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jugue comme Employer.) Tourner en faisantplusieurs tours. Cet homme ne fait que tour-noyer. Ce fleuve , après avoir tournoyé dansune plaine de longue étendue , se jette dans himer. Dans l’endroit oit vous voyez tournoyerVeau , il y a un gouffre. Ils nont fait quetournoyer. Après avoir long-temps tournoyé ,il retrouva son chemin.
Il signifie figurément et familièreiri. N’aücrpas droit à la conclusion d’une affaire, maisbiaiser, chercher des 'détours. A quoi sert detournoyer? il faut aller au but. Vous avez beautournoyer , il en faut venir là .
TOURNURE, s. f. Tour. Le succès de votreaffaire dépend de la tournure qu'on y donnera ,Il a une tournure d’esprit agréable. Ce jeunehomme est d’une jolie tournure , a une jolietournure. Tournure de phrase. La tournured’un vers. Il n’est que du style familier.
TOURTE. s. f. Espèce de pâtisserie. Tourtede pigeonneaux. Tourte de moelle. Tourte d'é-pinards. Tourte de confitures.
TOURTEAU, s. ni. Sorte de gâteau. U estvieux, et il n’est plus guère d’usage que dansle Blason , où il signifie Une pièce d’armoirieronde, pleine et de couleur; en quoi il diffèredu besant, qui est de même figure, aussi plein,niais de métal. Il porte d’or à trois tourteauxde gueules.
TOURTEREAU, sulist. masc. Jeune tour-terelle. Elever des tourtereaux. Manger destourtereaux.
TOURTERELLE, s. f. Espèce d’oiseau quiressemble beaucoup au pigeon, mais qui estplus petit, et ordinairement de couleur grise.Les tourterelles volent ordinairement deux àdeux, le mâle et la femelle. On vante beaucoupla fidélité des tourterelles.
On dit figurément De deux jeunes époux,Ce sont des tourtereaux , iis s’aiment commedeux tourterelles.
Quand on-parle lie cette espèce 'd'oiseaucomme bon à manger , on l’appelle aussiTourti'C. Manger des tourtres. On servit unplat de tourtres.
TOURTIÈRE, s. f. Ustensile de cuisine,q ;isert a. faire cuire des tourtes. Tourtière d'argent.Tourtière de cuivre.
On dit figurément et familièrement d’Unappartement excessivement chaud , battu desrayons d’un soleil ardent, quTI y fait chaudcomme dans une tourtière. C’est une tour-tière.
TOURTRE. s. f. Tourterelle. Voyez Toue-tebeixe.
TOUSELLE. s. fém. Sorte de froment dontl’épi est sans barbe.
TOUSSAINT, s. f. La fête de tous les Saints .On l'attend à la Toussaint.
TOUSSER, v. n. Faire Teffort et le bruit quecause la toux. H tousse toute la nuit. Ce vieil-lard ne fait que tousser et cracher. Ce maladetousse beaucoup f mais il ne crache point.
U signifie aussi, Faire ce m>me bruit à des-sin. Il tousse pour avertir un de ses amis.
TOUT, TE. ad}. Qui comprend l’intégrité
TOU
d’une chose considérée par rapport au nombre,h l’étendue, ou ù l'intensité. Tout l’Univers.Tout le monde. Toute la terre. Tout le jour.Tous les hommes. Tous les animaux. Toutes lesplantes. Tous les êtres ciees. Tout le peuple yaccourut. Toute sa famille est en bonne santé.Tous les pareils y donnent les mains. Toutesles nations de la terre. Tous les habituas de laVille. Il mit toutes les troupes en bataille.7’oute la somme est de tant. Toute la dépensemonte à tant. Il y a mis tout son bien , tout sonargent. Travailler de toute sa force. Employertout son pouvoir, toute son industrie , tout sonsavoir, toute sa capacité à quelque chose. Il Vaservi de tout son crédit. Aimer Dieu de tout soncœur. Donner tout pouvoir à quelqu’un.
Tout, s’emploie dans la signification deChaque ; et alors il n’est point suivi de l’article.Tout bien est désirable. Tout arbre qui ne portepoint de fruit — Toihe peine mérite salaire.
Toute action qui n’a pas Dieu pour objet .
Tout homme est sujei à la mort.
On dit, Tous les deux jours , tous les troisjours, etc. pour dire, De deux jours en deux jours,de trois jours en trois jours; et, Toutes les deuxheures s toutes les vingt-quatre heures, etc. pourdire, De deux heures en deux heures, de vingt-quatre heures en vingt-quatre heures, etc.
On dit, Par toute terre, par tout pays, pourdire, En quelque lieu que ce soit.
