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BOULETS.
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ment le problème de la manièro la plus heureuse et laplus nouvelle. Deux commissions, dont M. Tamisierfaisait partie, examinèrent le système à Vjncennes, en4850 et 4854, et demandèrent la continuation desépreuves qu’elles déclarèrent satisfaisantes; malheu-reusement M. Tamisier, cédant à d’honorables scru-pules, crut devoir, après le coup d’État du 2 décembre,,donner sa démission, et se vit forcé d’abandonner ainsià d’autres le soin des perfectionnements qui devaientrendre pratique son œuvre. La gloire de la solutiontrouvée ne lui en appartient pas moins tout entière, etses camarades n’ont jamais cherché à la lui contester.
En 4853, la question fut reprise à La Eère, au pointoù l’avait laissée M. Tamisier, et fut soumise à unenouvelle commission, présidée par M. le général Ear-chey.
La commission, à la fin de ses travaux, résumaitainsi les observations qui donnent une idée complètede l’état où se trouvait la question des canons rayésen 4 853.
4° Le chargement se fait sans difficulté toutes lesfois que le tenon est en place.
2° La mobilité du tenon à laquelle est dû le force-ment, présente plusieurs graves inconvénients. Dansle transport, le tenon se déplace, ce qui rend le char-gement impossible, souvent même il s’échappe de sonencastrement ; plusieurs ont été retrouvés au fond descoffres. Enfin la moitié au moins de ces tenons estlancée avec la force d’une balle, à droite et à gauche,à 20, 30 et 50 mètres en avant de la bouche de lapièce.
3° En arrivant au but, ou à la fin de leur portée, lesprojectiles se sont toujours présentés la pointe enavant.
4° La dérivation à droite n’est sensible que dans la2 e partie de la trajectoire ; on peut n’en tenir aucuncompte jusqu’à 4,000 mètres. Dans le tir, sous degrands angles, il est facile, vu sa constance, d’y remé-dier par le pointage.
5° La supériorité de la pièce de 6, tirant un projec-tile pesant 5 kilog., avec une charge de 850 grammesde poudre seulement sur la pièce de 12 de campagneordinaire, tirant un projectile de 6 kilog. avec 2 kilog.de poudre pour charge, s’est toujours maintenue sousle rapport de la justesse et de la portée.
•De 600 à 900 mètres le tir est au moins égal pourles deux pièces, à 900 mètres, celui de la pièce de 6devient incontestablement supérieur; à 4,200 mètres,cette supériorité augmente ; à 4,500 et à 1,800 mètres,le tir de la pièce de 12 est sans effet, celui de la piècede 6 est encore efficace.
6° Les ricochets sont plus nombreux et plus rasantsdans le système rayé que dans l'ancien système roulant.
7° Dans le tir, sous de grands angles, mêmes résul-tats quant à la portée ; sous l’angle de 30°, l’obus de lapièce de 6 a donné une portée moyenne de 4,400 mètres.Dans les mêmes conditions, le boulet de la pièce de 1 2n’en a obtenu qu’une de 3.100 sans aucune justesse.
8° Les fusées lisses en bois et en zinc ont été es-sayées sans succès, probablement à cause de la faiblessedu diamètre de l’œil, et par conséquent de celle de lasurface d’adhésion des fusées à la paroi de l’œil.
9° L’affût de 6 n’a éprouvé aucune fatigue, quoiquedans le tir, sous de grands angles, il ait été placé dansles conditions les plus défavorables.
Devant d’aussi remarquables résulta^, la commis-sion n’hésite pas à conclure qu’il est de la plus hauteimportance de continuer les expériences relatives auxbouches à feu rayées tirant avec des projectiles à te-nons en zinc.
Que ces expériences doivent porter surtout :
4° Sur la possibilité de substituer un tenon fixe autenon mobile;
2® Sur toute autre méthode qui tendrait à rendre lachargement plus facile dans toutes les circonstancesdu service de guerre, soit de jour, soit de nuit;
3” Sur les moyens d’adapter à l’obus une fusée, soiten taraudant l’œil, soit en augmentant son diamètre;
4° Sur la meilleure forme à donner au projectile, enconsidérant l’obus de M. Tamisier comme remplissantle mieux les conditions de justesse et de portée.
Une nouvelle commission, Composée à peu près desmêmes membres et toujours présidée par M. le généralLarchey, se réunit en 4 854, et le ministre lui ayantlaissé toute latitude pour faire tous les essais qu’ellejugerait convenables dans les voies qu’avait tracées lerapport de 4 853, le capitaine de Chanal, qui en avaitété l’auteur, soumit à son examen cinq propositions s
4° Égueuler la pièce par un chanfrein de 4 millim.et en même temps raccorder le culot du projectile avecsa partie cylindrique par un arc de cercle de 20 millim.de rayon. Le chargement devait alors se faire avec lamême facilité que pour les projectiles sphériques ;
2° Agrandir l’œil de l'obus de manière à se servir dela fusée de 24 ordinaire ;
3° Supprimer comme inutiles les rayures horizon-tales des projectiles destinés à procurer les résistancesdirectrices;
4° Enfin remplacer le tenon mobile par un tenonfixe,maisenmodifiantlaformèdelarainure de la pièce;
5 e Remplacer, par suite de ce changement d’actiondu tenon, le zinc laminé de M. Tamisier par du zincfondu.
La quatrième proposition, qui était la principale etne tendait à rien moins qu’à entraîner la commissiondans l’examen d’un nouveau système, fut colle qui sou-leva le plus d’objec-tions Elle ne fut ad-mise que grnee au gé-néral Larchey, quicomprit de suite quelà résidait la solutiondéfinitive des canonsrayés. 11 importe debien faire comprendreen quoi elle consistait.
On se rappelle ceque nous avons appeléfaces directriccsdutir,faces directrices duchargement. Lorsquele projectile Tamisierest en marche dansl’intérieur de Lame dela pièce, il tourne en vertu de la pression de la facedirectrice du tir de la rainure contre la face direc-trice du tenon, cettepression est représen-tée par une perpendi-culaire YZ à la direc-tion de ces deux faces(fig. 3431). Le, force-ment s’opère par lapression du sommetdu tenon contre lefond de la rainure.Cette seconde pres-sion est représentéepar une normale 0\à la surface interne
3432. de l’âme. Or si Eon
compose ces deux li-gnes OX, YZ, la force TV ou la résultante donneraà la fois et la rotation et le forcement. En abat-tant donc le chanfrein de la face directrice du tir dela rainure (fig. 3432), suivant une ligne TV perpen-
3431.