BATEAU A VAPEUR.
BATEAU A VAPEUR.
recte, dont les premières ne forment qu’un cas parti-culier.
On a été amené à étudier ces dispositions par lepoids énorme des anciennes machines que nous avonsdéjà décrites dans notre premier article. Elles étaientconstruites sur les mêmes principes que celles que Wattavait établies pour machines fixes, avec cette seule dif-férence que le balancier avait été reporté à la partieinférieure du bâti, et le volant rendu inutile par l’ac-couplement de deux machines. L’emploi de lourds bâtisen fonte de fer, du balancier d’un poids notable ren-
gueur du balancier, on ne saurait employer facilementce système pour construire de bonnes machines, c’est-à-dire des machines utilisant de longues détentes, etpar suite ayant de longues courses de piston. Les Amé-ricains ont cependant employé ces machines dans cesconditions de perfection pour la navigation de leursgrands fleuves, et sont arrivés à de très-beaux résul-tats en employant de très-grandes courses de piston ,mais alors, pour éviter de longs balanciers en augmen-tant les courses des pistons, ils emploient de très-lon-gues bielles, pouvant prendre sans inconvénient des
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dent ces machines très-lourdes, et leur poids contri-bue beaucoup à abaisser la limite de la puissance pos-sible pour un bateau d’un tonnage donné.
Ce genre de machines, grâce à la symétrie despièces, présentait de grands avantages de solidité, quiavaient fait penser à plusieurs savants ingénieurs, àlu. Hubert de Rochefort notamment, un des plus ha-biles qu’ait possédés la marine française, que jamais cesystème ne serait avantageusement remplacé; mais1 inconvénient majeur dont nous venons de parler faitque la pratique l’a définitivement abandonné.
Il faut remarquer que le poids de la machine, dubâti principalement, croissant rapidement avec la lon-
mclinaisons considérables, ce qui les a ramenés à lamachine terrestre, c’est-à-dire qu’ils ont replacé le ba-lancier, qu’ils ont pu faire court, à la partie supérieurede la machine à une grande hauteur. Nous donnonsci-dessus (fig. 3413) un dessin de ces machines, aussicurieuses par la simplicité de leur construction que parleur puissance. Celle représentée par cette figure ap-partient au Nor th-America. Le cylindre a 43 pouces an-glais , la course est de 11 pieds, les roues ont 27 piedsde diamètre ; la pression de la vapeur est de 50 livres aupouce carré.
Un audacieux entrepreneur de transports, M. Van-derbilt, voulant utiliser ces progrès, a construit un ma-