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la vie de Fontenelle. La lecture de cet ouvrage est difficile et fati-gante, vu la multiplicité des faits considérés et le peu de dévelop-pements de chaque article.
Fontenelle a été l’objet de plusieurs Éloges académiques. Citons :celui de Fouchy, lu à l’académie des sciences le 20 avril 1757 ; —celui de Vairon (Amsterdam , 1784); — celui deLecat, de Rouen ;
■—celui de Deslyons (Liège , 1783); — celui de Leroy (Paris ,1784) ; — celui de Fiers (1784) ; — celui de Garat (1784), couron-l’Onné par l’académie française.
Ajoutons qu’il n’est aucun recueil de littérature qui ne con-sacre un chapitre à Fontenelle . 'Les cours de littérature deM. Villemain , de M. Nisard , ainsi que les Causeries du lundi deSainte-Beuve , doivent être cités à propos.
M. Charma, aujourd’hui doyen de la Faculté des lettres deCaen , a publié une Biographie de Fontenelle (Paris , 1846, in-8°),très-complète sous le rapport littéraire, mais peu développée aupoint de vue scientifique.
On aurait dû trouver ce côté de Fontenelle convenablementapprécié dans un ouvrage que publia, en 1847, Flourens, l’undes successeurs immédiats du secrétaire perpétuel de l’académie des sciences de Paris . Malheureusement cet opuscule, qui a pourtitre, Fontenelle , ou de la philosophie moderne relativement auxsciences physiques (1) n’est qu’une suite de petites citations desouvrages de Fontenelle, reliées par de grands points d’admiration !Dans ce singulier ouvrage, le chapitre intitulé Vie de Fontenellese compose des trente lignes suivantes, que nous rapporteronsPour faire apprécier le sans-façon avec lequel Flourens écrivaitguelques-uns de ses ouvrages :
« Qui ne sait, dit Flourens, que Fontenelle naquit à Rouen , qu il ycomposa même la plupart des premiers ouvrages de sa jeunesse, qu il"vint ensuite à Paris , et qu’il était neveu, par sa mère, de ce grandCorneille qui donna le Cid à la France avant que le grand Descartes lui eût donné le Discours de la Méthode .
1 On a beaucoup écrit sur Fontenelle , et le ton est pris (je parle del’homme) de le ti’aiter assez durement.
* Grimm, par exemple, lui reproche beaucoup le mot fameux :
* Si j’avais la main remplie de vérités, je me garderais bien de l’ou-vrir. »