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trouverez un homme qui vous tiendra tête.Vous n’avez quà lui proposer de jouer , il voustiendra tête . C’est un homme hardi et indolent,dès qu’il voit qu’on le craint ; mais il s’adoucit ,dès qu'on lui tient tête.
On dit figurément et familièrement, Tenirpied à houle, pour, Être extrêmement assidu,« attacher sans discontinuatîon à quelque étude,à quelque travail, à quelque emploi. C’est unhomme qui veut que Von tienne pied à houleauprès de lui. U est commis dans un tel Bu-reau , et il y tient pied à houle depuis le matinjusqu’au soir.
On dit, Tenir la main à quelque chose ,pour, Prendre garde à quelque chose, avoirsoiu que quelque chose se fasse comme il faut.s\e vous mettez pas en peine , je tiendrai laniant à cela. Je vous réponds que la chose sefera, je me charge d’y tenir la main.
On dit, Faire tenir des lettres, faire tenirdes effet;, faire tenir de l'argent, pour, Faireen sorte que des lettres soient rendues, fairerendre des Ittires, faire que des effets soientremis, faire toucher del’argmt.
On dit, l'enir jeu à quelqu'un , pour, Con-tinuer à jouer contre lui autant qu’il veut. Ktdans les jeux de renvi, et dans tous ceux où lamise n’est pas réglée, ‘.Tenir se dit pour signi-fier, Y aller de tout l’argent dont un autre y va.Vous y allez de cent pistoles, je les tiens, jetiens tout ; et absolument, Je le tiens, je tiens.
Tenir., se dit aussi absolument «au Trictrac,pour dire, N’étre pas forcé uar le dé de roininson plein, ou continuer à jouer sans lever lesdames.
Tenir , est aussi neutre, et signifie, Etreattaché à quelque chose,être difficile à arracherou à 'déplacer. Sa chemise lui tient au dos. Ontrouva que la pierre tenoit à la vessie. Le ventempêche la gelée de tenir sur les arbres. On nesauroit arracher ce clou , il tient trop. Cela netient ni à fer, ni à clou , on peut aisément Uar-racher. Cela tient à chaux et à sable. Tenir àchaux et à ciment. Tout cela tient bien en-rsemble.
'On dit proverbialement d’Unc chose qui estextrêmement attachée à une autre, en sorte queIon a de la peine à Ven détacher, qu 'Elle tientoommepoix ; on dit aussi, qu 'Elle tient commeteigne. Ils sont tous deux populaires.
On dit figurément d’Un infirme, ou d'nnmalade qui est sur le point de mourir, que Savie ne tient qu’à un fil, à un filet; et d'Unhomme d’Eglise, d’un homme de robe,qui n’aiml at:ac.hement à sa profession,ou qui est toutprès de la quitter à la première occasion, que•S’a soutane, sa robe ne tient qu'à un hoqton.Ce dernier est familier.
On dit d’Un homme qui est en prison pourdettes, qu’7ï tient pour une telle somme. Ondit de même Des choses qui sont en gage pourune certaine somme, qu’jEües tiennent pourtant Ses pierreries tiennent pour mille écus.Ces phrases sont du style familier.
On dit figurément, que Quelque chose tientnu ceeur , pour, qu’On l’affectionne extrême-
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ment, qu’on s’y intéresse fort. C’est une affairequi me tient au cœur , vous m’obligerez sensi-blement de vous employer pour la faire réussir.On dit aussi, que Quelque chose tient au cœur,pour, Qu’on en a du ressentiment. L’injurequ’il a reçue lui tient au cœur.
On dit figurément d’Un enfant, d’un jeunehomme vif et qui est toujours eu mouvement,ou d’un homme qui marche, qui danse fort lé-gèrement, que «Ses pieds ne tiennent pas à terre,qu il ne tient pas à terre.
On dit figurément, qu’t/n homme tient àun autre, pour, qu’il y est attaché par quelquelien d’intérêt, d’amitié, de recoimoissance, etc.Il tient à cet homme-là par bien des endroits.Tl tient a ce oarti-là par des raisons de famille.C’est un homme qui ne tient à personne. Kt ondit figurément, en style de dévotion, d’Unhomme détache des choses du monde, qu’J l netient plus à la terre.
On dit figurément, Tenir à la vie, à l’ar-gent, à son opinion , etc. pour dire, Y être ex-trêmement attaché.
On dit, Me voilà prêt à partir, je ne tiens àrien, pour, Rien ne m’arrête, rien ne m’enempêche ; et à peu près dans le même sens, Jevous paierai quand vous voudrez, votre argentne tient à rien.
