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5 (1870) Savants du XVIIIe siècle : Newton, Leibniz, D'Alembert, Euler, Bernouilli, Fontenelle, Linné, Boerhaave, Haller, Spallanzani, Jussieu, Réaumur, Buffon, Condorcet, Rouelle, Lavoisier / par Louis Figuier
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NEWTON

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ses premières communications à la Société royale de Londres .Pour avoir la paix, il cachait ses trésors. Ce ne fut que lorsquesa réputation fut solidement établie, quil se décida à faire con-naître ses découvertes, par la publication d un ouvrage.

« Je fus, écrivait-il plus tard à Leibniz , si persécuté dobjectionset dinterpellations sans fin, à cause de la publication de mes idéessur la lumière, que je résolus de ne pas my exposer davantagemaccusant moi-même d'imprudence davoir, pour une vaine omlmperdu ainsi mon repos, un bien si solide et si substantiel. » e

Esprit profondément religieux, Newton ne permettait pasque lon tournât devant lui en ridicule la religion, telle quon lapratiquait en Angleterre. Lorsque Halley, qui navait pas lesmêmes scrupules, se laissait aller à des plaisanteries de ce genreil linterrompait par ces seuls mots : « J ai étudié ces choses- etvous ne lavez point fait. »

Newton était charitable, et grâce à lélévation de son traite-ment, ainsi quà la simplicité de sa vie, il p 0uvait faire beau _coup de bien, tout en amassant une fortune assez considérable« Il ne croyait pas, dit Fontanelle , que donner après soi, ce fûtdonner. » Aussi ne laissa-t-il point de testament, et eut-il tou-jours pour règle dassister ses parents et ses amis nécessiteux"Ses héritiers, au nombre de huit, dont quatre neveux et quatrenièces, eurent à se partager, à sa mort, la somme assez rond* A a32,000 livres sterling (800,000 francs).

Gonduitt, le mari de celle de ses nièces qui demeurait aveclui, lui succéda dans lemploi de directeur de la Monnaieil lavait suppléé, dailleurs, sur la fin de sa vie.

Newton ne sest point marié. « Peut-être, comme dit Fonte-nelle, n avait-il jamais eu le loisir dy penser. »

On a longtemps prétendu que Newton navait pas eu davantagele temps d aimer. Cest une erreur historique, qui a étéreconnue de nos jours. Le docteur Stukeley a publié les confidences a lui faites par une Mme Vincent, qui, avant sonmariage, avait connu Newton chez lapothicaire de Grantham elle demeurait, en compagnie de plusieurs autres jeunes nersonnes. Il paraît que le savant en herbe sétait épris dune bellepassion pour miss Storey. Ce fut à cause de la modicité de sa