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Tome second. L - Z.
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11 signifie quelquefois, Mouvement d’indi-gnation ; et c’est dans ce sens qu’on dit, Celacausa dans la compagnie un soulèvement gé-néral contre lui,

SOULEVER, v. a. Élever quelque chose ttelourd, et ne le lever qu’à une petite hauteur.Ce fardeau eût si pesant, gu « pane le pcut-onsoulever.

En parlant à un malade qui est couché, ondit, Soulevez-vous un peu , pour dire, Haussezun peu le corps; et, Soulevez la tête, pourdire, Haussez un peu la tête.

On dit, que La marée soulève les navires guisont sur la vase , pour dire, qu’Elle' les déta-che de la vase et quelle les met à Dot ; et queLa tempête soulève les pats, pour dire, qu’EileLos émeut, qu’elle les agite. Dans celte accep-tion, il s’emploie avec la pronom personnel. Lamer commence ù se soulever.

Soulever , signifie figuroment, Révolter ,exciter à la rébellion. Il a soulevé toute la Pro-vince . Il a soulevé les peuples.

Il signifie aussi figurém.Exciter 1 indignation.La proposition souleva toute la compagnie.Son insolence souleva tout le monde contre lui.

Dans ces deux acceptions, il s’emploie avecle pronom personnel. Ainsi on dit, que L'ar-mée s’est soulevée contre son Général, que lespeuples se soulevèrent contre le tyran, que toutle monde s’est soulevé contre une proposition ,et gu 9 elle a fait soulever tout le monde.

On dit, que Le cœur soulève ù quelqu’un,pour dire, qu’il a mal au cœur, qu’il a enviede vomir. En ce sens il est neutre. Le cœur mesoulève. Cela me fait soulever le cosur.

On dit au figuré, qu’Une c7io.se fait souleverle cœur, ou qu’elle soulève le cœur, pour dire,qu'Èlle cause du dégoût. Ses flatteries sont sijades , gu’elles font soulever le cœur.

Soulevé, ée. participe.

SOULIER, s. m. Chaussure qui est ordinai-rement de cuir, qui couvre tout le pied, et quis attache par-dessus. Soulier d'homme. Soulierde femme. Soulier pour homme. Soulier pourfemme. Gros soulier. Soulier mignon. Soulier« simple semelle. Souliers ù double couture. *Souliers bronzés. Soulier de maroguin. Soulierde veau. Souliei• de chasse. Des souliers defemme brodés. Souliers de velours , etc. Em-peigne, semelle, talon, oreille de soulier. Unepare de souliers. Chausser un soulier, des sou-liers. Voilà un soulier gui vous chausse bien.Ce soulier me gêne , me blesse. Mettre ses sou-liers en pantoufle.

On dit figurément et familièrement, qn’Unhomme n a pas de souliers, pour dire, qu’il estfort pauvre. Et pour donner à entendre qu'Onne se soucie point du tout de quelque chose,on dit proverbialement, qu’Ou ne s’en soucienon plus gue de ses vieux souliers.

On dit proverbialement et populairement,d’Un homme oisif, sans emploi, qui va et vients *ns objet, que C’est un faiseur de vieux sou-liers.

SOULIGNER, v. a. Tirer une ligne sous un***** ? ou sous plusieurs mots. On souligne dans

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une copie manuscrite ce gui doit être impriméen itahgue.

Souligné, ée. participe.

SOULOIR. v. n. Avoir coutume. Il souloiidme. Il souloit faire. Il est vieux, et il ne s’estguère dit qu’à l’imparfait.

SOUMETTRE, v. act, ( Il se conjuguecomme Mettre. ) Réduire, ranger sous la puis-sance , sous l’autorité , mettre dans un étatd’abaissement et de dépendance. Soumettre àl’obéissance d’un Souverain. Soumettre uneProvince d ses Lois, « son Empire. Se sou-mettre « une domination étrangère. Soumettresa raison à la Foi Soumettre les Rebelles.

On dit, Soumettre une question « Vexamen,pour dire, La considérer en détail, s’assurer dela vérité. On dit aussi iSoumettre au calcul,pour, Vérifier à l’aide du calcul; et au mômesens, Soumettre à l’analise.

On dit, Se soumettre aux ordres , a la volontéde quelqu’un, pour dire, Y conformer ses actions,scs sentimens. Il faut se soumettre aux ordresdu Roi Se soumettre à ce gue la raisoti de-mande. Nous devons nous soumettre sans mur-murer aux ordres de la Providence , nous sou-mettre entièrement à la volonté de Dieu .

On dit aussi, 5e soumettre à guelgue chose,« souffrir guelgue chose, pour dire, S’engager,consentir à subir quelque peine. Je me soumets« payer ce gu on voudra , si cela est. Je mesoumets à tout ce qu’il vous plaira, en cas guecela soit.

