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Tenir , se tenir, s’arrêter, s’attachera quel-que^hose pour s'empêcher de tomber. Il se tintà une branche. Tl se tint aux crins du cheval.
On dit, Se tenir bien à cheval, pour, Y êtreferme et de bonne grâce; et S'y tenu- mal,pour, N’y être pas ferme, y être de mauvaisegrâce.
On dit figurément, Se tenir à quelque chose ,pour, S'y arrêter, s’y fixer de telle sorte qu’onue veuille rien de plus. Je me tiens, je m'entiens a la décision de l'Eglise. Je m’en tiens là,je 11 en veux pas savoir davantage. Il s’en tientà sa donation, à son legs. On dit, eu jouantà de certains j-ux do cartes, Je m'y tiens ,pour, J. ; suis content des cartes que j’ai, je n’endemande pas d'autres.
On dit, S'en tenir à son mot , pour, S’arrê-ter, se fixer à ce qu’on dit; et cela se dit ordi-nairement d’Un Marchand lorsqu’il demeureferme h ne vouloir rien rabattre du prix de samarchandise. J;ès que ce Marc'.and vous adit le prix , il s en tient à son mot. Ou dit.entre gens qui vendent et achètent, et entrepersonnes qui traitent ensemble, Se tenir àpeu , se tenir à peu de chose, pour, S arrêter, scfixer t Uement eux propositions, aux oflresqu’on a faites d’abord, que, quoiqu’il s’agiss'de peu de chose de p’us ou de moins, on nveuille de part ou d’autre, ni se relâcher, mpasser outre. Vous ‘nous tenez à. trop peu dechose. Il ne faut pas se tenir fl si peu de chose.Ils se tiennent tous deux à peu de chose. Vousvous tenez à une pstole sur un marché de milleécus. Il se tient ù une vétille dans une affairegui peut faire sa fortune. On dit dans le mêmesens, Se tenir à rien , pour, Se tenir à très-peu'de chose.
Se tenir , signifie aussi, Être, demeurerdans un certain lieu. Tenez-vous lù, et n’enpartez pas. Tenez-vpus auprès de moi. Se tenirdeux heures à une porte. Tl se tient au vent etau soleil. Il se tient toutes les après-dinées chezlui. Il se tient Vous les matins dans sa chambre.
On dit, qu’f/n homme se tient six mois à lacampagne, et six mois à la ville , pour, qu’ilpasse six mois à la ville, et six mois à la cam-pagne.
On dit proverbialement et comme par dé-pit , d’Un homme dont on entend vanter hbonheur, d’il est bien, qu’il s'y tienne. On ditencore proverbialement, Quand on est bien, ilfaut s’y tenir, pour, Il ne faut pas changer lé-gèrement, pour peu qti’on se trouve bien dansson état; et, Quand ouest bien , ou ne s’y peuttenir , pour, La seule envie du changement faitqu’ou s’ennuie de tout.
Se tenir , signifie encore,, Être, demeurer.dans une certaine situation, dans un certainétat. Ainsi l’on dit, Se tenir à ne rien faire. Setenir toujours propre. Setenir caché. ,*:c tenirc °i. 5e tenir tranquille. Se tenir clos et couvert.Sc tenir à genoux. Setenir droit, courbé.Faire
l’ea:ercice pour se tenir en haleine.
On dit figurément, Se tenir les bras croisés ,pour, Demeurer dans l’inaction lorsqu'on de-v roit agir.
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On dit, par forme de menace et familière-ment , Vous avez offensé un homme qui nepardonne jamais, vous n avez qu’à vous bientenir.
Se tenir, se dit aussi en parlant d As-semblées publiques ou particulières. Il se tintune Assemblé^ de'Notables. Il se tint un Con-seil entre eux. Cctle Assemblée se lient trois foisla semaine.
Tenu, ue. participe. Un jardin bien tenu,Bien cultivé. Une maison bien tenue, Bien ar-rangée.
On dit proverbialement, Tant tenu , tantpayé,- pour, Ün ne récompense une personne,ou l’on ne paye une chose qu’à proportion dutemps qu’on s’en est servi.
JJ signifie aussi, Qui est obligé à faire quel-que chose. Je ne suis pus tenu à cela, de cela.Il est tenu de m’acquitter. Un héritier est tenudes faits et promesses de celui dont il hérite. LesLocataires sont ordinairement tenus des menuesréparations.
On dit proverbialement, A l’impossible nuln'est tenu.
TENON, s. m. Terme commun à plusieursArts, et particulièrement, à la Charpenterie, oùil se dit Du bout d’une pièce de bois qui entredans une nioitaise. Ce tenon est encore tropgros pour entrer dans la mortaise.
