NEWTON
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d’an Traité d'optique, lui fît aussi ériger, devant la chapelle ducollège de la Trinité, à Cambridge , une statue en marbre. Sur lepiédestal de cette statue, on lit cette inscription :
Qui genus humanum ingenio superavit.
Chose digne de remarque ! La nation anglaise ne prit aucunepart aux honneurs funèbres rendus à Newton; car le tombeau,comme la statue, émanèrent de l’initiative personnelle. Siquelquesseigneurs de haut lignage accompagnèrent le cortège mortuairedu grand physicien, c’est en qualité de membres de la Sociétéroyale, et non comme représentants de la Chambre des lords .C’est ce qui a fait dire à Arago :
« Les honneurs qu’on eût prodigués sans réserve à un homme demer s’emparant des galions espagnols ou incendiant une capitaleétrangère, ne furent accordés qu’avec la plus grande parcimonie àcelui dont le nom survivra aux plus grandes réputations politiques etmilitaires du monde entier (1). j
Il résulte de cette revue rapide des traits principaux de la viede Newton, que le philosophe de Cambridge doit compter parmiles plus grandes figures de l’humanité. Newton a eu ses faiblesses,et nous n’avons rien fait ici pour les cacher, ni même pour les atté-nuer ; mais qui n’en a pas dans ce monde ? Il faut beaucoup par-donner à un génie qui a étendu, dans une mesure aussi extraor-dinaire, les bornes de l’entendement humain.
III
Les travaux qui ont immortalisé Newton sont relatifs à l’astro-nomie, à l’optique et à l’analyse mathématique. C’est dans cet ordreque nous les passerons en revue. Nous dirons quelques mots, enterminant, de ses aperçus sur la physique générale et la chimie,ainsi que- de divers ouvrages étrangers à la science, tels que sonTraité de chronologie et ses dissertations théologiques. Nous pla-çons ses découvertes astronomiques en première ligne, parcequ’elles constituent, de l’aveu de tous, son principal titre de gloire.
(1) Œuvres complètes : Notices biographiques, t. III, p. 340. Newton.
T. v.
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