On dit encore, Soumettre une chose au ju-gement , à la censure 2 à la critigue de quel-qu’un, pour dire, S’engager à déférer au juge-ment qu’il en portera. Je vous prie de lire toutela pièce , je la soumets , je me soumets d votrejugement. Se soumettre d un jugement arbi-tral. Cet Auteur a soumis ses écrits au juge-ment, d la censure de l’Eglise.

Soumis , ise. participe. On dit en termes deFortification, qu’Un ouvrage est soumis d unautre , pour dire qu’il en est dominé. On le ditaussi d’IJne hauteur à l’égard d’une autre.

SOUMISSION, s. f. Disposition à obéir. Il atoujours eu une grande soumission pour sesSupérieurs. Il a toujours été d’une grande sou-mission pour ses parens, envers ses parens, dl'égard de ses parens. Il se tient dans la sou-mission où il doit être. Demeure r dans la sou-mission. Avoir une grande soumission d’espritvour les choses de la Foi. La soumission à lavolonté de Dieu . La soumission aux ordres deDieu .

Il se prend aussi pour L’acte simple de l’o-béissance. J’ai été très-content de sa soumissiondans eetie circonstance.

U s’emploie quelquefois au pluriel, pourmarquer Les respects qu’un inférieur rend âceux qui sont au-dessus de lui. C’est un hommegui exige de grandes soumissions.

Il se prend aussi pour Les démonstrationsrespectueuses dont un inférieur use à l’égardd’un supérieur, pour apaiser son indignation,pour lui faire satisfaction» Le Roi reçut sessoumissions avec bonté. Ils furent députés de la

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Ville pour porta' au Roi les soumissions dupeuple.

C’est aussi un terme de Pratique. Ainsi obdit, Faire sa soumission au Greffé, pour dire,Comparoître au Greffe d’une Juridiction, et yfaire sa déclaration que l’on entre dans les en-gagemens prescrits par le Jugement.

On dit aussi en termes de Finance, Faire sasoumission, donner sa soumission, pour dire,Offrir de payer une certaine somme. Il a fait,il a donné une soumission de vingt mille francspour cette Charge.

SOUMISSIONNAIRE, s. des 2 genres. Celuiqui fait sa soumission pour quelque payement,ou quelque ouvrage. Il y a plusieurs soumission-naires pour cette entreprise , on ne sait à guielle sera adjugée.

SOUMISSIONNER, v. a. Donner sa décla-ration qu’on se soumet ù payer tant de telle ac-quisition, à exécuter telle fourniture à tel prix.Soumissionner un bien gui est en vente. Sou-missionner un marché.

Soumissionné, ée. participe. Ce bien a étésoumissionné dans foutes les règles.

SOUPAPE, s. f. Terme de Mécanique . Sortede languette qui se lève dans une pompe pourdonner passage à l’eau, et qui se referme pourempêcher que l’eau ne rentre. Soupape de cuir,de cuivre, de bois, etc. Grande soupape.

Il se dit aussi De ce qui sert, dans l’orgueou autres instruinens semblables, pour donnerpassage au vent et pour empêcher qu’il ne.rentre.

Il se Hit encore d’Un tampon de forme eo-nique qui sert, dans un réservoir, pour bou-cher le trou par lequel l’eau peut aller dans lescanaux. Il faut lever la soupape pour faire al-ler les jets d’eau.

SOUPÇON, s. m. Opinion, croyance dés-avantageuse, accompagnée de doute. Soupçoninjuste, téméraire, injurieux, mal fondé. J’aiun léger soupçon, un violent soupçon, ungrand soupçon gue... C’est rm esprit, un cœur,rempli de soupçons. Avoir du soupçon, des: oupçons. Prendre, donner du soupçon. Eclair -rir, détruire un soupçon. Le soupçon tombe surui. Il est hors de tout soupçon, au - desrus des>soupçons. J’ai guelgue soupçon de sa fidélité.J’ai de grands soupçons sur ta conduite de c<rjeune homme. On dit, Un cœur exempt desoupçon , pour dire, Qui ne soupçonne pas ; etUne conduite exempte de soupçon, pour dire,-Qui ne peut être soupçonnée.

Il se dit aussi d’Une simple conjectured’une simple opinion que l’on a de quelque-chose , indépendamment du bien ou du mabCe n’est pas une certitude, ce n’est (pi’unsoup^çon. J’ai guelgue soupçon gue c’est lui.

Il se dit aussi d’Unc apparence légère. Cettefemme a un soupçon de rouge. Il a un soupçonde fièvre. Il y a guelgue soupçon de peste, depetite vérole dans cette contrée.

Il sc dit encore De la plus petite quantitépossible d'une chose. Donnez-moi un soupçonde cette ligueur. Je n’en veux gu’un soupçon.-

SOÜPÇONNER. v. a. Avoir une croyance