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Tome second. L - Z.
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porte sehic de'France -au bdton de gueules bro-chant sur le tout.

On appelle 'au jeu, Le tout, la troisièmepartie qui se joue après qu’un des deux joueiirsa perdu partie et revanche, et où l’an joue au-tant d’argent que l'on en a joué dans les deuxparties précédentes. Jouer le tout. Jç>ner partie,revanche cl le tout. Perdre le tout. Gagner letout. Donner le tout. Prendre le tout. Prendreson tout.

•On appelle Le fout du tout, La partie quise joue après que la même personne a perdupartie, ïevauchc et le tout, et dans laquelle onJoue autant d’argent que l’on en a jotté'danslés trois parties précédentes. Donner , prendre,perdre , gagner le tout du toüt li se piqua, elvoulut prendre le tout du tout. Ils 'en sont autout du tout.

À tout. Façon deparler adverbiale, propreà certains jeux de cartes, et qui se dit De lacouleur do'nt est la triomphe. Il fditt faire àtout. Jouer « fout. Jouer deux fois à fout.

On en fait aussi un seuVmot; et alors il estsubstantif masculin. Jouer un atout. J’ai deuxatous.

TOUT. adv. Entièrement, sans exception',sans réserve. Je suis tout à vous. Il est tout dé-voué à votre semee. Il est tout en Dieu . Ihfirent tout étonné». Il est tout autre gue 'vousrte l'avez vu. Il est tout malade. Ces fruils-làsvnt tout autres gue les premiers. Les chevauxde ce poil-là sont ordinairement tout bôhs entout médians. Du vin tout pur. Çés vins-làveulent être, bus tout ptirs. C est un enfantt.iut ple.n d'esprit. Ce sont dès enfans tou?pleins d’esprit. Ce Sôïit 'des gens tout pleins decoeur. Ce vieillard est encore tout entier.

Tout, adv. étant mis immédiatement devantun adjectif féminin qui commence par une con-sonne:, devient adjectif, et reçoit Je genre et lenombre. Elle est toute ■malade. Elles furenttoutes surprises dé le voir. Des femmes touté. :pénétrées de douleur. De l'eau de-vië toutepure. C'est une femme todte pleine de coèur.Mais devant les adjectifs féminins qui commen-cent par une voyelle, Tout redevient adverbe.Sa maison est tout aube gu'elle n'étoit. Unchien gui a les oreilles tout écorchées. Desfemmes tout éplorées. Avoir les mains tout em-portées.

Tout, se joint arec plusieurs prépositionsou adverbes, et a\ec plusieurs façons de parler,dans lesquelles, sans avoir d’autre sens que ce-lui des prépositions et des adverbes avfcc les-quels il se joint, il sert de superlatif, ou à leurdonner quelque énergie. Il lui dit tout froide-ment. Tout doucement. Parler tout haut , toutbas. Je vous le dis foui franc, tout net. Toutau moins. Tout du moins. Tout autant. Toutaussi-bien gue lui. Tout ainsi gue. Tout commevous voudrez. C Cst tout au plus. Tout du long.Tout le loncj. ïout au 'long. Tout île suite.Tout contre. Tout de go. Tout auprès. Tou 5au U'avers du corps. Il lui dit cela tout enriant. Ii sortit tout en grondant. Tout au-tour , etc.

TOU

On dit dans le style familier, Ce gue vousdites là sont tout autant de fables, sont toutautant de vis ons , pour dire, Toutes les chosesque vous nous dites sont toutes fables, sonttoutes visions.

; CVst tout un. Façon de parler familière,pour dire, Cela revient au meme, cela est égal 5( t dans le même sens on dit proverbialement,C'est tout un, mais ce nest pas de même.

! Tout, s’emploie aussi adverbialement avec^ toutes Sortes d’adjectifs, et môme avec certainssubstantifs, dans la signification de Quoique, iencore que, ou de quelque. En ce sens, il nese décline que devant les 'adjectifs féminins quicommencent par une consonne. Tout sage gu ilest. Tout vob'e ami gtvil est. Tout blessé gui:étoit. Tout habiles et tout artificieux gu'ils; sont. Ces luirdcs sont usées , mais tout uséesgu'ellcs sont. Tout ingrate gu’elle est. Toute. feiHnie gu'elle est. Toutes raisonnables gu'elles: sont...

| Tout, s’emploie encore adverbialement sans

• sa décliner, dans 'ces façons dé parler, Toutcœur, tout esprit , pour, Plein de cœur, plein

| d’esprit. C'est une femme gui est tout cœur. Cej sont des gens gui sont tout cœur , tout esprit.

