MUN
‘ance du Directoire exécutif. Par la C. de i 79 "ble nombre 'des Ministres est de six au moins,et de huit au plus. Us sont à la nomination duDirectoire , qui les révoque lorsqu’il le jugeconvenable.
* MINORITÉ, s. f. Nombre inférieur à lamoitié des votes. Une grande minorité de voix,c’est en avoir très-peu.
Il se dit aussi des membres même de l’as-semblée. La minorité des votans.
M I Tij
MITRAILLADES, s. f. pl. Nouveau genrede supplice, imaginé sous le Gouvernementrévolutionnaire, mis principalement en usagedans la Commune de Lyon . Des canons chargesà mitrailles tiroient sur des Citoyens liés et gar-rottés; et ceux qu’ils ne faisoient que blesser,étoient assassinés à coups de sabre.
MOD
MODÉRANTISME, s. m. Doctrine, opinion !des Modérés, en Révolution.
* MODÉRÉ, s. masc. Terme pour désigner !ceux qui, en Révolution, professoient desprincipes modérés.
MON
MONARCHIEN . s. m. Partisap de la Mo-narchie constitutionnelle, c’est-à-dire, de cellequi faisoit partie de la C. de 1791.
MONARCHISTE, s. m. Partisan r de la Mo-narchie . Ce mot, employé d’abord par Raynal,a été depuis adopté par beaucoup d’autres.
* MONTAGNARD, s. m. Membre siégeantà la Montagne dans la Convention nationale .
+ MONTAGNE, s. f. Nom donné au groupede Membres qui, dans la Convention nationale ,se réunissoient sur les gradins les plus élevés dela salle, et qui professoient les opinions et sedéclaroient pour les mesures les plus révolu-tionnaires. Le parti opposé fut, par la raisonContraire, appelé le Marais et Plaine.
MOR
* MORALITÉ, s. f. Caractère moral d’unepersonne ; ses mœurs, ses principes, etc.
MOT
* MOTION, s. f. Proposition faite dans uneassemblée pour y faire décider quelque chose.Motion indécente , incendiaire, inconstitution-nelle.
MOTIONNER, v. n. Faire une motion.
MOTIONNEÜII. s. masc. Celui qui fait desmotions.
MUN
MUNlCIPALISER. v. a. Introduire le régime,l'Administration municipale. Mimicipaliser uneVille, uneProvince , un Etat.
* MUNICIPALITE, s. f. Nom collectif, quidésignent d'abord toute Commune qui élisoitun Corps d'Officiers appelés Municipaux. Parla Constitution de l'an 3 , chaque Communeélit un Agent et un Adjoint. Ces Officiers de
OGT
Communes, réunis au chef - lieu de Canton,sous la présidence d’un Citoyen élu par l'As-semblée primaire, forment la Municipalité. Iln'y a plus que des Municipalités de Canton.
On appelle aussi Municipalité , le lieu oùs’assemblent les Officiers Municipaux.
M Y R
MYRIARE. s. m. Mesure pour les terrainségale à 10,000 ares : elle équivaut à peu prèsà '196 arpens, composés chacun de 100 per-ches carréas de 22 pieds de côté.
MYRlAGRAMME. s. m. Mesure de pesan-teur égale à 10,000 grammes ; elle pèse envi-ron 20 livres
MYRIAMÈTRE. s. masc. Mesure itinéraireégale à 10,000 mètres : elle remplace unePoste , et vaut il peu près 5 , J 3.2 toises, c’est-à-dire, environ 2 lieues.
NE U
* NEUTRALISATION, s. f . Traité provi-soire de neutralité. (C. de 1,795.)
NI V
* NIVELER, v. n. Meure de niveau, égali-ser. Ce mot étoit employé lors de la Révolutiond’Angleterre, sousCromwel, par des fanatiquesqui vouloient mettre de niveau, égaliser toutesles fortunes, et se partager les terres.
* NIVELEUR. suhst. m. Ce mot fut mis enusage dans la Révolution Françoise, pour dési-gner cette espèce de fanatiques qui monlroientles mêmes opinions que ceux d’Angleterre.
NIVÔSE, s. m. Premier mois d’hiver de lanouvelle année Françoise.
NON
NONÏDI. s. m. Neuvième jour de la décadedans la nouvelle division de Tannée Républi-caine.
NOT
* NOTABLES, s. m. plur, Citoyens choisispour représenter une Commune, soit dans leConseil général, soit à l’information des procèscriminels. (C. de 1791.)
NOY
NOYADES, s. f. plur. Atrocités exercées endivers endroits, et principalement a Nantes ,sur des malheureux que Ton conduisoit dans desbateaux à soupape au milieu de la rivière ouon les submergeoit.
O
OCÏ
OCTIDI. s. m. Huitième jour de la décadedans la nouvelle division de Tannée Françoise.
PHI 781.
ORD
ORDRE DU JOUR, s; m. Ordre du travaildont une Assemblée 'délibérante doit s’occuperdans le jour ou tel jour. Passer à l’ordre ditjour sur une proposition , etc. Ne pas la mettreen délibération.
OR G
* ORGANISER, v. a. Régler le mouvementintérieur d’un Corps politique, d’une Adminis-tration , etc.
p • .
PAN
PANTHÉON FRANÇOIS, s. m. Monumentnational destiné à recevoir les cendres desGrands hommes, en France 7 à l’instar du Pan-théon Romain, le temple de tous les Dieux, ouplutôt des Héros déifiés.
PAT
* PATENTE, s. fém. Espèce de brevet quetoute personne qui veut faire un commerce, çuexercer une industrie quelconque , est tenued’acheter du Gouvernement.
Patente nationale, s. fém. Brevet accordéaux inventeurs, aux auteurs de nouvelles dé-couvertes, pour leur ci* assurer la propriété etl'exercice exclusif pendant un certain temps.
On l’appelle aussi, Brevet d'invention ".(C. de 1791.)
PER
* PERMANENCE, s. f. État d’une assem-blée , etc. qui est constamment en activité, enfonction
* PERMANENT, ENTE, adject Qui est enétat de permanence.
PET
* PÉTITION, s. f. Demande adressée à uneAutorité publique. Le droit de Pétition appar-tient a tout individu, et ne peut être délégué :en conséquence il ne pouvoit être exercé ennom collectif, par aucun corps ni réunion deCitoyens. (Const. de 1791 et 1793.) La ConsLde 1795 permet des pétitions collectives auxAutorités constituées, mais seulement pour desobjets propres à leur attribution.
» PÉTITIONNAIRE, s. m. Celui qui pré-sente une pétition*
PHI
PHÏLOSOPHISME, s. m. se dit, en mau-vaise part, d’une doctrine de faux Philosophesqui, sous prétexte de s’affranchir des préjugésreçus, bravent et rejettent les meilleures opi-nions, et les principes les plus généralementadoptés.
PHILOSOPHISTE, s. m. Celui qui brave etrejette ces opinions et ces principes.