Il se dit aussi impersonnellement Des obs-tacles, des considérations qui empêchent defaire quelque chose. À quoi tient il que nous nepartions?À qui tient-il que cela ne se fasse?Ilne tient pas à moi. Je ne sais à quoi il tient qtu-je ne l’abandonne tout-à-fait. Il tint à peu dechose, il ne tint à rien que je ne lui fisse unaffront. S’il ne tient qu’à donner dix pistoles,je les donnerai. On dit, qu’il ne tient pas àquelqu’un qu’une chose ne se fasse v pour , queCe n’est pas lui qui y apporte de l’obstacle, oupour dire, qu’il y contribue autant qu’il peut.Une tient pas à moi qu’un tel n’ait satisfac-tion. Il ne tiendrapas à moi qu’il ne gagne sonp'ocès. Il ne tient plus qu’à votre Rapporteurque vous ne soyez jugé. S'il n’exige qu’unevisite de ma part, qu'à cela ne tienne.
Tenir , signifie aussi , Être contigu. Mamaison tient à la sienne. Mes terres tiennentaux siennes.
Tenir pour quelqu’un. Façon de parlerdont on se sert, pour dira, Être dans les inté-rêts, daiw le parti de quelqu’un; être de l’opi-nion , du sentiment de quelqu’un. Il tient pou-le bon parti. Il a toujours tenu pour le Roidans les temps les plus difficiles. Quelques Phi-losophes tiennent pour Platon , et d’autres pou ;Aristote . En matière d’opmions, il ne faut teni ■pour personne, il faut tenir seulement pour lavérité. Il tient pour la nouvelle Philosophie.
Tenir , signifie aussi Résister. Ce vaisseaune sauroit tenir à la mer, tenir contre les va-gues. Cette Place ne peut pas tenir encore huitjours. On ne peut pas tenir contre des forces sisupérieures. Il joue trop bien , il n'y a pa .moyen de tenir contre lui. Tenir dans unePlace conire une armee ennemie. Il a tenu troismois de tranchée ouverte. La compagnie est
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j. trop, mauvaise, on n’y peut pas tenir; c’est-à-dire , On ne peut pas résister à l’ennui qu’elledonne, ou à la honte qu’on y éprouve.
On dit figurément, qu’On ne peut p as tenircontre les prières , conti*e les raisons de cuel-quun, pour, qu’On ne sauroit résister a sesprières, à scs raisons.
On dit dans le même sens. qu’On ne sauroittenir contre les charmes d'une belle femme;qu’un homme ne tient pas contre Vinterêt ,contre l’argent, contre les louanges. On ditaussi qu’C/n homme ne tient point contre luraillerie , contre la plaisanterie , pour, Dèsqu’on le raille, qu’on le plaisante, il s’embar-rasse, il se décontenance.
On dit, Tenir bon , tenir ferme, pour, ré-sister, se défendre. Il faut qu’un Juge tienneferme contre les sollicitations. Ce bataillon tintferme jusqu’à ce qu’on amenât du canon. On aeu beau combattre son avis il a tenu bon.
On dit aussi, Tenir bon, tenir ferme , pour,Ne se point r; lâcher, ne se point laisser alleraux persuasions d’autrui. Il a envie de votreCharge, tenez bon, vous en tirerez tout ce quevous voudrez.
Tenir, se dit d’Un traité, dhine convention,d un marché, et signifie, Subsister sans aucunchangement, sans aucune altération. Il fautque le traité tienne. Notre marché tient.
Tenir , signifie aussi, Demeurer en un cer-tain état ; et dans ce sens on dit, que La frisurene tient pas. On dit en termes de Musique, queDes instrumens ne tiennent pas l’ucçord , netiennent pas d'accord. On dit dans un sens ûpeu près pareil, que Le temps ne tiendra pas.On dit en termes de Chasse, que Les perdrixne tiennent pas , pour, qu’Flles n'attendentpas, qu’elles partent de loin. Et en termes deGuerre, on dit, que Les ennemis ne tiendrontpas, pour dire, qu’ils n’attendront pa6 qu’onaille à eux, et qu’ils se retireront.
Tenir , signifie aussi, Être compris dans uncertain espace, dans une certaine mesure. Ainsion dit à l’impersonnel, Jl tient tant de pintesdans un muid. Il tiendroit tant de milliers degerbes dans cette grange. Et nu neutre, on dit,Tous nos meubles ne peuvent pas tenir dans cettechambre. Tout le monde ne peut pas tenir ici.
On dit proverbialement et populairementd’Une chose dont on veut assurer qu'on n apoint du tout, qu’On n’en a non plus qu'il enpourroit tenir dans l’œil.
On dit par ellipse : Le parlement commence•i tenir à la Saint-Martin. L’Assemblée duClergé tient de cinq ans en cinq ans. Tant quei Assemblée du Clergé tiendra. La foire deStunt-'i 'ermain tient depuis le troisième Février J»* -que vers la Semaine Sainte . Le marche tienttous les Mercredis et les Samedis .
Outre les façons de parler qui ont ele mar-quées ci-dessus, dans lesquelles le verbe lenirs’emploie avec les pronoms personnels, il y en1 a encore plusieurs autres, dans lesquelles il aforce, tantôt de verbe actif, et tantôt de verbepronominal, comme on le verra dans les exe* 11, pies suivans.