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d’Aristote, les topiques de Cicéron ', pour, Letraité qu’Arislote, que Cicéron a fait des lieuxcommuns d’où l’on tire des argument
TOPOGRAPHIE , s. f. Description exacte eten détail d’un lieu, d’un canton particulier. Ilest distingué de Géographie , qui est la des-cription générale de la Terre , dun Royaume,ou d’une Province. 71 sait bien la topographiedes environs de Paris . Les principaux lieux decette carte sont bien placés , mais la topogra-phie en est défectueuse,
TOPOGRAPHIQUE, adj. des a genres. Quiappartient à la topographie. Description topo-graphique. Carte topographique,
TO Q
TOQUE, subst. f. Sorte de chapeau à petitsbords, couvert de velours, de 6atin, etc. platpav-dessus, et plissé tout autour. Toque de ve-lours. Toque de camelot. Ces Huissiers , cesOfficiers portent la toque. Les Cent Suisses dela Garde du Roi portent des toques de veloursnoir.
TOQUER, v. a. Vieux mot, qui siguifioitautrefois, Toucher, frapper. Il ne se dit plusque dans cette phrase proverbiale, Qui toquel’un , toque Vautre, pour,Qui offense l’un, of-fense l’autre.
TOQUET. s. m. Sorte de coiffure, de bon-net , qui est à l'usage des femmes du menupeuple, ou des paysannes.
On appelle aussi Toquet , Une sorte de bon-net que portent les enfans,
TOK
TORCHE, s. fém. Flambeau grossier fait decire ou de bois résineux, ou de quelque autrematière gommeuse et inflammable. On fait destorches de bois de sapin enduit de cire. Allumerles torches. Torches funéraires. Entrer dan:une Ville la torche a la main pour y mettre lefeu. Ce criminel a été condamné à faire amendehonorable la torche au poing.
TORCHER, v. actif. Essuyer, frotter pourôter l’ordure. Les nourrices torchent leurenfans.
On dît proverbialement et figurément d’Unhomme qu’on croit qui n’obtiendra pas ce qu’iprétend, qu’7l na qu’à s’en torcher le bec. Il«st populaire.
On dit d’Un ouvrage grossier, qu’On a lorchè cela à la hâte , que Cela est torché commeon a pu. Ce Poète torche ses vers a lu diable. Ilest populaire.
On dit populairement aussi, Torcher quel-qu'un, pour dire, Le battre. Il se fera torcher.
. Touché , ée. participe.
TORCHE-CUL. s. rnasc. Linge, papier, ouautre chose, dont on s’essuie le derrière aprèsfliTon a été à la garde-robe.
Il se dit aussi figurément et populairement,pour signifier Une chose fort méprisable. Ce:écrit n’est qu’un torche-cul , un vrai torche-cul,
TORCHE-NEZ. s. m. Corde ou ficelle danslaquelle on passe et on engage la lèvre anté-
TOR
Heure 'du che val, et que l’on serre ensuite avecun morceau de bois. Mettez le torche-nez ù cecheval, il sera tranquille.
TORCHÈRE, s. f. Espèce ’de guéridon fortélevé, sur lequel on met un flambeau, une gi-randole, des bougies, dans les salles des Palaiset des grandes maisons. Belle , magnifique tor-chère. Torchères d’argent. Torchères de boisdoré. Il y «voit plusieurs torchères dans cettesalle.
TORCHIS, subst. m. Mortier de terre grassemêlée avec de la paille, ou avec du foin, pourfaire des murs. En ce pays-fil il ny a point depierres • toutes les maisons des paysans et lesmurs de clôture sont de torchis.
TORCHON, subst. m. Espèce de' serviette degrosse lofe, dont on se sert pour torcher, pouressuyer la vaisselle, la batterie de cuisine, le:-meubles, etc. Torchon blanc. Torchon sale.Paquet de torchons.
On dit populairement, qu ’Une femme estun torchon , qu’elle est faite comme un tor-chon, pour, qu’EUe est malpropre et mavêtue.
Torchon, se disoit aussi’au sens de Torche .De là le proverbe populaire, Le torchon brûleentre eux, ou simplement, Le Torchon brûle ,pour dire, Il y a entre eux un sujet de discordeallumé.
TORDRE, v. a. Je tords , tu tords, il tord *nous tordons, etc. Je tordois. J’ai tordu. Jetordis. Je tordrai. Tords , tordez., etc. Tournerun corps long et flexible par ses deux extrémi-tés eu sens contraire, ou par Tune desdux,l’autre étant fixe. Tordre du fil. Tordre un lien ,des cordes. Je tords du linge. Je tordrai unebranche.
