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5 (1870) Savants du XVIIIe siècle : Newton, Leibniz, D'Alembert, Euler, Bernouilli, Fontenelle, Linné, Boerhaave, Haller, Spallanzani, Jussieu, Réaumur, Buffon, Condorcet, Rouelle, Lavoisier / par Louis Figuier
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NEWTON

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crire des ellipses, plus ou moins allongées suivant la force de lim-pulsion. Plus cette force était grande, plus lellipse souvrait ; àun certain moment, celle-ci devenait un cercle parfait, qui setransformait, le moment daprès, en une autre ellipse, placée àlinverse de celles de la première série. On voyait ainsi toutes cescourbes se former et se succéder les unes aux autres, par le seulchangement des énergies relatives des deux forces, lune impul-sive, lautre centrale (la pesanteur) qui sollicitait le mobile.Cétait une image assez fidèle des orbites planétaires, si ce nestque dans celles-ci, la force attractive est constamment dirigéevers un des foyers de lellipse, tandis que dans lexpérience dontil sagit, elle se trouvait au centre même de la courbe.

Mais voici un passage remarquable, placé à la fin dun ouvragepublié en 1674, et qui prouve avec évidence, que Hooke avait susélever, par une série de déductions physiques, à la véritableidée du système de lunivers, idée quil ne lui a manqué quedasseoir sur des preuves mathématiques pour avoir des droitscertains à sa découverte.

« Jexposerai, dit Hooke, un système du monde, qui diffère, à beau-coup dégards, de tous ceux qui sont jusquà présent connus, et quiest, en tout point, conforme aux lois ordinaires de la mécanique. Ilest fondé sur trois suppositions. La première, cest que tous les corpscélestes, sans exception, exercent un pouvoir dattraction ou de pe-santeur dirigé vers leur centre, en vertu duquel, non-seulement ilsretiennent leurs propres parties, et les empêchent de séchapper danslespace, comme nous voyons que le fait la terre, mais encore ils atti-rent aussi tous les autres corps célestes qui se trouvent dans la sphèrede leur activité. D il suit, par exemple, que, non-seulement lesoleil et la lune agissent sur la marche et le mouvement de la terre,comme la terre agit sur eux, mais que Vénus, Mercure, Mars, Jupiteret Saturne ont aussi, parleur pouvoir attractif, une intluence consi-dérable sur le mouvement de la terre, de même que la terre en a unepuissante sur les mouvements de ces corps. La seconde suppositionest que tous les corps une fois mis en mouvement uniforme et recti-ligne, persistent à se mouvoir ainsi indéfiniment en ligne droite, jus-quà ce que dautres forces viennent plier et fléchir leur route, suivantun cercle, une ellipse ou quelque autre courbe plus composée. Latroisième supposition est que les pouvoirs attractifs sexercent avecplus dénergie, à mesure que les corps sur lesquels ils agissent sap-prochent du centre dont ils émanent.

Maintenant quels sont les degrés successifs de cet accroissementpour des distances diverses? Cest ce que je nai pas encore déterminé

par expérience. Mais jose promettre à celui qui réussira dans cette

entreprise, quil trouvera dans ce principe, la cause déterminante des