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Complément du dictionnaire des arts et manufactures / par Ch. Laboulaye
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BATEAU A VAPEUR.

BATEAU A VAPEUR.

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chines à course de piston rapide, autrement dit l’éta-blissement de chaudières et de machines produisant ungrand travail sans être d’un poids énorme, conditionfondamentale pour tout moyen de transport qui porteson moteur, n’est possible qu’àl aide d un tirage forcé.

ployée assez fréquemment sur mer par les Américains(sur le Niagara, magnifique frégate à vapeur notam-ment), qui a été adoptée par M. Dupuy de Rome et les ingénieurs qui ont construit les grands navires àvapeur à hélice de la marine militaire, l'Algésiras , la

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C’est la solution du problème de la rapide vaporisationà l’aide de la chaudière tubulaire et du jet de vapeur,qui a fait le succès de la locomotive et des chemins dofer ; ce sera la solution convenable du même problèmequi permettra d’obtenir des bateaux à vapeur bienplus rapides que ceux construits jusqu’ici, dans lesquelson en est resté au tirage obtenu seulement à l’aided’une cheminée peu élevée, faute d’avoir expérimentéles moyens simples qui peuvent être employés dans cebut. Nous croyons utile de les discuter ici en détail,parce qu’il s’agit là d’un progrès important dontl’adoption est sûrement proche.

Jet de vapeur. — Si on employait à la mer une pres-sion élevée comme sur les locomotives de chemin defer, on trouverait la solution du problème d’obtenir untirage puissant en imitant les dispositions qui ont si! ien réussi pour celles-ci, c’est-à-dire le jet de vapeurdans la cheminée. C’est en effet ce qui a été déjà faitavec succès, depuis plusieurs années, sur les bateauxde rivière les plus remarquables, sur ceux du Rhône notamment. Mais l’eau de mer donne tant d’incrusta-tions dont l’adhérence augmente rapidement avec l’in-tensité du chauffage, le mouvement de la mer faitque si souvent des parties fortement chauffées de lasurface des chaudières ne sont plus recouvertes d’eau,que Remploi d’une pression do plusieurs atmosphèresnécessaire pour l’insufflation par la vapeur, a été uni-versellement repoussé. En effet, cette pression exigeun actif chauffage à une température élevée, d’où ré-sulte rapidement le chauffage au rouge de quelque partiedes chaudières et un grand danger^ d’explosion. Nousne saurions aller à l’encontre de la pratique univer-selle, au moins jusqu’à ce que la question des incrus-tations par l’eau de mer soit complètement résolue, etnous admettrons qu’on doit renoncer à Remploi des très-hautes pressions à la mer malgré les avantages de lagrandelegèreté relative des machines qui les emploient.

Ea limite la plus élevée, et non encore admise enAngleterre, que l’on peut considérer comme sans dan-ger, vu les progrès de la pratique pour combattre lesinconvénients ci-dessus énoncés, pour les navires quisont soumis à une surveillance incessante, pour lesgrandes machines toujours dirigées par des mécani-ciens expérimentés, est la pression de 2 à 2 \ /2 atmo-sphères. C’est cette pression, qui correspond à une tem-pérature de 120 à î 25 degrés seulement, qui est em- j

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Bretagne . Les inconvénients qu’elle peut encore en-traîner sont inférieurs aux avantages de diminuer domoitié le poids des machines, les dimensions descylindres, de permettre d’augmenter la vitesse du pistonet par suite l’action directe de la tige du piston surl’arbre de l’hélice, etc.

En restant au point de vue du tirage, la pression do2 atmosphères est insuffisante pour produire une in-sufflation dans la cheminée. Il faudrait donc, pour uti-liser ce moyen simple, avoir une petite chaudière àhaute pression et pour cela pouvoir l’alimenter à l’eaudistillée. Nous verrons plus loin qu’il n’est nullementimpossible de condenser, par contact, une fraction de lavapeur sortant des cylindres sans surcharger les pis •tons et alourdir la marche de la machine.

On pourrait donc très-bien disposer un semblablesystème pour les bateaux à grande vitesse, et tirer unparti très-avantageux de la vapeur à produire unexcellent tirage, à réchauffer auparavant la vapeur quise détend, en faisant circuler cette vapeur chaude et somouvant rapidement dans les enveloppes des cylindres,enfin en envoyant l’excédant de vaporisation dans lesréservoirs de vapeur où celle-ci serait utilement emma-gasinée avant de passer dans les cylindres.

Ventilateur. — À défaut de vapeur à haute pression,et préférablement même au jet de vapeur à mon avis,on peut employer, pour produire le tirage forcé, unemachine bien connue, le ventilateur. On doit se rappe-ler que déjà au célèbre concours de Manchester, dontdate la locomotive, la Novell y, construite par Bratw-haite et Ericson* lutta jusqu’au dernier moment avecle Rocket de Stephenson, qui avait su appliquer le tiragepar un jet de vapeur, et que la combustion dans la pre-mière machine était activée par un ventilateur. Cettepresque égalité indique bien la solution à adopter dansle cas où l’on ne dispose pas de vapeur à haute pres-sion.

Si Ron examine les résultats fournis par le ventila-teur dans quelques cas, on verra que ce moyen directen quelque sorte d’imprimer à l’air, ou aux produitsde la combustion, la vitesse nécessaire, est très-peudispendieux et qu’il ne faudra le plus souvent brûler,pour le faire mouvoir , qu’une faible partie du com-bustible qu’économisera son emploi. M. Grouvelle adonné à Rarticle ventilation une excellente étude! sur l’application du ventilateur aux mines. Il y rap-