On dit, To?’dre le cou, pour, Faire mouriren tournant le cou et en disloquant les vertè-bres. Tordre le cou à une perdrix, à un poulet.Je lui tordrai le cou. En tombant, il s’est tordule cou.
On dit, Tordre la bouche 9 pour } Tourner labouche de travers.
• On dit proverbialement et populairement•J'Un homme (pi mange trop avidement, et quitvale presque sans mâcher, qu’il ne fait quefo"dre et avaler.
On dit figurément, Tordre une loi , un pas-’u*ge, etc. pour dire, Détourner la loi, le pas-sage, etc. de son sens naturel, pour lui en don-ner un différent plus convenable aux vues decelui qui l’emploie.
On dit, Tordre le sens d’un Auteur, d’unpassage,' pool* dire, Lui douner une interpré-tation forcée.
Tordu, tje. participe.
TORE . s. m. Terme d'Architecture. Moulureronde, qui embrasse l’extrémité inférieure dela colonne. Le tore est plus gros que Vastragale.C’est la grosseur du tore qui le distingue deVastragale . 1
TORMENTILLE. s. f. Plante qui croît dansles bois et dans les lieux ombragés. Sa racineest vulnéraire, astringente et detersive.
TORON, s. ni. Assemblage de plusieurs fils
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de caret tournés ensemble,qui font partie d’unecorde, d’un cable.
TORPEUR, s. f. Engourdissement profond.Il se dit au propre, d’Une cessation de senti-ment ou dans la totalité du corps? ou dans unmembre. Ce malade est tombé dans la tor-peur.
On le dit au figuré, d’Ua état 'de lame quicause son inaction. Il ny a pas moyen dè tirercet homme de sa torpeur. On le dit non-seule-ment d’Un homme, mais d’une multitude. Tous-!cs esprits êtoient dans la torpeur.
TORPILLE, s. f. Poisson qui a la propriétéde donner une commotion, d’où résulte l’en-gourdissement de la main de celui qui le touche r ,oit immédiatement, soit avec un béton. LesPhysiciens attribuent « Vélectricitè la commo-tion que donne la Torpille.
TORQUE, s. f. Terme de Blason , qui se ditù’Un bourrelet qui se pose sur le heaume, etqui est des deux principaux émaux du corpsdes armoiries.
TORQUET. s. m. 11 n’est d’usage que danscette façon de parler populaire, Donner uniorquet , donner le torquet, pour, Tromperquelqu’un, lui dire une chose contraire à cequ’on pense, pour lui donner le change. Je luiai donné un torquet. On dit aussi, qu’l/nhomme a donné dans le torquet, pour, qu’il adonné dans le panneau qu’on lui avoit tendu.
TORQUÊTTE. s. f. Certaine quantité demarée entortillée dans de la paille. Une tor-guette de poisson.
TORRÉFACTION, s. f. Opération par la-quelle on applique une chaleur violente '<x uncorps.
TORRÉFIER, v. a. Griller, rôtir, appliquerune chaleur violente à un corps. Torréfier dela rhubarbe.
Torréfié , ée. participe.
TORRENT, s. m. Courant d’eau rapide,qui vient ordinairement des orages ou de lafonte des neiges, et qui ne dure que quelquetemps. Torrent rapide, impétueux. Il vint untorrent qui ravagea tout ce pays. Il se formede grands torrens dans les montagnes. Passerun torrent. Ce n’est pas une rivière, 'ce n’eslqu’un torrent. Ces ravins ont été creusés par.des torrens.
Torrent, se dit figurément De certaineschoses par rapport à leur abondance, ou à leu?impétuosité, ou à tous les deux ensemble. Untorrent de paroles. Un torrent d’injures. Venerun torrent de larmes. Un tarent d’éloquence ;Il est difficile de résister au torrent des pas -dons, au torrent du monde, au torrent ded«coulume. Céder au torrent. S'opposer au tor-rent. Suivre le torrent. C’est un torrent qui en-traîne tout.
TORRIDE, a’djectif. Brûlant, excessivementchaud. Il n’est d’usage que dans cette phrase,Zone torride, pour dire, La portion de la terreou du ciel qui est entre les deux Tropiques. Lesfiafiitans de la Zone torride voient le Soleil àplomb sur leurs têtes deux fois Vannee.
TORS ? OîlSE. adj. Qui est tordu, ou qui