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Tome second. L - Z.
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désavantageuse , accompagnée de doute, toit”cîiant quelqu’un , touchant quelque chose.•Soupçonner un homme d'un crime , d’une tra-hison. On le soupçonne d'avoir trompé son pa-vent. On le soupçonne d’hérésie. On soupçonnecette dévotion d’hypocrisie. Il y a lieu de soup-çonner de faiblesse une pareille conduite. Il estfortement, violemment soupçonné de ce crime.Soupçonné sans fondement.

Il signifie aussi, Avoir une simple conjec-ture , une simple opinion touchant quelquechose que ce soit. Je soupçonne que cela peutêtre. Je ne suis pas assuré de cela , mais je lesoupçonne.

On dit. Vous ne soupçonnez pas ce que c’estque ce caractère-là , ce que c'est que celte entre-prise , pour dire, Vous a’en avez pas une justeidée.

Soupçonné, ée. participe.

SOUPÇONNEUX, EUSE. adj. Défiant, quiest enclin à soupçonner, qui soupçonne -aisé-ment. C’est un homme soupçonneux. Elle estdéfiante et soupçonneuse.ll emporte d’ordinaireune idée de blâme, et signifie, Trop disposé ausoupçon.

SOUPE, subst.f. Potage, sorte d’aliment, demets fait de bouillon et de tranches de pain, etcru’on sert à l'entrée du repas. Soupe grasse.Soupe maigre. Soupe aux écrevisses. Soupe auxherbes. Soupe aux inouïes. Soupe à Vognon.Soupe aux navels. Soupe aux choux. Soupe anlait r etc. Une soupe de santé. Une bonne soupe.TT ne soupe succulente. Dresser, tremper la soupe.Faire mitonne}' la soupe. Servir la soupe. Man-ger de la soupe.

On dit dans le style familier, Venez manqerma soupe, j’irai demain manger votre soupe,polir dire, Venez dîner avec moi, j’irai demaindîner avec vous.

On dit d’Un cheval de poil blanc tirant surl'Isabelle, qu’U est soupe de lait. Un cheval$oupe de lait.

On dit aussi d’Un pigeon blanc tirant surl’isabelle, qu’il est de plumage soupe de lait,que c’est un pigeon soupe de lait.

Soupe, se dit aussi d’Une tranche de paincoupée fort mince. Une soupe de pain. Mettezdeux ou trois soupes dans ce bouillon. En ceseus on dit, Tailler la soupe , pour dire, Couperdu pain par tranches pour en faire de la soupe.

Ou appelle Soupe au vin , soupe au perro-quet, soupe à perroquet , Des tranches, desmor-ceaux de pain dans du vin.

Oiudit proverbialement, que La soupe fait lesoldat, pour dire, que Le soldat nourri simple-ment, mais abondamment, est plus propre auxfatigues du métier.

Onditproverbialem. et figurém. Ivre commeyne s&npe, pour dire, Fort ivre: et, Trempécomme une soupe , pour dire, Très-mouillé.

On dit aussi proverbialement, Dès la soupe,dés les soupes , pour dire, Dès le commencementdu repas. Il étoit ivre dès la soupe.

SOUPENTE, s. f. Assemblage de plusieurslarges courroies cousues l’une sur l’autre , etservant à soutenir le corps d’une voiture.

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Soupeste , signifie aussi, Un retranchementd’ais, soutenu en l’air et pratiqué dans une cui-sine , dans une écurie, ou dans un autre lieu,pour loger des domestiques, ou pour quelqueautre usage.

SOUPER, v. n. Prendre le repas ordinairedu soir. Ou 'tous attend a souper. Quand il nbien dîne , il ne soupe point. Il ne soupe jamais,fl est jour de jeune , on ne soupe point. Il dîne,au lieu de souper. Vous avez bien soupé aujour-d’hui. Je sortois de souper quand il entra dansma chambre.

On appelle familièrem. Soupe-scpt-heures,Un homme qui soupe de bonne heure, et parextension, Un homme retiré, qui ne voit per-sonne le soir. C’est un soupe-sept-heures.

SOUPER, ou SOUPÉ . s. rn. Le repas ordi-naire du soir. Grand souper. Soupe superbe.Souper fm. Souper délicat. On leur servit unmagnifique sozqe. Qu 1 avez-vous à votre sou-per * dller au souper du Roi , ou absolument }Aller au souper , revenir du souper q ce qui s’en-tend toujours du souper du Roi.

On dit dans cette meme acception, Avez-vous été au souper?

Après-souper, s. m. Le temps qui s’écouledepuis le souper jusqu’à ce qu’on aille se cou-cher. Les amusemeiis de Vaprès-souper.

SOUPESER, v. a. Lever un fardeau avec lamain, et le soutenir pour juger à peu prèscombien il pèse. Vous croyez que cela n’est pas.lourd , soupesez-le un peu pour en juger.

