés ontsouffert, pour dire, qu’ils ont été maltraitéspar le mauvais temps.
On dit figurément , Sa modestie soufp'cquand on le loue. On dit aussi, Souffrir en soncorps et en ses biens, pour dire, Recevoir dudommage dans son corps et dans ses biens. Ondit dans le même sens, Souffrir dans sa réputa-tion. Souffrir dans son commerce.
Il est aussi actif, et signifie Endurer. Souf-frir la douleur. Souffrir le mal Souffrir lestourmens, la mort, les affronts , les injures , lafaim, la soif, la pauvreté, la prison , la persé-cution. Souffrir le martyre.il souffre de grandsmaux. Souffrir une perte, un dommage.
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On dit figurément, populairement et parexagération. Souffrir mort et passion, poyrdire, Être très-impatiente. Sa lenteur me faitsouffrir mort et passion.
On dit figurément, Souffrir le martyre ,pour dire, Souffrir de grands m^nx.
On dit, Souffrir une rude, une furieusetempête, pour dire, Être agité d'une rude,d’une furieuse tempête; Souffrir un coup de!vent, pour dire, Être battu d’un coup de vent ;Souffrir un assaut, pour dire, Soutenir l’as-saut. Et on dit, qu 'Une Place n'est pas capa-ble de souffr'ir un siège , pour dire, qu’Elle n’estpas assez forte pour soutenir un siège.
On dit, Souffrir du pied, souffrir de latête, pour dire, Sentir de la douleur au pied, àla tête; Souffrir à toutes les jointures , pour,Sentir de la douleur h toutes les jointures; et,Sou/jrir de quelqu'un , pour dire, Endurer delui des choses qui déplaisent.
Souffrir, signifie aussi Supporter. C’est uncorps qui souffi'C la fatigue, le froid, la faim, etc.Il ne sauroit souffrir le sole!», le serein, etc.Cet homme ne peut souffrir la mer. Il est si in-commodé, qu'il ne sauroit souffrir ni le car-rosse , ni le cheval.
On dit d’Un homme pour qui on a de l’éloi-gnement, de l’aversion, qu'On ne le sauroitsouffi'ir ; et proverbialement, que Le papiersouffre tout ,. pour dire, qu’On écrit sur le pa-pier tout ce qu’on veut , vrai ou faux, bon onmauvais.
Souffrir, signifie encore, Tolérer, ne pavempêcher. quoiqu'on le puisse. Pourquoi souf .frez-vous cela ? Je ne veux pas souffvir qu’il yait des vues sur ma cour , qu'on chasse sur materres. On souffre toutes sortes de Religions enun tel pays. Il souffre tout à ses enfans. Il y ades choses qu'on souff'e dans la conversation ,que la liber té de la conversation souffre.
Souffrir , veut dire aussi, Permettre. Souf-frez,Monsieur, que je vous dise. Je ne souffri-rai pas que vous me parliez découvert. Cetteinversion est permise dans la poésie ; la prose nela souffre pas.
Souffrir , signifie aussi, Admettre , rece-voir, être susceptible; et il ne se dit que Deschoses. Cela ne souffre point de retardement ,de délai, de difficulté , de comparaison. Cetteraison ne souffre point de réplique, point derepartie. Cela souffre quelque difficulté. Celane souffre pas de doute. Celte règle souffre ex-ception, souffre des exceptions. Ce passagesouffre différentes interprétations.
Souffert, erte. participe.
SOUFRE, s. m. Minéral qui s’enflamme fa-cilement, et qui a une odeur forte et piquanteen brûlant. Soufre jaune, gris. Fleur de soufre.Espi'it de soufre. Vapeur de soufre. Sel de sou-fre. Huile de soufre. Cela pue le soufre. Cela sentle soufre. Blanchir du drap à la fumée du soufre.
On appelle Foie de soufre, La combinaisondu soufre avec une substance alcaline. Les an-ciens Chimistes appeloient aussi Soufre, lu»des trois principes de la Chimie, et celui quiavoit le plus de feu et d’activité. Le soufre de