TÉNOR , s. m. Terme de Musique empruntéde ritalien. Il répond à ce que nous appelonsen François une voix de taille, ou simplementune taille. C’est une voix moyenne entre la.laute-conlrc et la Las-e-taille.
On dit d’U'n Chanteur qui a ce genre devoix, que C'est un Ténor.
TENSION, s. f. Étal de ce qui est tendu.Tension de nerfs. Celle fluxion lui causoit unegrande tension « la peau.
Il se prend aussi figurément pour, Grandeapplication d’esprit. Il s'est épuisé par une tropgrande tension d’esprit. Il travailla avec une sigrande tension d’esprit , qu'il en tomba ma-lade.
TENSON. s. ra. Terme d’ancienne Poésie,qui se disoit d’Une dispute galante entre deuxPb êtes.
TENTANT, ÀNTE. adj. Qui tente, qui causeune envie, un désir. L’occasion étoit bien ten-tante, Cela est, bien tentant,
TENTATEUR ,TRICE. subst. Celui ou cellequi tente. C’est un tentateur. Pris absolument,dans le langage de la dévotion, il s’entend Dudémon. Le Tentateur.
Il s’emploie aussi adjectivement, L’Esprittentateur.
TENTATION, s. f. Mouvement intérieurpar h.quel on est porté, sollicité à des chosesqui sont d’elles-mèmes indifférentes, et quel-quefois même à des choses où Ton trouve quel-que sorte d'inconvénient. Il avoit une grandetentation de bâtir. Il résista a la tentation derépondre, d'écrire, de voyager. Il a bien de lapeine à se défendre de la tentation de mangerdu fruit. *
11 se dit aussi en matière de Religion, Du
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mouvement intérieur qui excita l’homme aumal, et qui vient ou de quelque objet extérieur,ou de la suggestion du diable, ou de la concu-piscence: Grande tentation. Forte tentation.Résister à la tentation. Succomber, céder à latentation. C'est une tentation du malin esprit.Les tentations du diable. La tentation de lachair. Les âmes les plus saintes et les plus puresne sont pas exemptes de tentations. Il faut chas-,ser celte pensée de votre esprit comme une ien-.talion. Induire en tentation.
TENTATIVE, s. f. Action par laquelle ontente, on essaie de faire réussir quoique chose.Faire une tentative auprès de quelqu'un. Il fitplusieurs tentatives inutiles.
On appelle aussi Tentative, Le premier actequ’on fait eu Théologie . Il a soutenu sa ten-tative.
TENTE, s. f. Espèce de pavillon fait ordi-nairement de toile, de coutil, etc. dont on sesert à la guerre, à la campagne, pour se mettre. rouvert. Les murailles d’une tente. Les mats,les arbres, les cordages, les piquets d’une tente.Camper sous des tentes. Il éloit dans sa tente.L'armée étoit sous les tentes. La Caravane nefaisoit que de dresser ses tentes quand les Arabes arrivèrent. Les Marchands avoient tendu leurstentes à la foire.
Teste, se dit aussi d’Un petit rouleau decharpie qu’on met dans les plaies, pour y por-ter plus facilement le remède, et pour empo-cher qu’elles ne se referment trop tôt. 11 a en-core une tente dans sa plaie.
TENTER, v. a. Essayer, éprouver, mettrequelque moyen en usage pour faire réussir quel-que chose. La chose est trop difficile , je ne-veux pas seulement la tenter. One vous con-tera-t-il de la tenter? J'ai tenté toutes sortesde moyens. Tenter une entreprise. On a tentél’expérience.
On dit, Tenter fortune, pour, Hasarderquelque chose dans l'espérance du succès.
On dit dans le style de TÉrriture-Sainte,Tenter Dieu , pour, Lui demander des miracles,des effets de sa toute-puissance, sans nécessité.Tu ne tenteras pas le Seigneur fon Dieu.
En termes de TEcriinrc-Sainte , Tenter si-gnifie quelquefois, Éprouver la fidélité. Dieu tenta Abraham .
Tenter, signifie aussi, Donner envie, fairenaître le désir, l’envie de faire quelque chose.Quoi , ces viandes ne vqus tentent-elles pas?Ce beau temps ne vous tente-t-il pas de vouspromener?
On dit communément, quT/n homme estbien tenté de faire quelque chose, pour, qu'ilen a une extrême envie. Je suis bien tenté d'allerprendre l’air ti la campagne. Je fus bien tentéde lui répondre d'une manière qui ne lui auroitpas plu. *
Tenter, signifie aussi, Solliciter au péché,au mal. Le diable tente les hommes pour lesporter à offenser Dieu . Le serpent tenta Eve,Le diable tenta JVotie-Seigneur au deseri. Dieu permet que les Saints soient tentés. L'occasionle tente. On Va tenté avec de l'argent.