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BROCHE PE FILATURE,
BROCHE DE FILATURE.
vitesse imposées aux commandes. En effet, pour opé-rer graduellement le tirage et la torsion et réserverle plus d’élasticité possible à la matière, la vitesse desbroches et des cylindres est augmentée du double en-viron pendant chaque course ou production des aiguil-lées. Les avantages du mull-jenny sont donc contre-balancés par rintermittence dans la production, par lanécessité d’un emplacement considérable, par une com-plication extraordinaire dans les transmissions, surtoutsi le métier est entièrement self-acting, et enfin parles difficultés de règlement et de conduite qui exigentdes soins particuliers, et de l’habileté chez les ouvriers.
Le métier imaginé par M. Durand réunit^selon nous,la simplicité et l’économie du système continu à laperfection du mull-jenny parfaitement réglé. Ce nou-veau système, entièrement automatique, est applicableà toute espèce de matières et de genres de fils, quellesque soient les finesses, depuis les numéros les plus basjusqu’aux plus élevés en trame ou en chaîne, aux filspeu tordus aussi bien qu’à ceux du tors le plus intense.
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Le règlement de la machine a lieu avec une précisiontelle, qu’une fois alimentée par une préparation conve-nable il n'y a plus d’exemple de rupture. L’étirageayant lieu ici par les cylindres d’Arkrwrigt, commepour tous les procédés en usage, nous n’avons qu’à dé-crire une broche pour faire comprendre le système.
Cette broche se compose d’nne sorte d’étrier verti-cal fermé de toutes parts ; une tige fixe traverse le mi-lieu de la base de cet étrier. L’extrémité supérieure decette tige, qui dépasse la base, à l’intérieur, de 15 mil-limètres environ, est filetée en vis sans fin; elle portedu coté opposé, au-dessous de l’étrier, une douille surlaquelle est adaptée une noix à gorge pour recevoir lacorde destinée à mettre l’étrier en mouvement (fig. 3442et 3443).
La bobine porte-fil est placée à l’intérieur de l’ai-lette fermée, dans un plan horizontal, ayant par consé-quent son axe perpendiculaire à la direction du mou-vement de l’étrier. Les tourillons de cette bobine sontsoumis, chacun, à l’action d’un ressort placé dans unerainure verticale pratiquée dans les montants ou côtéslatéraux de l'ailette fermée. Ces tourillons et leur bo-bine peuvent ainsi se déplacer, parallèlement à leurdirection, sous l’influence d’une pression. Le mouve-ment circulaire de la bobine autour de son axe, pouropérer le renvidage en couches concentriques, est im-primé par la pression tangentielle d'un cylindre can-nelé qui lui est parallèle ; les axes de la bobine et de cecylindre sont dans le meme plan vertical. Une petiteroue droite, placée sur un des tourillons du cylindre decommande, reçoit son mouvement d’une autre roueplacée sur un petit arbre, commandé lui-même par lapartie de la vis sans fin de la tige fixe, qui engrèneavec un pignon convenablement placé sur ce petit ar-bre, du côté opposé à celui de la transmission dont ilvient d’être question. Enfin la distribution du fil enspires régulières sur la longueur de la bobine est ob-tenue au moyen d’un guide-fil à mouvement de va-et-vient vertical, réalisé par un petit excentrique, dontl’axe est nul également par l’arbre de commande ducylindre enrouleur, au moyen d’une petite vis sans finqui engrène avec une roue à dents inclinées placée surl’axe de l’excentrique.
On voit le but qu'on a cherché à atteindre, l’idéequi a présidé à la combinaison de cette broche. Ledouble mouvement de l’envideur et du distributeurgravite autour d’une tige fixe pendant la rotation dela broche. Ainsi, pendant que celle-ci est animée d’unmouvement rotatif vertical qui peut s’élever à 4,o00tours à la minute, suivant le degré de torsion que l’onveut obtenir, cette rotation se transmet, dans un rap-port ralenti, 1° à la bobine d’envidage qui tourne ho-rizontalement ; 2° au distributeur du fil de la bobine,par un mouvement do va-et-vient vertical.
Dans la disposition fondamentale qui vient d’êtredécrite, la tige fixe, centre de gravitation du systèmede la broche, porte avec elle son mouvement diffé-rentiel et l’organe qui remplit les fonctions du chariot;mais on peut, pour certains cas, s’il s’agit de l'appli-quer à des préparations qui n’ont besoin que d’unelégère torsion, rendre cette tige libre et la munir d'unpignon à sa partie inférieure. Un seul arbre commande,dans ce cas, une rangée de broches et établit le mou-vement différentiel voulu entre ces broches et leursbobines, ce qui, jusqu’ici, n’a pu se pratiquer aussiaisément.
Apprécié à priori , le métier de M. François Durandprésente les avantages suivants : 4° simultanéité d'àfonctions du filage ; '2°grande simplicité de combinaisonet économie d’espace ; 3° perfection égale pour les fil»de différentes finesses ; 4° suppression des inconvénientsde la force centrifuge; 5° précision de renvidage pen-dant toute la période du travail; 6° régularité de tor-sion ; 7“ économie de dépenses, puisqu’il ne consommeque la force motrice exactement nécessaire au travail.
Mais une appréciation théorique et basée sur un exa-men réitéré pouvait être mise en défaut par un usageprolongé ; nous nous sommes livrés en conséquenceà une espèce d’enquête auprès des nombreux et ha-