• On dit aussi iridéclinablëlnent, Cette femme esttout œil et tout oteille , tout yeux et toutoreilles, il n’y a rien gu'elle ne voie et gu’elle

i n’entende.

| Tour, pris adverbialement, sc combine avec| d’autres adverbes, ou mots pris adverbialement,

; pour les fortifier. Tout uniment. Tout simple-: ment. T dut gauchement. Tout droit. Tout court.

Tout en haut. Tout en bas. Tout à coté. Toul ! doucement. Tout roidè. Tout beau. Toüt belle-ment. Voyez ces mots.

Du tout. Façon de .parler adverbiale. Il scjoint avec P.ien et point , pour rendre la néga-tive plus forte, et signifie, En aucune façon,nullement, absolument rien. Il n'aura rien dutout. Je n’en veux point du tout.

En tout. Façon de parler adverbiale. Ons’en sert pour supputer, pour compter; il iisignifie, Sans rien omeliie, tout étant compris,j Cela lui revient èn toul à cent pistoles . Celaj fait cent écus en tout.

| En tout et par tout. Façon de parler ad-j verbiale. Entièrement. Je suis de votre avis en| tout et par tout. Il est du style familier. Voyez; Partout.

TUA

TOUTE-BOXXE. Voy. Obvaie.

TOUIE-KPICE. Voy. Herbe aux épices.

iOUlEFOlS. adv. Neanmoins, mais, pour-tant. Tous les hommes recherchent les richesses,et toutefois on voit peu d'hommes riches heu-reux. Si toutefois il est permis de le dire. Ettoutefois je vous dirai....

TOUTENAGUE. s. f. Alliage métalliqueblanc fait avec de l’étain el du bismuth. On lenomme aussi T inténugue. •

TOULE-SAINE. s. fcm. Arbriss au ainsinommé, parce que ses feuilles, scs racines, sasemence, sont fort utiles en Médecine. Toutecette plante est vulnéraire, apéritive et uctir-sive.

TOU-TOU. s. masc. Nom que les enfansdonnent aux chiens. *

TOUX. s. féiu. Mouvement convulsif de lapoitrine, accompagné de bruit. Toux violente.Toux continuelle. Il a une toux sèche. U aune toux qui le tourmente nuit et jour. Touxde pituite. Toux de la gorge. Toux convulsive.Toux d'humeur. O11 dit proverbialement, Cettetoux sent le sapin , pour dire, Elle peut con-duire à la bière, à la mort.

On appelle Toux sèche , Une toux qui nefait point cracher.

TOX

TOXICQDENDRON. s. m. Arbre de vernis,qui produit des boulons à la peau, lorsqu’onen touche la feuille.

TOXIQUE, s. m. Nom générique qui sedonne à tontes sortes de poisons. Les animaux %les végétaux et les minéraux fournissent desioxigues.

TR A

TRABAN. s. m. Soldat de la garde Impé-riale en Allemagne . U y a des Tvabans dansles Compagnies Suisses gui veillent particuliè-rement « la personne du Capitaine. On ditaussi Diiaban.

TR :\ BEE. s. f. Nom qu’on donnoil à la rob eque les Généraux Romains porloient d« llSleurs triomphes.

TRAC . s. in. Il se dit De l’allure du cheval 1du mulet, etc. Le trac des chevaux. Il se prendaussi pour La trace et la piste des hôtes. Swvi eune bête au traci U est vieux dans les tien*sens.

I Après tout. Manière de parler adverbiale,, ! dont on se sert, pour dire, Dans le fond, tout: bien considéré. Vos raisons sont bonnes • maisj après tout , le parti gue vous proposez nousi pourvoit! jeter, dans de fâcheux embarras,

Siyi tout. adv. Voy. Surtout.TOUT-OU-RIEN. s. m. Partie de la répéti-tion d’une montre, d’une pendule, qui faitquelle répète entièrement l’heure qu’elle in-dique, ou qu’elle 11e répète rien; ce qui arrivequatid’on n’a pas assez poussé le bouton. Cetterépétition est d tout-ou-rien. Il faut ajouter uniout-ou-rien à ma rêpéiiiion,

TOÜTE-PUÎSSÀNCÈ. Voy. Puissance.TOUT-PU.ISSANT. Voy. Puissant.

TRACAS, s. m. Mouvement accompag^tnbarras, le plus souvent dans de p ciitScts. U y a bien du tracas dans cette via lS ° n 'ist dans le tracas du déménagement.

On dit figurément dans ce sens-là • ^

des affaires, le tracas du ménage^ du cOÎ ”rce. Il s'est retiré du tracas, du tracasndc. Il est du style familier. t ,

TRACASSER, v. n. Aller et venir, s agiter^;ourmenlcr pour peu de chose. H ue P cuiir en repos , il tracasse sans cesse. ne f

: tracassa'. . ,,

Il se dit en parlant Des manières d agir d «»rit incpiiet, indiscret, brou.llon et mann.fut .ic.-; tracasseries. Ne recevez peint c

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