Il se joint encore avec plusieurs autres ma-nières de parler, qui sans cela n’auroient aucunsens. Tout beau. Tout doux. Tout de bon. Toutà coup. Tout d’un coup. Tont-à-fait. Tout àl'heure, etc.
On dit, Somme toute, pour, Somme totale,tontes les sommes jointes ensemble ; figurément,pour, À.tout prendre. Il est riche , il est jeuneet assez lien fait , mais somme toute c’est unpauvre homme.
Ün dit, Aller , courir « toutes jambes , àtoute bride , pour, Aller, courir fort vite.
On dit, Être <i toutes mains, Se prêter àtout, être propre à fout. TJn homme à toutesmains. Oit dit, Prendre de toutes mains , pour,Prendre de tous cotés, acquérir par toute sortede voies, soit justes, soit injustes.
On dit H’Une chose ou d’un homme qui res-semble parfaitement à un autre, que C'esttoute la même chose, tout le même homme ;c’est tout Iui-méme. Ce jeune homme ressembleparfaitement à son père, <1 sa mère. C’est toutson père, toute sa mère , C’en est la parfaite image.
À tout hAsAiïd. Façon de parler adverbiale,pour dire, qu’On veut courir le risque de toutce qui peut arriver.
TOUT. s. m. Une chose qui a des parties,considérée en son entier. Le tout est plus grandque sa partie. Diviser un tout en plusieurs parties.Je ne veux point diviser cela par pièces, prenezle tout si vous veniez. Il vous cédera le tout. Ils’emploie aussi substantivement sans être pré-cédé de l’article. Tout est bon. Il veut toutavoir. Tout ou rien. Il joue à tout perdre. Est-celà tout? Avez-vous tout dit? Non, ce n’est pastout.
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! On dit De deux choses que l’on veut com-parer ensemble , et qui sont pourtant extrême-ment différentes, qu’il y a la différence dutout au tout.
On dit au j'eu de Brelan, Va-tout, faire va-tout , faire un va-tout , pour dire, Hasarderen un seul coup tout l’argent qu’on a devantsoi.
Il s’emploie encore substantivement, pourrire, Toutes choses, toutes sortes de choses.C’est un homme qui se met à tout. Il peut ioulauprès du Prince. Tout bien 'considéré .
On dit familièrement, Se faire « tout, se' prêter à tout, pour dire, S’habituer, sc prêteraux usages, aux convenances, etc. suivant lesLemps, les lieux et les personnes.
On dît dans b môme sens, Se faire tout à
tous , pour dire, S’accommoder à tous les caractères, à toutes les opinions.
On dit familièrement, Tout compté, tout ra-battu, pour dire, Tout étant bien examiné,.'otites compensations faites. Tout compté, toutrabattu, il me doit encore cent pisioles. Toutcompté , tout rabattu, l’un vaut bien l’autre.
On dit, À tout prendre , pour dire, À consi-dérer tout cc qui se compense dans une chose,dans une affaire.
Cn dit, C’est un bon homme , et puis c’est
tout, pour dire, qu’il n’y a rien en lui de con-sidérable que sa bonté.
On dit aussi, Ce n’est pas tout, ce n'est pasle tout , pour dire, Ce n’est pas assez, il ne suf-fit pas. Ce n'est pas tout d’avoir la foi, qued'avoir la foi, il faut faire de faunes œuvres.Ce n’est pas le tout d'être assidu, il faut de plus....Ce n'esi pas tout , ce n'est pas ciicore tout, ilfaut que vous alliez là.
Le tout, est encore Une façon de parler,dont on se sert après 1 énumération de plusieurschoses, pour les joindre toutes ensemble. Il afait telle et telle chose , le tout pour parvenir àson but. Le tout monte à tant .
On appelle Le tout ensemble, Ce qui résultede l’assemblage de plusieurs parties qui formentun tout. Il y a de beaux endroits dans cettepièce, mais le tout ensemble n’en vaut rien. Ily a des défauts dans cc tableau , mais le toutensemble en est agréable.
On dit, Metire, risquer le tout pour le tout,.pour, Hasarder de tout perdre pour tout ga-gner.
On dît De ce qu’il y a de principal, de pinsimportant dans une chose, que C'est le tout.C'est quelque chose de bien commencer' maisle tout est de bien finir . On dit d’Une personnequi en aime uniquement une autre, qu ’Elle enfait son tout.
En termes d’Armoiries, on dit, Sur le tout,en parlant d’Un écusscîn mis survies quartiers.Il porte écartelé de.,., et de... et sur le tout de...Et on dit, Sur le tout du tout, en parlant d’Unécusson posé sur les quartiers de lecu qu’on ditêtre sur le tout.
On dit encore en termes ïFÀnnoïrfes, Hro-cVmt sw le tout , en parlant d’Une pièce qui pa-roît foute entière sur les autres pièces de 1 ecn. Il