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ployait do l’eau, qui est 13 fois 1 /'2 moins pesante quele mercure, la colonne s’élèverait à une hauteur 13 fois4/2 plus grande, c'est-à-dire à 32 pieds ou 10 ,n , 2(5,hauteur à laquelle elle parvient en effet dans les tuyauxde pompe, comme l’avaient très-bien rejnarqué les fon-tainiers.
On reconnaît qu’un baromètre est bien construit,lorsqu’en inclinant son tube on entend un petit chocsec du mercure contre le bout du tube, qu’il va frappersans éprouver de résistance. Cet effet n’est produitqu’autant qu’on a bien chauffé le tube avant d’intro-duire le mercure chaud, pour 'éviter toute trace d’hu-midité, de vapeur d’eau, qui fausse les indications dubaromètre. Par la même raison, il faut que le mercuresoit très-pur pour posséder sa densité normale.
Dans le baromètre Fortin (fig. 3408). la cuvette se
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compose d’un fond en peau, qu’une vis fait monter etdescendre à volonté, et la partie supérieure de cettecuvette porte une petite pointe en ivoire à l’aide de la-quelle on obtient un niveau constant. Ce baromètre estportatif ; il est enfermé dans un étui en métal, fendusur les côtés, et portant des divisions ; et la cuvette estrecouverte d’une peau perméable à l’air, mais qui nel’est point au mercure. 4
Le baromètre à siphon est formé par un tube re-courbé en U, à branches inégales, mais de même dia-mètre ; la dépression due à la capillarité dans le tube,dont il faut tenir compte avec le baromètre à cuvette,se trouve alors semblable des deux côtés et n’a plus be-soin d’être corrigée. — Le baromètre de Gay-Lussac
(fig. 3409) est h siphon, et ses deux branclies sont sépa-rées par une portion de tube capillaire dont le diamètreest assez fin pour que l’air ne puisse traverser le mer-cure et le déplacer. L’extrémité de la courte brancheest fermée, sauf qu’elle présente, sur le côté, une pe-tite ouverture par laquelle l’air peut entrer, mais sanspermettre au mercure de sortir. Grâce à cette disposi-tion , ce baromètre peut être retourné sans inconvé-nient et est facilement transportable.
Le baromètre à cadran , autre instrument à siphon,est disposé de manière à faire mouvoir une aiguille.Un petit poids pèse sur la surface du mercure; on yattache un fil qui s’enroule sur une poulie et qui porteun contre-poids à son extrémité. Quand le mercuremonte ou descend dans la branche courte, le flotteursuit le mouvement et fait marcher l’aiguille. Mais lesfrottements et les adhérences rendent la marche de cetinstrument très-irrégulière, et par conséquent ses in-dications peu exactes.
Citons encore un curieux instrument que l’on a con-struit récemment : c’est le baromètre à équerre, disposi-tion qui offre l’avantage d’amplifier beaucoup les mou-vements apparents du mercure, et, par suite, de faci-liter la mesure de ses variations. C’est un baromètre àcuvette, dont la cuvette est remplacée par un long tubehorizontal, de diamètre assez petit. Les faibles varia-tions de hauteur de la colonne verticale produisent dansla colonne horizontale des variations considérables, dixfois plus grandes si l’on veut, en raison du rapport dudiamètre des deux tubes.
Cassini et Bernouilli avaient déjà tenté cette dispo-sition, mais l’emploi qu’ils avaient fait d’un tube ca-pillaire avait rendu l’instrument tout à fait défectueux.M. de Celles, qui a inventé de nouveau ce baromètre,l’a rendu plus pratiqiie par l’emploi d’un petit indexen fer placé sur la surface du mercure dans le tube ho-rizontal.
Variations horaires. — Le baromètre offre quelquesphénomènes curieux et assez incomplètement étudiésjusqu’ici. Outre les mouvements extraordinaires dumercure, il en est de périodiques, et que les physiciensont reconnus sans pouvoir en bien fixer les causes. Lemétal oscille sans cesse dans le tube, et on a remarquéqu’il est à sa plus grande hauteur à 9 heures du matin,descend jusque vers 4 heures du soir, atteignant à midila hauteur moyenne. Il remonte jusqu’à 41 heures dusoir, redescend durant la nuit, puis remonte enfinjusqu’à 9 heures du matin. Les variations du mercure,causées par les grands changements de l’atmosphère, secombinent avec les mouvements périodiques, et parleur grandeur masquent ceux-ci ; mais on vient à boutde s’en rendre indépendant, en prenantles moyennes desobservations, faites à la même heure, pendant un longtemps, parce que les écarts dus aux causes acciden-telles se compensent. L’étendue de ces excursionsdiurnes varie avec les lieux et les saisons , ce quimontre leur relation avec réchauffement et le refroi-dissement de l’air.
Nous rapporterons ici la théorie formulée parM. Kœmtz, qui nous semble tout à fait irréfutable :
« Toutes les fois qu’une portion de l’atmosphère setrouve plus échauffée que les parties voisines, l'airchaud détermine par sa légèreté spécifique un courantascendant, et vient dans les régions supérieures se dé-verser sur les parties voisines. Il en résulte une dimi-nution de pression atmosphérique dans la partie où seproduit le courant ascendant, et une augmentationdans les lieux au-dessus desquels se déverse l’air chaud.On peut donc poser ce principe : <* Quand le baromètre« baisse dans un pays, cela tient à ce que la tempéra-« ture de ce pays est plus élevée que celle des contrées« avoisinantes, soit parce qu’il s’est échauffé directe-« ment, soit parce que les contrées voisines se sont re-
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