TOME SECOND.
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LOI
* Lanterne, s. f. Sorte de supplice que lePeuple, au commencement de la Révolution,fit souffrir à quelques hommes qu’on lui dé-signoit comme ses ennemis et comme traîtres.Il consistoit à les suspendre à la corde qui ser-voit aux lanternes. Condamner à la lanterne.Mettre à la lanterne. On crioit, À la lanterne ;qu'on le mette à {«.lanterne. #
* LANTERNER, v.; a. Faire subir le sup-plice ,de la lanterne.
LE G
MAR
Par la Constitution de 1 7^3, les projetsarrêtés par le Corps législatif ne dévoient acqué-rir définitivement le caractère de Loi , que lors-qu’ayant été envoyés à toutes les Communes,le dixième des Assemblées primaires n’auroitpas réclamé dans les quarante jours qui eussentsuivi cet envoi.
MAI
MIN
MARTIALE (Loi ) s. f. Efci qui ordonhoîtl’emploi de la force militaire, dans certainscas où l’action des lois de la Justice ordinaireétoit jugée trop lente ou insuffisante,
, MAS
K MASSE (en), phr.adv. Collectivement,Tous ensemble. Il s’est dit principalement enRévolution. Aller , se porte,r en masse. L'as-semblée s’est portée en masse. Levee en massedes Citoyens 3 et par extension, des habitantd’un Pays.
MAX
MAXÏMER.v. act. Soumettre au maximum.
* MAXIMUM, s. m. Nom donné au tauxqu’on ne pouvoit excéder, d’une denrée oumarchandise dont le prix avoit été fixé. Loi duMaximum , Relative à cette taxation,
MES
MESSAGE, s. m. Demande faite ou com-munication donnée officiellement et par écrit.par le Corps législatif au Directoire executn,ou réciproquement. ( C. de 1 jç) 5 . )
En Angleterre, Lettre que le Roi écrit enson nom au Parlement, et qu’il lui fait porterpar un de ses Ministres.
MESSAGER D’ÉTAT, s. m. Officier établipour les communications réciproques entre leCorps législatif et le Directoire exécutif. Lesdeux Conseils et le Directoire ont chacunquatre de ces Messagers, nommés et destituahlespar ces Pouvoirs,
MESSIDOR, s. m. Premier mois d’Été de lanouvelle année Françoise.
AI ET
MÈTRE , s. m. Unité principale des mesuresrépublicaines. Le mètre est égal a la dix-mil-lionième partie de l’arc du méridien terrestre,compris entre le pôle boréal et l'équateur, cequi équivaut h peu près à 3 pieds 11 lignes etdemie.
MIL
MILLIGRAMME, s.m. Alcsure de pesanteurqui est la millième partie du gramme, et quiéquivaut environ à un cinquantième de grain.
MILLIMÈTRE, s. m. Mesure de longueurqui est la millième partie du mètre : elle rem-place la Ligne, et vaut à peu près une demi-ligne.
AI I N
* MINISTRE, s. m. Principal agent de Vexé'cation des Lois, sous l'autorité et la surveil-
* LÉGISLATURE, s. f. Période de tempsque le Corps législatif d’un État demeure as-semblé, depuis son installation jusqu’à l’expi-ration des pouvoirs de ses Membres -et leurremplacement. U sc dit aussi du Corps législatiflui-même en activité.
le y,
LIB
* LIBERTÉ, s. f. En termes de Droit, Fa-culté de faire ce qui ne nuit pas aux droitsd’autrui, et d’être gouverné par des Lois con-senties , émanées de la volonté générale ou deses représentai,
LIBERTICIDE. adj. < r des 2 genres. Destruc-tif de la liberté. Opinion, complot liberticide.
LIS
LISTE ClÿtLE. s. f. Somme allouée an-nuellement par le Parlement d’Angleterre auRoi pour l’entretien de sa Maison. En France ,l’Assemblée de 1790 en avoit fixé une de 25millions pour le même objet.
LIT
LITRE, s. masc. Unité des mesures de ca-pa ité dans le nouveau système, tant pour lesliquides que pour les matières sèches. Sa conte-nance est celle du cube de la dixième pairie dumètre.
Le litre pour les liquides remplace la Pinte ,et vaut à peu près une pinte et ~ : pour lesjnatières sèches il remplace le Litron, et équi-vaut environ à un litron et un quart. La pinterépond en décimales à 0,9012 de litre, et lelitron à 0,7927.
LOI
* LOI. s. f* C’est la règle des actes et desconventions d’un Peuple, émanée de l’Autoriîé légitime. (C. de 1795.) Les résolutionsdu Consc’ï des Cinq-Cents adoptées par celuides Anciens, sont dos Lois. Voyez Déchet.
* MAJORITÉ, s. f. Nombre excédant lamoitié des votes. Avoir la majorité des voix ,une grande majorité, c’est en avoir beaucoupau-dessus de la moitié. S’il s’agit de la majoritédes voix de tous les votans d’une assemblée,c’est la majorité absolue : s’il s’agit de la plusforte pluralité des suffrages, c’est la majoritéou pluralité relative.
Il se dit aussi des Citoyens eux-mêmes. Lamajorité des votans.
MAI
MAISON COMMUNE, s. f. Nom; donné,depuis la Révolution Françoise , à ce qu’onappeloit auparavant Maison ou Hôtel de Ville.
AIaison d’aurêt. s* f. Lieu d’arrestation.
Maison de détention, s. f. Lieu légalementet publiquement désigné pour y tenir renfer-mées les personnes dont la Loi a ordonné ladétention.
MAN
* AïANDÀT. s. m. Ordre. Mandat d'ame-ner, injonction à une personne de comparoîtredevant un Juge, etc. avec ordre de l’y amener.Mandat d'arrêt, ordre d’arrêter quelqu’un etde le traduire dans la maison d’arrêt.
MANDAT TERRITORIAL, s. m. Billetd’État qui devoit remplacer les Assignats et lesRescriptions, et qui avoit la même hypothèque.La création de ce papier, décrétée en 1795,n’a jamais été eflbctuce : il 11’a existé que desPromesses de mandats , auxquelles le Corps lé-gislatif avoit attribué la même valeur et donnéle même cours forcé. Ce cours forcé fut sup-primé le 18 pluviôse an 5 (6 février 1797),par une résolution du Conseil des Cinq-cents ,approuvée deux jours après par celui desAnciens.
MA R
* AÏÀRAIS. s. masc. Nom donné par lesmembres de la Montagne, dans la Conventionnationale , à ceux qui occupoient le bas desgradius où ils siégeoient. Voyez Montagne .