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5 (1870) Savants du XVIIIe siècle : Newton, Leibniz, D'Alembert, Euler, Bernouilli, Fontenelle, Linné, Boerhaave, Haller, Spallanzani, Jussieu, Réaumur, Buffon, Condorcet, Rouelle, Lavoisier / par Louis Figuier
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183 SAVANTS DU DIX-HUITIÈME SIÈCLE

Bianchini, de Maraldi, de Valincourt , de Du Verney, de Marsigli ,de Geoffroy, de Ruysch , du président de Maisons, de Chirac, duchevalier de Louvilie, de Lagny, de Ressons, de Saurin, deBoërhaave , de Manfredi et de Du Fav. Ainsi Fontenelle pro-nonça soixante-neuf Éloges.

Ces Éloges, nous déclare-t-il dans celui de Malebranche , « nesont quhistoriques, cest-à-dire vrais. »

« Le titre d 'Éloges nest pas trop juste, dit-il, dans la préface du se-cond volume; celui de Vies leût été davantage; car ce ne sont pro-prement que des Vies, telles quon les aurait écrites en rendant sim-plement justice. Jen puis garantir la vérité au public. Jai su parmoi-même un assez grand nombre des faits que je rapporte, jai tiréles autres des livres do ceux dont je parle, même de livres faits contreeux, ou de mémoires fournis par les personnes les mieux instruites.Je nai pas eu la liberté, et encore moins le dessein, de faire des por-traits à plaisir de gens dont la mémoire était si récente. Si cependanton trouvait quils neussent pas été assez loués, je nen serais ni sur-pris, ni fâché. »

Trouver la philosophie, ou, comme on disait du temps deFontenelle, la métaphysique dune science, cest lagrandir. Nulne le comprenait mieux que Fontenelle , et en cela il se rappro-chait de Descartes . Il fait remarquer que ce dernier loue dansDésargues , un grand géomètre de son temps, dont nous avonsdonné la biographie dans le volume précédent de ce recueil,quelques vues nouvelles sur la métaphysique de la géométrie, puisil ajoute :

« La façon dont il commence son raisonnement est dautant plusbelle quelle est plus générale, et semble être prise de ce que jai cou-tume de nommer la métaphysique de la géométrie. »

Fontenelle , tout en apercevant la philosophie des sciences etleur lien métaphysique, trouva encore le moyen, ce qui nétaitarrivé jusque- a aucun savant, de leur faire parler la languevulgaire. Cest ce qui rendit son influence si grande dans lexvm e siècle.

« Fontenelle , dit Cuvier, par la manière claire, lucide, dont ilexposait les travaux de lacadémie, concourut à répandre le goûtdes sciences plus peut-être quaucun de ceux qui en traitèrent de sontunps. »