Soupesé, ée. paitioi'pe.

SOUPEUR. x m. Celui dont le repas principal est de souper. Il y a aujourd’hui peu desoupeurs.

SOUPIÈRE* s. f. Vase plus creux que lesplats ordinaires, qui a deux auses, et dans le-quel on sert la soupe.

SOUPIR, s. m. (On fait sentir R, même de-vant une consonne.) Respiration plus forte etplus longue qu'à l’ordinaire, causée souventpar quelque passion, comme l’amour, la tris-tesse , etc. Grand soupir. Long soupir. Soupiramoureux. Soupir de douleur , d’amour, etc.Àrdens soupirs. Tendres soupus. Jeter des sou-pirs. Pousser de grands soupirs , des soupirentrecoupés , des soupirs redoublés. Il a le cœurgros de soupirs. La douleur s’exhale par' lessoupirs. Retenir^ arrêter, étouffi’r ses soupirs.

On dit, en se moquant de quelqu’un quisoupire, qu’il pousse de gros soupirs.

En parlant d’Une fille, d’une femme dontquelqu’un est fort amoureux, on dit, que C’estl’objet de ses soupirs.

On appelle Dernier soupir, Le dernier mo-ment de la respiration, le dernier moment dela vie. Je vous servirai, j’aurai de la recon-naissance jusqu’à mon dernier soupir, jusqu artdernier soupir.

On dit, Rendre Je dernier soupir , les der-niers soupirs, pour, Mourir; et, Recevoir, re-cueillir les derniers soupirs de son ami , pour,L’assister jusqu’à la mort.

Soupir, en Musique, est Une pause du tiersou du quart d’une mesure. Prenez garde en

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chantant à bien marquer , « bien observer ccssoupirs , suivant la note.

Il se dit aussi De la figure en forme de vir-gule? qui marque l’endroit où Ion doit faireun soupir. U y a un soupir marqué à cei en-droit-là.

On dit aussi, Demi-soupir, quart de soupir,selon la différence des pauses.

SOUPIRAIL, s. m. Ouverture que l’on faitpour donner de l’air, pour donner du jour àune cave ou à quelque antre lieu souterrain.Faire un soupirail . Des soupiraux.

SOUPIRANT, s. m. Amant. Elle n fieauceupde soupirons. Il est du style familier.

SOUPIRER, v. n. Pousser des soupirs, fairedes soupirs. Soupirer : 1 c douleur , d’amour, deregret. Gémir, pleurer et soupirer. Soupirer dufond du cœur:, Il soupire sans cesse. Vc' s ensoupirez.

On dit, qu’Ün homme soupire pour uneflic, pour une femme, pour dire, qu’il en estamoureux.

On dit aussi d’Un avare, qu'Jl ne soupireque pour les richesses.

O11 dit proverbialement, Cœur qui soupire,n’a pas ce qu’il désire.

Soupirer, signifie quelquefois, Désirer ar-demment, rechercher avec passion. Et en ce sensil est ordinairement suivi de la prépositionAprès. Il y a long-temps qu'il soupirait aprèscelle Charge , qu’il soupirait après cela.

Soupirer, est quelquefois actif dans le figu-ré, Soupirer ses peines. Soupirer ses douleurs.Les vers que soupirait Tifiullc.il ne se dit ainsiqu’en Poésie.

SOUPLE, adj. des ?. genres. Flexible, ma-niable, qui se plie aisément sans se rompre,sans se gâter. Voilà du cuir fort souple, envoilà d'autre qui n'est guère souple. L'osier estsouple.

Il se dit aussi Des personnes et de certainsanimaux. Il faut qu’il soit bien souple pourfaire tous les tours qu’il fait Ce bateleur a lecorps bien souple, a les reins souples. Il fautavoir les mains bien souples, pour jouer des go-belets. Ce cheval a le jarret souple.

Souple, signifie figurém. Docile, complai-sant, soumis, qui a l’humeur accommodante,

. 'esprit flexible aux volontés d’autrui. Pourèussir à la Cour, il faut être souple. Il a ruinesa fortune , faute d’avoir été assez souple. Il &l'esprit souple. Il est d’un caractère souple.

On dit proverbialement, qu 'Un homme estsouple comme un ga?it, pour dire, qu'il s’ac-commode à tout ce qu’on veut : et souvent ce las’entend en mauvaise part, pour signifier U necomplaisance servile.

SOUPLEMENT, adv. D’une manière sou-ple, avec souplesse.

SOUPLESSE, s. f. Flexibilité de corps, fa-cilité à mouvoir son corps , à se plier commeon veut. Il a une souplesse de caps admit a-Ue. Il fait mille choses extraordinaires par lucouplasse de son corps. Ce Joueur de gobeletsa une grande souplesse de mains. Ce Sauteurfuit des tours Ùe souplesse qui surprennent. Ce